Inexorable violence?

La violence se fonde sur des prétextes. Non sur la réalité. Les causes profondes sont inconnues ou niées.

L’angoisse est source de toute atteinte à l’intégrité d’autrui. Cette guerre contre la peur est vaine. Les tentatives d’ « ex-pression » par la violence est une spirale vicieuse. Infernale.

Il est dans la nature de l’Homme de retourner à « l’état sauvage ». Primitif. Essentiel.

Voulu ou forcé, ce retour sera douloureux.

Le fou fait de l’audience. Le sage est ignoré.

L’avenir est dans la non-violence.

La non-violence ne se prêche pas. Ne s’enseigne pas. Elle s’imposera d’elle-même comme une évidence quand toutes les autres voies auront échoué.

Quand l’Humanité aura vaincu ses peurs et découvert sa véritable nature.

Etienne Lallement – le 3 août 2021 – Saint Joseph – La Martinique

La guigne: dévolution successorale

Cette remarque nous semble terriblement d’actualité! Et pourtant! Friedrich Nietzsche l’a écrite entre 1882 et 1887.

De toute mon existence, j’ai entendu des lamentations sur « la vie qu’on vit!!!« . Il semble être dans la nature de l’être humain de déplorer, de se morfondre de l’atmosphère de l’époque qui l’a vu naître.

La « belle époque » est toujours du temps passé et seuls, les lendemains chanteront. Néanmoins, sur ces derniers, le doute plane…et le doute angoisse.

Moi qui ai « un peu » vécu, ai entendu de tout temps des chœurs de cassandres gémir des « de-profundis » et notre XXIème siècle n’échappe pas à cette règle: à les entendre, nous subissons l’apocalypse et « le bonheur est toujours pour demain« .

Si…Si…Si.. Chaque génération semble transmettre à ses enfants ce misérabilisme. Ah! Si j’étais riche! Ah! Si j’étais libre! Ah! Si j’étais…Ah!

Chacun pose ici ses conditions, mais soixante dix millions d’individus ne partagent pas les mêmes « Si ». Sept milliards…

Un partie de l’humanité s’ennuie. L’autre trompe son ennui. Du moins essaye…

Il faudrait prendre conscience que nous sommes, chacun d’entre nous, « capitaine » de notre propre bateau qu’il soit « frêle esquif » ou « géant des mers ». Les océans sont les mêmes pour tous et de tout temps. De toute météo. Nous ne pouvons rien contre les caprices de la nature et devons adapter notre navigation: hisser ou affaler les voiles qu’il faut au moment opportun.

Mais voilà, le matelot rêve de devenir « capitaine » du géant qui l’effraie. Le « commandant » rêve de la liberté du tireur de filets. Chacun désire la richesse de l’autre sans renoncer à son « avoir ». Chacun rêve de tout. Chacun ne voit dans l’autre que la brillance des apparences. chacun fait l’impasse des chances de sa condition. De ses propres richesses. Partir à l’abordage est le maître-mot de l’envie. Tous et chacun rêvent. Le rêve mobilise l’Humanité tout entière. L’ÊTRE n’existe-t-il que pour rêver?

Tempêter contre la tempête est la révolte de tous temps. Mais, c’est l’individu qui est en cause et non la mer, ni le vent.

Tels des juges, nous jetons l’opprobre sur nos semblables. Tel de coupables Caïn, nous vivons sous le regard d’un œil que nous avons créé. Râler est le propre de l’agonisant en souffrance.

Malgré tout, cette déploration de contemporanéité a un effet bénéfique. Elle permet à certains de se surpasser et continuer, bon an, mal an, à faire progresser l’humanité. L’éducation devrait faire de nous des conquérants. Des révoltés « actifs »!

La roue reste à réinventer.

La conquête de l’espace balbutie et enflamme les imaginations. La conquête de et pour l’Être reste à faire.

A nos épures!

Etienne Lallement – 21 février 2021 –

Il faut s’être détaché de beaucoup de choses qui nous oppressent, nous entravent, nous tiennent baissés, nous alourdissent, nous autres Européens d’aujourd’hui. L’homme d’un pareil au-delà, qui veut embrasser lui-même les évaluations suprêmes de son époque, a besoin d’abord de « surmonter » en lui même cette époque – c’est là son épreuve de force – et, par conséquent, non seulement son époque, mais encore la répugnance et l’hostilité qu’il ressentait jusqu’à présent envers cette époque, la souffrance que lui causait cette époque, son inactualité, son romantisme…

Nietzsche – 1844-1900 – Le Gai Savoir (380) – 1882-1887 –

Cendres de l’amour…

Les défaites de la vie privée se compensent de conquêtes en vie publique.

Les « plus-en-vues » haranguent « haut et fort »! Regardons leurs pieds enracinés dans les cendres encore brûlantes de l’échec. Ils entrent en politique comme « on » va aux bordels. Ils convolent vers les « péripatéticiennes » pour se soulager et s’imaginer supérieurs.

« Promesses utopiques – démagogiques – vous fleurissez au champ de la désolation. Aux chants des vaincus!« .

« Le Führer » fut conçu au front dans la boue des tranchées des laissés-pour-compte. Le monde en fut bouleversé. Le fauve blessé, agonisant même, est un danger rampant.

Le phénix couve sous la cendre.

Que ceux qui ont réussi conjointement à concilier, à magnifier, leur vie privée et leur vie publique avance d’un pas! C’est à eux que je confierai mon destin!

Etienne Lallement – le 14 février 2021 –


			

« (je)Veux pour 2021 »

Presqu’île de La Caravelle – La Martinique

« Arrivé à 70 ans, je me pose la question : Qu’ai-je fait de ma vie ? »…

 Un ami soulevait cette question lors d’une conversation, il n’y a pas si longtemps…

Cette interrogation, chacun peut se la poser à n’importe quel âge. Les années passant, elle peut, doit se faire , pour beaucoup,  plus obsédante.

MAIS…

Nous ne sommes pas en capacité d’évaluer notre impact, notre influence sur notre entourage. Sur le Monde.

Cet impact est le fait de « tout un chacun« .

Un jour, une maman se déplaça spécialement pour me remercier. Depuis que son fils adolescent avait pu échanger avec moi – (si peu) – il avait trouvé un solide engouement pour son avenir  professionnelle. Pour moi, cette mère et son fils restent des inconnus. Après réflexion, je compris que « peu« , peut faire « beaucoup« . Sans volonté de…

Plus récemment, à l’entrée d’un parking de Fort-de-France, un homme tendait la main. Je lui donnais une pièce de deux euros. En retour, je recevais une bordée pleine de colère. Quelqu’un qui m’accompagnait, m’expliqua que la raison de cet emportement était la conséquence de ma désinvolture: je n’avais pas regardé « dans les yeux » l’homme à qui j’avais fait l’aumône. Manque de respect à la personne humaine. Ce mendiant, en une minute, me rendait la monnaie de ma pièce, m’enrichissait plus que maints discours sages et savants.

Nous sommes, sans même le savoir, des » révolutionnaires » en puissance. Des sages aussi. Ce n’est pas nous qui décidons. Notre entourage d’une vie ou de quelques instants aura son existence « déviée » par une parole, une lecture, une action de notre part. Sommes nous suffisamment conscient de ces « instants de grâce » qui, un jour, ont été peu ou prou, des infléchissements, voire des révolutions, dans l’histoire de nos contemporains du plus humble au plus pérorant ? Prenons conscience de nos capacités. Soyons conscients de notre influence. N’en faisons pas une gloire. Je donne. Je reçois. Soyons rassurés ! Chacun d’entre nous a réalisé des choses extraordinaires. A notre insu le plus souvent, elles ont fait et feront bouger l’humanité. Elles feront bouger le Monde.

Alors 2021 et plus…

Nous nous devons réinventer à chaque instant, un art de vivre ensemble.

Peur de la nouveauté?

Osons quitter un ancien monde qui ne nous rassure plus : désormais, un tien vaut moins que mieux tu auras.

Le monde évolue plus vite que les idées. Les idées naissent de la vie, naissent de la conséquence de nos actes.. Empirisme

« Doxa » n’est pas vérité, mais photographie instantanée d’un moment étayé de paille.

La philosophie devrai être l’enseignement majeur de toute éducation. La philosophie devrait suppléer les religions qui sont, dans leurs formes actuelles, moribondes. C’est-à-dire toutes. De par sa vocation l’Humanité s’en sortira. Il lui faudra inventer ou trouver l’Être qui pense. Le véritable Être en elle. Un Être Universelle qui ne sera plus « une-bête-à-fabriquer-et-consommer« .

Un « Surêtre« .

Celui-ci ne sera pas achevé par notre génération, ni celle de nos enfants…L’entéléchie n’est pas pour demain. Mais nous pouvons tirer une grande part de notre bonheur d’être les transmetteurs des fruits de nos expériences. Le progrès est un courant alternatif ascendant. Ce que nous jugeons nos pires moment sont néanmoins des instants de progrès.

Notre impatience, notre égoïsme ….

Les fruits de nos connaissances et de nos savoirs serviront à parachever le Bonheur de l’Humanité tout entière. A (très) long terme… Mais nous sommes les acteurs de cette belle aventure. L’aventure de la Vie.

Nous pensant « minable » face à la vie, nous dépensons trop de temps à la chasse aux sorcières, sorcières qui seront chargées de nos propres incompétences, alors que nous sommes tous des êtres  de combats et de réalisations.

Sachons pour l’an nouveau dire « JE VEUX ». Sachons pour l’an nouveau et les suivants dire  « JE FAIS ».

Je FAIS dans le respect de tous.

2021 est pour demain. Nous ne pouvons pas reculer.

Aléa jacta est.

Béa et Etienne ne vous souhaitent que du bonheur, la réalisation de vos « JE VEUX! », l’aboutissement de vos « JE FAIS »!

Etienne Lallement – le 10 décembre 2020 – Saint Joseph – La Martinique

Combat 2020 etc.

La Martinique – Saint-Pierre – Volcan de la Montagne Pelée –

Tous les malheurs du monde – ou tout ce qui est réputé comme tel – ne seraient-ils pas simplement un grand, un énorme manque de confiance en l’humanité, en l’homme, en nous-même ?

Qu’utilisons-nous de nos propres facultés ?

Si peu ! Tellement peu que le monde semble figé dans une paralysie, organique, psychologique…philosophique. Les bons et beaux discours hyper médiatisés, saturés de citations qui sembleraient nous prouver le contraire, ne sont que … épiphénomènes.  Et toujours incompréhensibles et inacceptables pour le commun des mortels.

Des mondes se juxtaposent et s’opposent…L’aristocratie n’est plus princes ou barons.

Toutes classes confondues, nous remettons à d’autres ce qui est de notre propre ressort, de notre propre responsabilité. Par manque de courage. Par manque de confiance en soi.

Certes, nous ne pouvons pas tout faire. Mais…face à la problématique du choix, allons-nous à l’essentiel ? N’optons-nous pas trop souvent pour le chemin de la facilité ? Notre cheminement n’est-il pas guidé par le, les miroirs aux alouettes ? Le rêve étouffe bien et trop souvent ce qui nous pousserait à l’action. Nous déchargeons, en catastrophe, le poids de nos responsabilités sur d’autres épaules. Et gare à celui qui ne remplirait pas « nos » missions !

De volontaire à velléitaire, il n’est que l’épaisseur d’un soupir, un souffle de désespérance. D’un désenchantement.  Le rêve passe. Notre énergie se meut en jalousie qui s’engouffre lourde d’agressivité, lourde de haine.

Paradoxe : Dans une spirale infernale, chaque rêve avorté nous pousse à la désespérance qui elle-même nous pousse à  rêver encore et toujours plus!

Juger mes semblables me met au banc des accusés et sans nul doute, en fin de comptes et de contes au banc des condamnables. Des condamnés ?

Alors « quid » du bonheur que chacun se souhaite plus ou moins hypocritement par des formules forcées par la tradition, la superstition et la peur du « qu’en dira-t-on ? ».

Le bonheur existe-t-il sans l’égoïsme ? Le genre humain existerait-il et perdurerait-il sans l’égocentrisme ?

Faut-il choisir entre la liberté et le bonheur ? Sont-ils compatibles, miscibles entre eux ?

Et d’abord qu’est-ce que le Bonheur que nous nous souhaitons mutuellement ?

Chacun d’entre nous à sa propre définition… toujours autocentrée.

Et pourtant !

Et pourtant, j’ai confiance. Je crois en l’Humain.

Prenons le recul suffisant pour considérer la vie de l’Humanité ! Sur l’échelle de l’Histoire, nous sommes des privilégiés et un peuple universel de progrès. En progression. Mais notre caractère égocentrique ne nous fait considérer que notre microcosme, micro temporel. D’où notre désespoir, nos crises de désespérance.

Arrêtons de nous retourner avec mille et un regrets sur un « passé » dont nous ne percevons que des « Images » biaisées.

AMOR FATI inné ou à conquérir de haute-lutte !

La vie est une lutte ! Alors bonnes luttes pour 2020 et surtout bon choix pour la direction de nos efforts. Les victoires ne sont les résultats des efforts d’un seul mais d’efforts collectifs !

Individu, combattons avec confiance, résolution et pugnacité, l’hypocrisie, l’ignorance et le fanatisme…qui sommeillent en nous ! Cette victoire sur nous même, sera un énorme progrès pour l’Humanité tout entière.

Si, si !

Donc Béa se joint à moi pour nous souhaiter à tous de changer le monde en nous changeant nous-même

Etienne Lallement

Pour 2019, des Vœux pour traverser le pont des années futures…

« Ce que je raconte, c’est l’histoire des deux prochains siècles. Je décris ce qui viendra, ce qui ne peut manquer de venir : l’avènement du nihilisme. […] Toute notre civilisation se meut depuis longtemps déjà, dans une attente torturante qui croît de lustre en lustre et qui mène à une catastrophe ; inquiète, violente, précipitée, elle est un fleuve qui veut arriver à son terme, elle ne réfléchit plus, elle redoute de réfléchir. ». Voilà ce qu’écrit Friedrich Nietzsche peu avant 1890.  

Notre civilisation sent l’impasse. Sent le déclin. Sent la mort. Notre civilisation n’instruit, ni n’éduque : elle formate. Produire et consommer forment la spirale sans issue de notre monde occidental. Mais…

L’inexorable alternance du temps devrait, sinon nous rassurer, du moins nous avertir, des aléas de l’Histoire, pointer du doigt les séismes précurseurs de la chute de l’empire. Notre empire. L’Histoire et philosophie peinent à respirer. Etouffent, privées d’oxygène et d’attraits pour le « commun des mortels ». Mais…

Nous immolons, dans un même holocauste, Dieu(x) et la raison, sur l’autel de nos envies primaires. Sans cesse, tel Adam et Eve, nous décrochons les fruits de l’arbre de la connaissance, négligeant les fruits du vrai-savoir qui feraient de nous des Êtres-de-Savoir. Des Êtres transcendants. La technique n’est qu’une marche du progrès. Pas une finalité. La technique pour la technique génère l’angoisse, puisque sans fin. L’angoisse fomente le séisme.

Séismes : toute l’Histoire de l’Humanité n’en est que successions… et le Monde continue de vivre. L’autodafé mémoriel est l’héritage pour qui sonne l’alarme. Ces possibles leçons sont brûlées au brasier de l’oubli. Nos trous de mémoire sont un immense trou noir. Malgré cela, au fond du désespoir, l’œil regarde la horde des Caïn qui pour le fuir se divertissent, se gavent de chimères en guise de consolation des angoisses métaphysiques. Mais..

« Je ne pense pas donc j’existe. ». Mais…

L’animal, toujours à l’affût, surgit de l’Homme. L’animalité irraisonnée crée, dans un sursaut de colère et de désespoir, le séisme. Le séisme anarchique dépassé, car lui aussi « impasse », accouche du totalitarisme. Le totalitarisme change l’anarchiste en soldat docile. 1789 accouche de Napoléon…

Voilà, direz-vous, un triste tableau pour des vœux ? Mais le tableau n’est que la projection des illusions. De l’Illusion !

Nous sous-estimons les forces sismiques humaines. Elles peuvent, elles ont bien souvent, au fil des siècles, généré des cataclysmes. L’Être-Humain, peu-à-peu, transforme ces forces indomptées en énergies nouvelles, efficaces. Il est des champs à explorer où des forces, actuellement anarchiques, pourront muter, lentement, en énergies transcendantes : « Ordo ab chaos ».

Faire que l’essence, la Quinte-Essence (?), vienne épouser la substance de l’étant…  

Alors se déchirera le voile des illusions…de l’Illusion. ἀλήθεια !

Acceptons les aléas de la vie, mais sans nous y abandonner car nous devons participer à l’évolution, à la révolution sans même être convaincu, ni de nos capacités, ni de notre bon-droit, ni de nos droits, mais convaincu que cela est notre Devoir. Comme l’écrivait le poète germanique, Friedrich Hölderlin :

« Là où croît le péril,

Croît aussi ce qui sauve. »

Nous pouvons douter de tout, sauf de la marche sur laquelle nous prenons appui pour douter de tout. Faisons de 2019 un pont à bâtir, un tremplin qu’il faudra bientôt quitter.

Etienne Lallement – 26 décembre 2018

Friedrich Nietzsche : https://www.editions-ellipses.fr/PDF/9782729871529_extrait.pdf

Friedrich Hölderlin (1770-1843) https://fr.wikipedia.org/wiki/Friedrich_H%C3%B6lderlin

11 novembre…

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Aujourd’hui 11 novembre…

Aujourd’hui 11 novembre 2018, je ne célèbre, ni ne chante l’Armistice.

Encore moins une victoire.

Aujourd’hui, je pleure cette part de l’humain qui fait de lui, de nous, de moi des assassins en puissance. Il suffit que l’un dise à l’autre « tue ! » pour que l’autre, que nous, que moi devenions des assassins. Si je n’y prends garde, cet assassin, ce sera moi. Si je me rebelle, je deviendrai, sur ordre, le traître, fustigé, honni par un cheptel conditionné qui deviendra mon bourreau. Pour l’exemple.

11 novembre 1918. Une illusion de paix. Pas la Paix. Armistice n’est que suspension des hostilités.

11 novembre 1918. Celle qui se fait appeler « Humanité » enterre une seule et petite tête de l’hydre.

Elle l’enterre avec ses racines.

Depuis, la guerre est plus que l’affaire de quatre années. Elle s’éternise. Elle se déplace. Elle rampe. Elle explose. Elle ravage. Nulle parcelle de terre n’est à l’abri de la folie guerrière. Celle qui se fait appeler « Humanité » pille et détruit. Se fait complice, donc coupable. La violence revient vers des champs qui se croit désormais épargnés parce qu’il ont, un jours, connu l’horreur et l’honneur, vers des champs funèbres devenus des terres fertiles pour l’ivraie, des terreaux de la haine et de l’asservissement. Dans une presque indifférence qui n’est qu’impuissance.

Elle revient car nous portons en nous une part de cruauté qui résonne et s’éveille au son des clairons. Clairons qui légalise le meurtre. Clairons qui autorise la cruauté. Clairons qui glorifie la mort. Clairons qui réveille en chacun de nous notre part d’ombre, notre part d’enfer.  L’humain n’est qu’une part de l’Être. L’Être est abîme. Un néant où s’engouffrent, aspirés, l’humain et l’inhumain qui se fondent et se confondent.

Le vainqueur érige sa volonté en loi. Le puissant impose sa volonté en « Vérité ».

Vainqueurs et vaincus sont guidés par la peur. L’angoisse mène le monde. L’ignorance est « matrice » de l’angoisse. Le vainqueur impose au vaincu l’ignorance. Le vainqueur ne veut pas connaître, ne rien connaître que sa loi…

L’inconnaissance rassure. L’inconnaissance conforte. L’inconnaissance soumet.

Les vérités, pas plus que « La Vérité », ne sont des dictas, mais une révélation. Une révélation n’est ni un enseignement, ni un conditionnement, mais le lent mûrissement d’un travail personnel. Plus les humains se regroupent, plus ils s’agglomèrent pour ne pas avoir à penser. Plus ils deviennent inhumains, asservis. Ils s’asservissent croyant se libérer. Ils s’asservissent pour gagner du temps. Temps qu’ils s’ingénieront à perdre pour se libérer de l’essentiel. Nous nous asservissons à la distraction, au futile, au dérisoire.

Il nous appartient de choisir entre les plats préparés des faiseurs de « prêt-à-penser » ou prendre le temps de cultiver et cuisiner notre Être avec des condiments que nous aurons choisis sur le marché de l’existence. Comment apprendre à choisir ?

Nous devons cesser de nous unir « pour-ne-pas-penser » ou penser comme la masse. Nous devons cesser de nous unir pour diluer, nier nos responsabilités. Éternel combat du droit et du devoir ou le devoir est souvent vaincu et le droit vainqueur. Revendications !

Démocratie. Illusion de pouvoir. Nous élisons des « chefs »…Des chefs ? Tous le croient. Illusions de l’autorité. Ces chefs ne sont que boucs émissaires, bêtes de somme, taureaux d’holocauste…

La démocratie permet à la masse électrice de désigner pour des raisons inconnues, obscures ou inavouables, dans la douleur ou la joie artificielle d’un soir, permet de désigner des ânes bâtés de ses propres incompétences et incuries. A tout-va et tout propos, la masse bat les flancs de la monture en omettant de battre sa propre coulpe. A une demande de masse, tout un chacun exige une réponse individuelle. Mission impossible.

Ainsi va le monde. Ainsi va notre « petit-monde » qui eût à choisir entre la dictature d’un chef, voire d’un tyran-et-sa-cour et l’illusion de la dictature du prolétariat. Les unes ou les autres ne sont que dictatures. Toutes sont fragiles. Toutes génèrent de l’angoisse. L’angoisse, la violence.

N’y aurait-il de débouchées que violentes ? La violence doit-elle répondre à la violence ? Les révolutions ont démontré qu’elles débouchaient sur d’autres dictatures.

L’angoisse mène le monde. L’ignorance l’asservit.

Pour être Libre, l’Être Humain doit connaître et savoir.

L’Être Humain ne peut se sauver qu’individuellement. Pour se sauver individuellement, l’Être Humain doit être libre ou en voie de libération.

Pour être Libre, l’Etre Humain doit connaître et savoir.

Seul, le bien a besoin d’être défendu par la force. Force, mais non-violence. L’Être Humain se défend, se défendra par la mise sur la voie et la liberté de connaître ce qui il est dans son individualité. Non pas l’image de lui que d’aucun lui impose, mais celle qu’il n’aura de cesse de chercher en lui plutôt que de courir des chimères rassurantes…éphémères.

Que le voile se déchire: Aléthéia

Etienne Lallement – 11 novembre 2018

https://sydrach357.com/2013/08/12/france-inde-naguere/

Noël…

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Noël est Naissance

Sachons faire naître la réalité de l' »être » que nous sommes et briser, un peu plus, le pantin que nous nous complaisons à agiter pour « paraître ».

Etienne Lallement

 

 

Voici venue l’heure du dédouanement…

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L’eau, la terre, l’air, le feu, la nature et l’être humain

Vœux pour 2018

Nous allons nous précipiter dans les quelques semaines qui suivent pour gratifier tout un chacun de la formule traditionnelle, superstitieuse, anti-culpabilisatrice et salutaire : « Bonne Année ! Bonne Santé ».

Et pourquoi pas « sincères condoléances » pour l’année 2016 trop tôt disparue ?

Et puis…

Et puis chacun de nous retourne cultiver son pré carré.  Nous oublierons, rapidement, la plupart des personnes gratifiées en quelques secondes à peine, de notre lapidaire et un poil hypocrite : « Bonne Année ! Bonne Santé ! ».

Et si cela nous engageait ? Et si cela devenait un serment : « Je m’engage à faire en sorte que, pour toi à qui je m’adresse, l’année 2018 soit une Heureuse et Bonne Année ! ».

De ce fait, les destinataires de nos bons vœux seraient beaucoup moins nombreux…Nous avons tellement de choses à faire ! Les vœux, formule de politesse, donnent du plaisir à qui les reçoit…Soit !

Et si nous allions un peu plus loin que le bout de nos vœux ? Faire franchir la frontière qui sépare le plaisir du bonheur.

Si chacun fait à chacun « un peu », même « un petit peu », le destinataire sera comblé de beaucoup de « petit peu » ! Le « Bonheur » n’est pas un fait unique, mais la multiplication de petits bonheurs. Celui qui donne s’octroie déjà à lui-même du bonheur. Alors pourquoi hésiter ?

Mais sachons accepter le don sans retour ! Ne faisons pas de nos relations humaines des échanges mercantiles, même si « c’est moi que j’aime à travers toi *» comme distillait la chanson de ma jeunesse.

N’exigeons de personne qu’il soit à l’image que nous rêvons de lui. Sachons accepter l’autre dans toutes ses différences. Soyons plus que tolérants. Soyons respectueux et attentifs à ce qui nous différencie : l’école des hommes est le regard qu’il porte sur l’autre autant que sur lui-même, non pour la critique et le jugement « condamnant », mais comme combustible au moteur de sa propre existence.

Il est une autre condition au bonheur : « savoir demander ». Combien de fois dans notre quotidien sommes-nous à deux doigts d’un quelconque bonheur…Il nous manque si peu. Alors, il nous faut savoir solliciter, celui qui ne voit pas, celui qui ne soupçonne pas notre besoin. Humilité ! La demande n’est pas facile : la fierté, la peur du refus, la peur de déranger… Il faut oser. Ici pas question de charité, mais d’échange de plaisir. Echange de bonheur. Il est autant de bonheur à donner que recevoir.

Alors, vous l’avez compris, Béatrice et Etienne Lallement ne vous souhaitent que du bonheur… et si nous y pouvons quelque-chose, aussi peu soit-il…

Frappez et nous vous ouvrirons

Que 2018 soit une année de respect mutuel et de Paix.

*« C’est moi que j’aime à travers vous… »