Respiration! Contemplation!

Depuis que notre fille Alexandra et sa famille habitent tout près du jardin public de l’hôtel de ville d’Hellemmes-Lille, chaque année, j’y attarde mes pas, m’y fige, m’y abandonne et médite « en disponibilité d’esprit et réceptivité spirituelle », selon la formule consacrée.

La beauté est l’essence, la force de la sagesse.

Alors qu’un minuscule petit virus nous rappelle que notre présence sur terre n’est qu’un bail précaire, la nature s’épanouit en bonne santé sous la seule menace de l’humain conquérant. Heureusement, certains de ces humains s’évertuent à la sublimer avec respect et passion. Ainsi, en ce parc, les jardiniers municipaux s’activent au quotidien.

Voilà quelques arrêts sur image de juillet 2021. Il suffit de faire défiler…

photos et texte : Etienne Lallement – juillet et août 2021 – Jardin public d’Hellemmes-Lille –

Parmi la foule…

Habitation Saint-Etienne – Le Gros-Morne – La Martinique

Un homme marche. Solitaire

Au milieu de la foule.

Est-ce une femme? Est-ce un homme?

Qu’importe!

Son déguisement l’immerge, invisible, dans la masse.

Bigarré, il passe inaperçu.

Tous sont comme elle. Comme lui.

La foule opprime. La foule compresse. La foule l’entraîne à son corps défendant.

Il ou elle s’arrête, soudain!

Fi de la presse! Fi de la compresse!

Un être l’a regardé sans voir.

Il veut l’atteindre.

Pourquoi? Pour rien.

Il a envie de le suivre.

Pourquoi? Pour rien.

S’attacher à ses pas.

Pourquoi? Pour rien.

Croit-il.

A l’assaut des ressacs de la foule qui l’ignore ou veut l’ignorer,

Le suivi semble chercher sa route.

Sa route est sous le pas de la foule qui l’ignore ou veut l’ignorer.

Le suivant vient de choisir un maître,

Le suivi l’ignore.

Le suivant est convaincu.

Le suivi ignore, qu’à cet instant, il est devenu

UN MAÎTRE

Etienne Lallement – 24 janvier 2021 – Saint-Joseph – La Martinique

Que sont nos poètes devenus?

En cherchant du Freud, en cherchant du Virgile,

Pour éclairer l' »Enfer« ,

Serré entre « Clair de Lune » et « La Passion Cathare« ,

Un opuscule tout âgé de gris

M’a souri.

« Bruay-en-Artois ou Bruay-en-Poésie? »

Quelques pages d’arythmie sauvage, tendre ou désespérée …

Voilà donc quelques mots passant de la poussière à la lumière, quelques mots accouchés…

Quand? Qu’importe. N’importe quand. La poésie n’a ni âge, ni rides.

Sachons ouvrir quand les mots frappent à la porte, car ces mots,

Pas si anciens

Transportent !

Laissons-nous transporter.

Toi, Bruaysien, qui souvent pleure ton passé

Sur les réseaux dits « sociaux »,

Réveille ton Histoire, réveille ton Passé

Éveille ton Présent!

Etienne Lallement – 9 avril 2020

oeuvre collective de Jean-Claude Bailleul, Bernard Dourlens, Jacques Ducourant, Jean Hénin, Marie Kubiak, Gérard Ratynska, Michel-D Robakowski, René Selliez – édité chez « Trace » collection Creuset – encore disponible sur le net –