Après nous le déluge…

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Après le crépuscule des dieux, sommes-nous au crépuscule de notre civilisation? La réponse est en chacun d’entre-nous.

Après les attentats de Bruxelles du 22 mars 2016…

Nous voilà, de nouveau, dans l’émotion. Demain, viendra la résignation, la distraction, le refoulement. Bientôt l’oubli.

Nous attendons le chevalier blanc pour combattre un ennemi que nous jugeons d’un autre temps. Nous investissons nos espoirs dans l’Etat providence qui, comme seule parade oppose la violence à la violence. Cet Etat providence réagit plus qu’il n’agit. Il voudrait gérer d’autres priorités: toujours plus nous exigeons de lui « du pain et des jeux ». Le sort des urnes est à ce prix. Pourtant, nous sommes tous responsables. Nous avons les dirigeants qui nous ressemblent et nous les sacrifions allègrement, sans état d’âme, sur l’autel de nos propres incompétences. Ne déléguons pas nos responsabilités. Prenons les à bras le corps. Si nous voulons changer le monde, c’est du ressort de chacun, avant tout, de se changer soi-même, de remettre en cause la rigidité du monolithe que nous sommes devenus. La seule liberté de l’être humain est de choisir ses chaînes. Nous avons choisi celles de la facilité, de la non-responsabilité et de la jouissance consumériste « dans les plus brefs délais ». Ces chaînes sont les plus difficiles à porter: sous l’apparence de légèreté, elles sont les plus lourdes. Et le désœuvrement nous rend plus fragiles, plus vulnérables.

L’éducation est la seule parade à la violence. Quelle qu’elle soit. Mais quelle éducation?

La violence s’enseigne. La volonté de mourir pour des idées, aussi folles soient-elles, s’enseigne aussi.

Enseignement contre enseignement! Les plus convaincus convaincront.

Nous avons abattu, avec véhémence, les religions, les considérant, désormais, comme archaïques. Mais qu’avons-nous proposé en échange?

Que ces moments douloureux que nous vivons au niveau de la planète entière, nous réveillent de notre sommeil profond de l’ignorance voulue.

La consommation à outrance est devenu l’héroïne du peuple. Alors, osons nous poser la question: « je consomme! oui, mais après? ».

Sans réponse, sans réaction, nous pourrons affirmer: « Après nous, le déluge! ».

Etienne Lallement

3 réflexions sur “Après nous le déluge…

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