Trik-trak musik!

Qui oserait interrompre une interprétation du talentueux QCM de La Martinique? « Youtube » le fait avec les plus grandes formations!

Une semaine « plantureuse »…un jeudi « gastronomique » (merci Anaïs!), un samedi « caraïbonomique » autour d’ un gigot d’agneau (merci Isabelle et Max!) et un dimanche les papilles flattées aux fumets d’un pot-au-feu « roboratif » (merci Béa!)… le temps d’une sieste royale était le bienvenu.

Je me couronnais de mon casque Bose et m’abandonnais aux bons soins des musiciens de l’Orchestre Philharmonique de Berlin pour Concert de la Saint Sylvestre 2021! – ARTE Concert – La rediffusion m’était proposée par Youtube.

Au pupitre, Lahav Shani. Au programme, des œuvres de Johann Strauss, Max Bruch, Fritz Kreisler, Igor Stravinsky et Maurice Ravel. En soliste, la violoniste néerlandaise Janine Jansen. Le bonheur se profilait. S’amorçait…

Mais!

Aucune œuvre n’échappe à la hache Youtube de la publicité « locale »: Toyota Martinique, Azurel …

Le rêve se brisait à la bonne moitié de chaque œuvre pour enfin s’évanouir totalement.

Alors me direz-vous, j’aurais pu me connecter sur ARTE Replay. En effet. Mais consommant « pas mal » de « tutos » sur la philosophie… le bricolage et le travail du bois en particulier, cette audition faisait partie des propositions de Youtube. Alors pourquoi pas?

Pour les annonceurs qui ignorent sans doute ses intrusions sauvages, pourraient payer cher la méthode. En effet, franchement agacé, la vision de ces enseignes m’est devenue désagréable. L’arroseur arrosé!

A bon entendeur…

Mais ce concert est vraiment exceptionnel. J’irai de nouveau l’embrasser, mais sur ARTE Replay

Etienne Lallement – Saint-Joseph – La Martinique – le 16 janvier 2022

Cathédrale de verts…

L’épidémie de Covid 19 a, quelques temps, limité nos déplacements à un seul kilomètre autour de notre habitation. Nous avons donc décidé d’explorer ce périmètre à pieds.

Nous ignorons trop souvent les richesses qui gisent à notre portée la plus immédiate.

Nous avons découvert une flore et une faune exubérantes…et des voisins sur la porte de leur habitation. Ceux-ci, souvent, nous saluaient et bientôt, certains finirent par engager la conversation.

L’un d’entre eux nous a même ouvert le portail de sa propriété et permis de nous aventurer dans les sentes d’une forêt – tropicale bien sûr – où très peu de gens s’aventurent. Beaucoup de terrains restent en friche sur l’ile de La Martinique.

« Descendre à la rivière » était notre but. La rivière « Monsieur« . Tel est son nom.

Un épais matelas de végétation accueille nos pas. Le bois mort craque sous nos chaussures. Bientôt, le seul bruit de l’eau nous attire vers le bas de la pente. Des enlacements de bambous dressent des vestiges gothiques par dessus nos têtes.

Des entrelacs de lianes et de branchages secs et cassants nous barrent souvent le chemin que nous retraçons. Nous n’avons pas de machettes, mais nos mains et nos pieds nous suffisent à frayer. Le balisage nous permet de trouver notre voie sans trop de difficultés, mais de gros arbres abattus nous obligent à quelques enjambées ou même quelques détours.

Les pluies ont précipité le bois fragile sur le chemin, creusé des ravines, miné le terrain et les rhizomes peinent à retenir la terre délavée.

A un détour, un arbre multicolore s’illumine sous le regard solaire perçant la canopée. Plus loin, quelques autres s’irisent et éclairent notre chemin. Dans cette cathédrale de verts, chacun de ces fûts est un vitrail.

Le bruit de l’eau se fait plus intense au fur et à mesure de notre descente. Nous croisons un tronc à l’agonie. Il se balance mollement et tend vers nous ses longues épines comme un ultime geste de défense et de révolte.

Et bientôt, le torrent apparait charriant une fraicheur salvatrice, sautant de pierre en pierre et chantant un hymne connu de lui seul. Un hymne de paix. Un refrain de liberté. Une mélodie de bonheur…

Mais il nous faut déjà remonter. Enchantés!

Un aller-retour d’une heure et demi pour un kilomètre et soixante mètres de dénivelé. Quatre vingt dix minutes de pur bonheur qui résonnent encore longtemps après notre retour malgré les bruits de la route de Redoute.

Etienne Lallement – le 03 octobre 2021 – à Saint Joseph – La Martinique

Valérie…

Valérie a 31 ans.

Valérie est morte du Covid.

Dans l’indifférence .

Sa mort viendra gonfler des statistiques d’un petit chiffre.

« Petit chiffre » viendra éclabousser l’écran de nos infos, aggloméré à d’autres petits chiffres. Par milliers.

Et pendant ce temps…

Les « Egos » continuent de s’exprimer, de s’escrimer dans des duels sans mort. Sans mort d' »Egos ».

« Le virus n’existe pas! » colportent les uns!

Les « contres » fustigent les « partisans ». Les « opposants » condamnent. Les « pours » lancent des anathèmes.

La rue, les écrans exhibent des troupeaux bêlants, accrochés fermement à une idée. Le panurgisme rassure . Une idée fédère. Peu importe l’idée après tout. Les manipulateurs exultent dans l’ombre. La sacro-sainte « Liberté » qui écorche les bouches, roule dans le caniveau. Tout se sait sur chacun d’entre nous et ce n’est pas un « pass » qui entamera une liberté illusoire. Toutes les cartes de notre portefeuilles nous trahissent. La carte Vital – mais peut-on faire l’impasse sur l’intérêt d’une telle carte – permet de tout connaître, dans les moindres détails, sur notre état de santé. Physique et mental. Le simple fichier des « contraventions aux infractions routières » est une mine de renseignements. La nouvelle carte nationale d’identité comporte un QR-Code.

Extrait d’un article tiré de la Revue « Numerama » – sous la plume de Julien Lausson – daté du 23 octobre 2019.

« C’est ce qu’on appelle le « data mining » : l’exploration de données. Par ailleurs, Bercy mobilise d’autres sources : impôt sur le revenu, contrôle fiscal, taxe d’habitation, consultation des moyens de paiement automatisés, recouvrement contentieux de l’impôt direct, documentation cadastrale, etc. Des données issues de bases privées, d’organismes sociaux et d’autres administrations peuvent aussi servir.« 

Il s’agirait de ne pas se tromper de combat. Il est vrai que le « combat à idée simple et unique » est plus fédérateur.

Et pendant que nous polémiquons, des Valérie meurent par dizaines dans l’indifférence!

Etienne Lallement – le 21 août 2021 – Saint-Joseph – La Martinique

Folie virale…

Un ami vient de perdre une nièce.

Mourir de maladie, d’un virus. Soit!

Que la bêtise humaine s’en mêle révolte! Mais qui se révolte?

« Il n’est de pire aveugle que celui qui ne veut pas voir! »

Qui reconnaîtra son erreur parmi tant d’autres? Celui qui crie a souvent tord et les décibels lui servent d’arguments et rassurent les moutons dressés à l’obéissance aux aboiements des chiens. Tout autant coupable, celui qui se tait. Tout autant coupables ceux qui accordent leur haine à la haine des moutons aveuglés, des moutons apeurés broutant des herbes putrides des prés intoxiquant!

Par intérêts personnels, l’humain est prédateur. L’humain est pusillanime. L’humain reste indifférent.

L’intérêt collectif a-t-il encore un sens?

Etre « Humain » a-t-il encore un sens?

Etienne Lallement – 19 août 2021

La nouvelle du décès à peine parvenue, nous entendions et avons réécouté cette chanson de Jean Ferrat. Décidemment, le hasard n’existe pas. Titre de l’album: « Dans la jungle ou le zoo ».

Tel est la question…

Enfin, une des questions…

Une question multiple…

Un acte peut-il être jugé – « bon » ou « mauvais » – en raison des motivations qui l’ont induit ou en fonction des conséquences qu’il a provoquées? Une cause « immorale » peut-elle condamner un acte aux effets « moraux »?

Peut-on condamner Robin des Bois qui détrousse les riches au bénéfice des pauvres? Déjà là, les discussions s’engagent, les avis se nuancent. S’opposent!

Qu’en est-il du soldat « meurtrier sur ordre » dont les arguments des dirigeants ont libéré la conscience et motivé la volonté?

Peut-on condamner les Compagnons d’Emmaüs de l’abbé Pierre de réhabiliter des maisons murées par leurs propriétaires, afin d’y loger des sans-abris? Lors d’une conférence de presse, nous faisions remarquer à l’abbé Pierre que de plus en plus il mettait son association et bien sûr ses membres, en contradiction avec la loi. Sa réponse fut nette : « Il faut savoir braver la loi quand elle ne respecte pas et bafoue la personne humaine, « .

Quand j’étais en Inde, j’ai pu constater que les « pauvres » étaient accueillis chaque jour dans des cantines où ils pouvaient se restaurer. L’opposition criait à la démagogie. Il est vrai que la présidente de Tamil-Nadu (76 millions d’habitants) était, sans doute, une démagogue. Un arrivage de riz envoyé par la France avait été détourné et le portrait et le nom de la présidente avaient été plaqués sur tous les sacs de céréale avant qu’ils soient distribué. Néanmoins, cette même présidente avait été arrêtée pendant son mandat et condamnée à 4 ans de prison. Cela provoqua des émeutes et quatre suicides.

Une révolution violente peut-elle se justifier?

A question simple, les réponses sont multiples et contradictoires.

Allons plus loin…

Le bien et le mal sont-ils des réalités?

Qui a la capacité de les distinguer?

La morale peut-elle se distinguer de la loi? La loi peut-elle enfreindre la morale?

La loi peut-elle être en adéquation avec « LIBERTE, EGALITE, FRATERNITE »?

Etienne Lallement – le 23 mars 2021 – Saint-Joseph – La Martinique

La Martinique : Détente, sensualité ou art sacré?

Que représente la danse pour un Martiniquais?

Depuis notre arrivée en Martinique, nous avons été à maintes reprises invités à des festivités dansantes.

Il m’est apparu rapidement que la danse, pour les habitants de l’île, dépassait largement le cadre d’un simple divertissement. Le soin apporté à l’habillement, à la parure des femmes créoles, la rigueur et la grâce dans les gestes révèlent une autre dimension que celle du simple divertissement. Chaque mouvement des femmes et des hommes semble être l’expression d’un art sacré. La ritualisation d’une prière. Les musiciens rythmant ce rituel élèvent les danseurs et les spectateurs dans cette « dévotion ». Ici « Haute-Taille », par ailleurs « Bélé » participent à cette valeur qui participe à l’union des Martiniquais et sans doute tous les Créoles: une spiritualité vivifiante transfiguratrice des corps.

Curieusement, j’ai été frappé par les consonnances d’une certaine musique créole et la musique polonaise des bals de ma jeunesse! Cela ne peut pas être une coïncidence. Je recherche actuellement des informations à ce sujet.

Les nouvelles générations sauront-elles recevoir, communier et transmettre cet « Art » dans toute sa spiritualité? Dans toute sa force?

Etienne Lallement – 15 décembre 2020 – Saint-Joseph – La Martinique

prestation de l’association « Pétales de Haute Taille »

selon Wikipedia: « Les contredanses ont été apportées par les colons européens au XVIIIe siècle. D’abord dansées par la bourgeoisie, le mode de diffusion localement, et leur évolution, sont encore discutés, mais ces contredanses ont été adoptées par d’autres milieux (esclaves, classes populaires, milieu rural) qui ont alors influencé la rythmique, les instruments (ajout de percussions comme le tambour de basse) et le déroulé. On retrouve encore actuellement des figures principales du quadrille avec le pantalon, l’été, la poule, la pastourelle, mais aussi d’autres figures comme la biguine. Ces figures sont annoncées et rythmées par un chanteur « commandeur » qui débute traditionnellement par « Cavaliers aux Dames ! » pour que les danseurs invitent leur danseuse. Ce « quadrille créole » a toujours pour nom « Haute Taille« , évoquant la forme des robes de bal de la bourgeoisie fin XVIIIe , début XIXe siècle1.« .

La Martinique : le Bélé

La Martinique se prépare activement à « l’après Covid 19 », se prépare à retrouver ses danses et le « Bélé » en particulier. Souvenir de 2015. Nous découvrions à l’époque le Bélé sur la plage du Vauclin pour la première fois depuis notre arrivé sur l’île aux Fleurs.

Etienne Lallement – 2015

pour en savoir plus le Bélé : http://www.lamaisondubele.fr/l-histoire-du-bele/quest-ce-que-le-bele

La Martinique : Yoles Rondes

La Martinique se prépare activement à « l’après Covid 19 », se prépare à retrouver ses Yoles Rondes fendant les vagues qui battent ses côtes. Souvenir de 2015. Nous découvrions une compétions de Yoles Rondes pour la première fois depuis notre arrivé sur l’île aux Fleurs.

pour en savoir plus sur les Yoles Rondes

Etienne Lallement – La Martinique – Sainte-Anne – 2015