Kerala 03 : Manifestation mixte!

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Nous ne connaîtrons pas les revendications portées par ces manifestants porteurs de drapeaux aux couleurs révolutionnaires. Cette manifestation est mixte. Les femmes sont regroupées en fin de cortège avec un encadrement policier.

Et pourtant!

L’égalité des femmes et des hommes est reconnue par les textes législatifs indiens depuis 1950. Elle a permis aux femmes d’accéder à tous les postes politiques, jusqu’au sommet de l’Etat. Mais dans la rue, au quotidien, la coutume l’emporte sur la loi.

La révolution. Soit! Mais à condition de préserver les traditions!

Heureuse Année 2014!!!

... tu connaitras l'univers et les dieux!

… tu connaîtras l’univers et les dieux!

Il y a bien longtemps, les grecs gravaient au fronton du temple de Delphes :

« Connais-toi, toi-même et tu connaîtras l’univers et les dieux ».

Les penseurs hindous des XIX et XXème siècles ne disaient pas autre chose.

Dans son enseignement du Jnâna-Yoga, Ramakrishna (1836-1886) commence par cette phrase : « Connaissez-vous vous-même et alors vous connaîtrez Dieu. ».

Ramana Maharshi (1879-1950), à toute personne qui l’interrogeait autant sur les mystères de l’univers que sur des questions les plus personnelles, enseignait que le chemin le plus facile pour obtenir la réponse à toutes nos questions et obtenir la délivrance, consiste à se demander, « Qui suis-je ? ».

Alors, pour cette année 2014, souhaitons nous de rechercher sans crainte, « qui nous sommes » et porter aux autres la considération et  le respect que mérite chaque être humain, sans jugement et sans haine malgré les différences qui nous séparent par la naissance, l’ éducation, la culture et la personnalité.

Au contraire, puisons dans cette différence, la chance de notre évolution. L’autre est le reflet de nos bonheurs et de nos angoisses inavouées.

Pour 2014, trouvons « nous » dans l’autre, trouvons dans l’autre, l’essence de notre bonheur, de notre équilibre et, résultante de cette quête, trouvons la santé de l’esprit, du coeur et du corps.

Nous vous embrassons bien affectueusement

Etienne & Béa

Sur la tête des femmes

Chennai voit pousser, comme des champignons, des dizaines d’immeubles dont certains dépassent les douze étages. Paradoxalement, le nombre de grues capables de hisser des charges à plus de 30 mètres, est très limité.

Ici, ce sont les hommes et les femmes qui poussent vers le haut les immeubles, à la force de leurs bras et à la résistance de leurs têtes.

Tous les matériaux sont ainsi montés.

Ici, pas de chômage, pas d’allocation, pas de garantie… ils travaillent pour une bouchée de pain ou sont condamnés à la mendicité. Mais l’Inde avance.

L’Inde s’éveille à la sueur de ses fronts, au courage de sa population.

Mahatma Gandhi

Statue sur Marina Beach à Chennai

Statue sur Marina Beach à Chennai

Aujourd’hui 2 octobre, c’est l’anniversaire de la naissance de Gandhi.

Mohandas Karamchand Gandhi est né le 2 octobre 1869

« Young world », supplément pour les enfants du quotidien « The Hindu » met en exergue, ce matin, cette phrase du Mahatma :

« Vis comme si tu devais mourir demain, étudie comme si tu devais vivre éternellement. »

Il est mort assassiné le 30 janvier 1948 à l’âge de 78 ans à New-Delhi

http://en.wikipedia.org/wiki/Mohandas_Karamchand_Gandhi

Eau pourquoi? Eau pour qui?

Avril 2013 – à quelques 300 ou 400 mètres de notre immeuble, la population fait la queue pour se procurer de l’eau amenée par camion et versée dans un conteneur de quartier. A ce moment, la température « à l’ombre » dépasse allègrement les 40°C. L’eau est dans une cuve métallique en plein-soleil! Il ne faut pas perdre de temps et tirer au plus vite l’élément vital.

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Au sommet de la colline où fut assassiné l’apôtre saint Thomas, le plus important lieu de pèlerinage chrétien en Inde, les passants se précipitent pour s’abreuver de l’eau qui s’échappe d’une fuite d’un camion citerne. Ici, nulle ombre. La température dépasse les 50°C.

Eau...si peu

Boire sa honte jusqu’à la lie!

Chaque jour, quelques femmes qui connaissent, au quotidien, ces problèmes vitaux viennent arroser nos pelouses pour qu’elles soient toujours bien vertes et quelques hommes s’affairent à entretenir la qualité de l’eau de nos piscines!

Inde : Les villes, moteur du développement

Un regard éclairé sur l’Inde d’aujourd’hui

le petit bout de la lorgnette…

Cette jeunesse ne laissera pas passer la vie sans prendre sa part de notre vie.

Cette jeunesse ne laissera pas passer la vie sans prendre sa part de notre vie.

Curieux de tout ce qui concerne l’Inde, nous avons été attirés par un article paru dans le Courrier de l’Ouest en août dernier, lors de nos vacances en France. Celui-ci titrait : « Sonia Gandhi hospitalisée en Inde ». Que l’on s’intéresse à la santé de cette dame de pouvoir du deuxième pays au Monde par sa population est tout à fait normale. Ce qui l’est moins, c’est que cet état de santé, des plus anodins – une hospitalisation de 24 heures pour une poussée de fièvre (!), est retenu comme étant un élément majeur d’information et que la présentation par madame Gandhi, quelques heures auparavant, « d’un plan d’aide alimentaire pour 800 millions de personnes (70% de la population du pays) est reléguée au rang d’anecdote, noyée au coeur de l’article.

Une poussée de fièvre peut-elle cacher la misère de tout un peuple.  L’Inde s’éveille et mériterait plus d’attention des occidentaux frileux et engoncés dans leurs acquis qu’ils veulent éternels. Madame Gandhi passera. La misère aura encore de beaux jours dans son pays. La communication déferlant sur un peuple en mutation, le réveille. Maintenant il sait qu’une autre existence est possible. La religion de plus de 5 000 ans qui contentait leurs parents, ne suffit plus à la jeunesse indienne: pour eux l’Eden est à l’ouest. Les beaux discours des grands de ce monde n’éteindront pas ce rêve et l’histoire nous a, maintes fois, prouvé que « ventres affamés n’ont pas d’oreilles ».

Ne laissons pas l’arbre du puissant cacher la forêt de 800 millions de crève-la-faim: ce sont eux qui, en définitive, auront le dernier mot. A coup sûr, il nous sera désagréable.

France – Inde… naguère

P1150717Devoir de mémoire : phase 1

Je suis né, j’ai vécu longtemps et travaillé dans le nord de la France près de Béthune et d’Arras dans le département du Pas-de-Calais. Il existe, au coeur de cette région, un monument à la gloire de l’Armée des Indes qui voit chaque année se dérouler une cérémonie du souvenir. Chaque année, cette cérémonie se fait plus discrète. Plus humble. Chaque année, les blessures de la guerre 1914-1918 se diluent dans le temps, s’effacent des mémoires. Dans cette région qui fut dévastée par plusieurs années de folie guerrière, le gouvernement britannique conserve et entretient religieusement et à grands frais, les témoignages de pierre d’un autre âge, l’âge de mes grands-parents, l’âge des ancêtres de mes petits-enfants : ces derniers n’en connaitront ni l’histoire, ni même les noms.

Ce monument, dressé dans la campagne de la Flandre française, est situé à Richebourg, au lieu-dit la Bombe. Il a une superficie de 3280 m2 . Il est dédié à la mémoire des tués et disparus des unités Indiennes.

Le mémorial a été inauguré le 7 octobre 1927. L’architecte est Sir Herbert Baker (un des créateurs du Delhi moderne).

P1150719Quelques lignes estraites des journaux de l’époque de son inauguration :

Compte rendu du Réveil du Nord dans son édition du samedi 8 octobre 1927 :

 « Pour rendre hommage et perpétuer le souvenir de l’héroïsme des troupes des armées de l’Inde qui combattirent sur notre sol durant la guerre, le gouvernement impérial anglais a fait ériger, sur un coin du territoire de Richebourg-l’Avoué, à quelques centaines de mètres de la commune de Neuve-Chapelle, un gigantesque monument, des plus importants que nos alliés aient érigé sur notre sol. Ce monument d’une architecture toute spéciale a l’aspect d’un forum flanqué de deux pavillons surmontés d’arcades et d’une colonne de dix sept mètres portant l’étoile des Indes. Chaque côté, deux énormes tigres, symboles religieux hindous. »

Quelques personnalités présentes : Lord Birkenhead, secrétaire d’État des provinces indiennes ; lord Witterton, sous-secrétaire ; lord Crewe, ambassadeur d’Angleterre à Paris ; le maharadjah de Kapurthala ; le romancier Rudyard Kipling, Lady Smith, le général Fabiau Worck et de nombreux officiers généraux et subalternes de l’armée anglaise.

« Ces personnalités, suivies de leur suite (sic), se rendirent de bonne heure à Neuve-Chapelle pour recevoir et saluer le détachement d’officiers hindous, représentant tous les régiments de leur pays, venus en uniforme, rendre hommage à la mémoire de leur compatriote et frères d’armes. » .

Auparavant avait eu lieu une cérémonie intime des personnalités et du détachement de soldats indiens à l’intérieur du monument.

P1150718Les discours : « C’est le général sir Claude Jacob qui ouvre la série des discours ; il s’exprime en anglais. Après avoir salué à nouveau les personnalités présentes, il fait l’historique des combats auxquels participèrent les soldats des colonies indiennes qui venus des régions les plus lointaines ont vaillamment fait leur devoir et versé leur sang pour la cause du droit et de la liberté. Le maharadjah de Karpurthola, vêtu d’un original costume indien et coiffé d’un turban, lui succède. Il s’exprime également en anglais. Il dit que les indiens sont fiers d’avoir contribué à repousser le tyrannique envahisseur et d’avoir aidé à la victoire du droit. ».

Le maréchal Foch parle à son tour des troupes indiennes qui, comprenant plus d’un million d’hommes, combattirent sur le front français et aux Dardanelles.

« C’est à Neuve-Chapelle que les troupes indiennes participèrent à la première offensive. Au bout de quelques jours de combats, elles refoulèrent les troupes de l’envahisseur, supérieures en nombres et en matériel, firent de nombreux prisonniers et reprenaient le territoire de Neuve-Chapelle. Leur exemple de courage exalta le moral. Il était juste qu’un mémorial soit élevé en l’honneur de ceux qui contribuèrent si vaillamment à obtenir la victoire. Venus des régions chaudes sur la terre froide du Nord, les soldats indiens ont permis de libérer nos régions envahies. Nous garderons le souvenir de leur exemple. »

 

Le Télégramme du Pas-de-Calais et de la Somme, donne également un compte rendu de l’inauguration dans son édition du 8 octobre 1927 :

« L’inauguration du mémorial de Neuve-Chapelle.

L’aide de l’Empire des Indes. Le lieutenant général Anderson, ancien commandant de l’armée des Indes, monte le premier à la tribune. Il rappelle qu’il y a treize ans, le vœu émis par le roi d’Angleterre, que les Indes participent à la défense de l’Empire, avait reçu de ce joyau de la couronne beaucoup plus qu’on pouvait espérer. 35.000 hommes de troupes d’infanterie, cavalerie et sapeurs, venaient renforcer le corps expéditionnaire anglais. Le général fait ressortir combien ces hommes de toutes races, de toutes langues, et de toutes religions, firent du bon travail pendant quinze mois, de Givenchy-lès-la-Bassée à Festubert, et dit que les glorieux morts , rappellent à ceux qui survivent, leur devoir de loyauté.

Le maharadjah de Kapurthala, après avoir remercié l’Imperial War Graves Commission de la création du monument, dit que son pays n’a pas de raison plus grande d’être fier que celle d’avoir servi la grande cause. Il cite quelques détails inédits de l’organisation de l’armée des Indes, loue le sacrifice de ceux qui sont morts, et il termine ainsi : « Vaillante fut leur vie, que douce leur soit la paix par-delà les tombes ».

Lord Birkenhead. Il fait l’éloge de ceux qui ont tout donné pour la gloire de leur pays, n’ayant rien de plus à offrir que leur vie. « Ceux que nous célébrons, dit-il, ont souffert noblement de trois manières. Des milliers de milles les séparaient de leur propre pays, ils combattaient au milieu de peuples qu’ils ne comprenaient pas toujours et pour une civilisation qui n’était pas la leur. Ils combattaient dans un climat auquel ils n’étaient pas habitués, climat qui leur devenait un ennemi de plus et non le moindre. Ceux qui sont morts combattaient dans une querelle dont les raisons échappaient à leur compréhension.Combien de très humbles soldats pensaient au village lointain, tranquille, sans menace, riant au soleil brûlant et se demandant pour quelle insaisissable raison, une divinité inconnue les avait jetés dans cette fournaise »

Les noms inscrits sur le mémorial sont classés par unités. Ils sont 4.847.

 

Devoir de mémoire : phase 2

Arrivant à Chennai en janvier dernier, j’ai commencé à explorer votre pays qui devient le mien pour deux ans.

Parmi mes nombreuses découvertes,  j’ai visité le « Victory War Memorial » à l’extrémité nord de Kamarajar Salai : je ne fus qu’à moitié surpris de trouver marqués dans la pierre : Arras et French Flanders.

A plus de 8 000 kilomètres de distance, les pierres dressent un pont du souvenir. Elles agitent en nos mémoires les flammes d’un sacrifice commun. Elles crient « plus jamais ça ». Elles écrivent un appel, un hymne à la Paix Universelle.

Sauront-elles convaincre ?

http://memoiresdepierre.pagesperso-orange.fr/alphabetnew/r/richebourgindien.html

http://www.lavoixdunord.fr/region/l-hommage-aux-soldats-indiens-hie…

Alliance Française de Madras (Chennai) – Une belle discrète mais, Ô combien, efficace.

Copie de P1160560

Le 13 juillet dernier, le Consul de France, Pierre Fournier et la Consule Honoraire Raja M. Kausalya Devi étaient accueillis au sein de l’ « Alliance Française of Madras » (sic) par le conseil d’administration, l’équipe d’encadrement, les personnels et les élèves de l’établissement pour célébrer le 60ème anniversaire de l’association de Chennai.

En 1953, Chennai s’appelait encore Madras et l’Alliance Française prit donc le nom qu’elle a conservé depuis. C’est est « une association franco-indienne à but non-lucratif qui a pour mission d’enseigner la langue Française en proposant des cours de français à tous les publics de Chennai et du Tamil Nadu grâce à ses antennes de Trichy, Coimbatore et Madurai. L’Alliance est notamment un point de rencontre entre la culture Française et Indienne. Elle a aussi pour mission de mieux faire connaitre la culture Française, les cultures francophones et de favoriser la diversité culturelle en mettant en valeur toutes les cultures.”.

Le Consul Pierre Fournier souligne l'importance de la mission de l'Alliance Française

Le Consul Pierre Fournier souligne l’importance de la mission de l’Alliance Française

La tâche accomplie depuis sa création est remarquable. Des milliers d’élèves sont venus apprendre la langue et la culture de notre pays. L’année dernière, ils étaient près de 3 000 élèves répartis su 6 niveaux de langue. D’après l’encadrement, elle veut rester discrète, encore actuellement, par manque de moyens humains, logistiques et financiers. Il est vrai que l’essentiel de ses subsides provient d’entreprises françaises partenaires et, dans ses propos, Pierre Fournier ne manqua pas de saluer l’engagement, entre-autres, de Michelin dans cette mission.

 L’Alliance Française de Madras recherche des livres neufs pour les mettre à la disposition des élèves:

1)      les plus jeunes ont 10 ans et se tournent avec plus de facilité vers les bandes dessinées pour découvrir le Français. Parmi les thèmes les plus recherchés : Astérix, Tintin, Boule et Bill, Spirou, Lucky Luke… mais bien sûr des textes français d’origines. (pas de BD américaines traduites)

2)      des œuvres de la littérature française traduites en anglais.

Revenant en France début septembre, je pourrai faire office de convoyeur.

étudiants de la langue et culture française par passion

étudiants de la langue et culture françaises par passion

“J’aime la France!” : étant intervenu dans une classe de niveau 3 pour parler du 14 juillet en France, à la fin de l’entretien, je me permis cette question: “Pourquoi apprenez-vous le Français?”. En effet, je m’étonnais qu’autant de jeunes indiens investissent une part non négligeable de leur maigre temps libre pour l’étude de notre langue. Les réponses furent unanimes: “Parce que nous aimons la langue et le pays!”.

ll existe 16 Alliances Françaises en Inde (Ahmedabad, Bangalore, Bhopal, Chandigarh, Chennai, Goa, Hyderabad, Jaipur, Karikal, Kolkata, Mahe, Mumbai, New-Delhi, Pondichéry, Pune et Trivandrum) et 1 au Népal.

« Depuis sa création en 1884, l’Alliance Française de Paris a aidé les Alliances Françaises élargir leur réseau dans le monde entier. En Juillet 2007, son statut a été modifié et il est devenu la Fondation Alliance Française. Cette fondation est officiellement reconnue comme une organisation à but non lucratif et représente le référent moral et juridique des Alliances Françaises dans le monde entier. » […]

La Fondation est financée conjointement par le ministère français des Affaires étrangères et le ministère de l’Education nationale qui contribuent à son budget et à la gestion de son effectif. Douze collaborateurs permanents travaillent à la Fondation. Son conseil d’administration est composé de personnalités de renom comme Hélène Carrère d’Encausse, secrétaire perpétuel de l’Académie française, écrivain Eric Orsena, le journaliste Bernard Pivot. Ses sponsors, CIC-Banque Transatlantique, les Laboratoires Pierre Fabre, le Cordon Bleu, Total, constituent une école active. Ses principaux bailleurs de fonds, parmi lesquels se trouve Pierre Moussa, fondateur de Paribas, ont également un siège là-bas.

Pour en savoir plus, vous pouvez visiter le site Web de la Fondation Alliance Française: www.fondation-alliancefr.org/

Alliance Française de Chennai : http://madras.afindia.org/fr/qui-sommes-nous/dgaf

LE RÉSEAU SOCIAL DES ÉTUDIANTS DE L’ALLIANCE FRANÇAISE DE MADRAS      http://french-collegeroad.ning.com/

Les p’tites boutiques

Les commerces s'étagent sur 2 ou 3 niveaux

Les commerces s’étagent sur 2 ou 3 niveaux

Créez une voie, une rue, une avenue, une impasse même en Tamil Nadu, et avant qu’un quelconque revêtement vienne viabiliser le passage, les Indiens auront élevé, de part et d’autre,  une muraille de commerces, de petits, très petits commerces. OMR et ses rémiges en est un exemple parmi beaucoup d’autres. Ce phénomène n’est-il lié qu’aux initiatives des Vaishya? Sans doute pas. Le régime des castes qui résistait depuis des millénaires, se fendille fortement déjà depuis un certain temps face aux contraintes économiques.

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Je ne saurais dénombrer le nombre de boutiques proposant des produits de PVC ou du matériel électrique, marchands de poulets ou de parapharmacie, magasins de prêt-à-porter ou salon de coiffure-massage… et les capharnaüms aux enseignes « fancy » où l’on ne répond jamais « non » à une demande. Tout ce qu’on peut imaginer pour faciliter le « petit quotidien » se trouve ici entassé du sol au plafond. Si par malheur, l’objet de votre convoitise n’est pas là, pas de problème. La réponse du commerçant est invariable: « tomorrow! ». Demain, vous l’aurez à coup sûr. Quant aux prix, ils sont adaptés à un pouvoir d’achat des plus bas.

toujours prêts à aider

toujours prêts à aider

Avec mon ami Marc, nous avons retrouvé avec un immense plaisir, le contact, tout en sympathie, avec le « petit commerçant ». Couper un tuyau de PVC en morceaux de 25 cm, couper des barres d’aluminium à des tailles diverses… Ces services ne sont même pas facturés et le billet glissé à l’employé « découpeur » nous est refusé.

La course effrénée de l’Inde vers l’Occidentalisation ne va-t-elle pas réduire à néant, cette force vive, ce pilier de l’économie indienne? L’Inde pourra-t-elle résister aux attraits du commerce sans conscience et y perdre son âme?