Le poids de l’ignorance! Le choc des incompétences!

Jardin public de Hellemmes-LIlle – août 2020

Le poids de l’ignorance! Le choc des incompétences!

Ce n’est pas une accusation. Je le constate depuis bientôt un an. Depuis le début de la lutte contre le coronavirus. Je ne jette pas de pierres. Je n’ai rien à proposer: pas d’idées ni de solution miracle. L’ignorance et l’incompétence ne sont pas des fautes. Elles sont le lot de chacun d’entre nous. Bien sûr, les carences des uns ne sont pas les carences des autres.  Heureusement! 

Les connaissances et savoirs ne sont pas les apanages d’une élite condescendante survolant une humanité débile où régneraient ignorance et servitude. Physiques et intellectuelles.

Et pourtant certains « êtres » croient en ce clivage de l’humanité et se galonnent d’étoiles et se fabriquent des bâtons de commandement. Malheureusement, ils font souvent  « école« . L’angoisse qui est le lot de tout humain fait de l’être une proie pour ces prédateurs. Le pouvoir rassure car ces chasseurs sont tout aussi angoissés que n’import qui.

Ceux qui crient le plus fort sont, le plus souvent, les plus anxieux, ceux qui refoulent leurs angoisses avec le plus de véhémence. De violence.

Leur logorrhée leur tient lieu d’extincteur contre les feux de la peur. Partager sa détresse allège le fardeau dont ils veulent tout ignorer. Gare à qui veut porter atteinte à leur pouvoir, qui fait vaciller les remparts de leurs pseudo-certitudes. Fragilise leur intégrité. L’intégrisme n’est pas que  » fait religieux« .

Ne nous faisons pas d’illusions, nous sommes à la fois – tous sans exception – victimes et prédateurs! Le fait de traiter quelqu’un de « con » fait de nous un prédateur. Un prédateur minable, mais un réel prédateur.

Alors?

Au banquet de la vie, ne sommes-nous pas des analectes se gavant de miettes de pensées tombées de la table de ceux qui se proclament les hérauts de la vérité. De la Vérité? Faute de pain « frais » pour nous-même, nous nous gavons de « pain d’chien« .

Peut-on retrouver le goût du « bon pain » avec des miettes inlassablement recuites?

Alors?

Nous devons considérer que nous sommes loin de « l’achèvement » de l’Humanité qui n’est que suite de constructions, démolitions et créations. Dans 40 000 ans, quel regard porteront nos descendants sur nos civilisations? Sans doute le même regard condescendant que nous portons à l’homme de Cro-Magnon.

Nous construisons les ruines du futur.

Nous ne sommes qu’un barreau dans l’échelle de la Vie. Il faut assumer nos faiblesses. Il faut assumer nos forces. Plus encore, accepter les forces et faiblesses « des autres« .

Il nous faut accepter que tout est éphémère. Nous sommes éphémères.

Faut-il « jouir » en proclamant: « après nous le déluge« ?

Certes NON!

Nous sommes ceux qui nous ont précédés. Nous sommes ceux qui feront « demain« . Une victoire , aussi éphémère, aussi discrète soit-elle est une pierre pour l’Avenir.

Devons-nous alors nous désintéresser du « présent »?

Certes NON!

Nous avons le droit au bonheur pour le temps présent. Mais le vrai bonheur est un » produit » collectif au bénéfice de tous. La définition du « bonheur » sera le fruit de la réflexion de tous. La définition du « bonheur » ne sera jamais définitive.

Pour moi, cette quête universelle serait un réel progrès pour l’humanité. Le combat contre l’égoïsme, la priorité de nos luttes.

Mais la priorité la plus accessible serait la diffusion accrue des connaissances et des savoirs pour permettre à chacun de gagner en « liberté » et en « esprit critique« . Le choix n’est pas un effet de « l’instinct conditionné », mais de la réflexion. Encore faut-il que l’Homme ait soif de connaissances et de savoirs.

C’est dans le désert que l’Homme connait le plus la soif.

Ne négligeons pas les déserts, ils servent plus l’humanité que les oasis.

Etienne Lallement – Saint-Joseph – La Martinique – le 29 novembre 2020 –

œuvre de Fabien Mérelle – palais des Régates – Le Havre

Le Sage que nous devrions chercher, est-il de nature humaine ?

https://fr.wikipedia.org/wiki/Bangalore

Lettre à Mireille, Laurence, Corinne, Thérèse, Maurice, Anaïs, Laurent, Emilie, Claude, Marlène, Jean-Claude, Charles, Colette, Marie-Hélène et quelques autres

Pourquoi dans mon précédent propos, j’écrivais « comment extraire le Sage qui sommeille en chacun d’entre-nous ? ». J’ai hésité sur le choix du verbe, mais mes racines « Houillères-du-Bassin-du-Nord-et-du-Pas-de-Calais » ont influencé ma décision. J’écrivais donc « extraire » en référence et respect pour le mineur qui visite l’intérieur de la terre pour en « extraire » la pierre noire « fossilo-végétale » d’où jaillit la flamme lors de noces alchimiques où la mariée se prénomme « oxygène ». Désormais, avec son frère « pétrole », le charbon est condamné. L’Humain doit interrompre ce cycle « vieux comme le monde » de « vie-mort-vie » au risque de périr, de disparaître lui-même de la surface de la terre. L’apprenti-sorcier voit le ballet de ses ambitions s’emballer. Dérailler.

« Vie-mort-mort ». Les gourmandises brisent le cycle vital. La régénération n’est pas « faits » de magie ou de miracle, mais de temps. La nature prend son temps pour se renouveler et gare à celui qui veut la doubler ! La nature reprend le contrôle des opérations.

Humain ! L’avenir est dans tes mains ! Il est temps de « prendre-son-temps » ! Nous aboutirons tous, à notre heure, sur la ligne d’arrivée.

A ce stade, la question peut se poser : 

« Le Sage que nous devrions chercher, est-il de nature humaine ? ».

Avec l’actualité, les réseaux-asociaux sont envahis « d’éructeurs » professionnels ou amateurs aux discours mortifères. Leur fonds de commerce est de semer le doute, le trouble, la peur, l’angoisse. Leur chalandise gonfle au son des complots, conspirations, machinations. D’un bruit qui court, d’une bribe d’information non étayée, se tissent des scénarios d’enfer. D’un synopsis indigent nait l’apocalypse.

Un soi-disant médecin annonce le flicage prochain de la population tout entière. La voix vibre de trémolos et se module propre à créer l’angoisse. Prédicateurs millénaristes sans crucifix. Nous ne connaissons ni son nom, ni son adresse, ni le lieu où il exerce sa profession. De tous temps, les gouvernements de tout pays surveillaient leurs ouailles. Désormais, ils sont largement dépassés par les nouveaux maîtres du monde. L’économie et la science. Les brevets rapportent des millions. La revente de fichier crée les milliardaires. Le « soft » bat le « hard » par KO ! Nos « détails » bancaires, notre fichier médical, notre profil fiscal et judiciaire, nos habitudes de consommateur sont accessibles à qui les moyens de les payer sous une forme ou sous une autre. Quand j’héritais de mes parents, des propositions de placements et investissements sont apparues. Dernièrement, je cherchais à me procurer un câble audio des plus ordinaires. Je renonçais à mon achat. Le lendemain, je recevais quatre propositions pour ce même type de câbles. Par ailleurs, je consulte des « tutos » sur « YouTube » sur le travail du bois : je suis envahi de propositions en tout genre pour le bricolage en général et le travail du bois en particulier. Je prends ma voiture, un train, un bateau, un avion…je suis suivi à la trace. Vous accouchez et des propositions commerciales arrivent sans que quiconque n’ait levé le petit doigt.

Alors que faire ? Renoncer ! Renoncer aux soins, renoncer à l’informatique connectée, renoncer aux services bancaires (cartes de crédit, prêts et autres), renoncer au téléphone et la télé ? Sommes-nous prêts à lâcher ce qui a envahi notre quotidien ? Accepter ou renoncer au monde actuel ?

L’atome a fait la preuve de ses limites et pourtant il a été par « la bombe », le fer de lance de la « dissuasion ». « Un outil de sauvegarde de la paix » prétendaient ses partisans. Cette force est désormais ridicule face aux nouvelles menaces.

Demain, ce qui nous fait si peur aujourd’hui, sera consigné au grenier de l’Histoire.

Faisons confiance aux humains pour se créer d’autres dangers potentiels plus extravagants ! Plus terribles encore !

Dans les années 1960, le président de la Chine, Mao Tse Tong proclamait que l’unité d’un peuple se faisait face à un ennemi commun. Le « Covid 19 » est un ennemi commun à plus de 7 milliards d’individus. Pouvons-nous lui opposer les forces conjointes de l’humanité tout entière…soit 197 pays reconnus par l’ONU ou 324 qui revendiquent leurs existences.  Les ennuis commencent ! Les forts reconnaissent ou ignorent. La raison du plus …plus fort en quoi, d’ailleurs ?

L’ EGO prend le dessus. Ego de personne. Ego – entretenu – de nations. Le patriote doit savoir mourir…mourir pour quoi, pour qui, d’ailleurs ?

La « clientèle » des uns et des autres sautillent d’un pied sur l’autre en perpétuel déséquilibre.

Le séide vire au sycophante dans l’espace d’une phrase ! Quelle bitte pour quel amarrage ? Le commun des mortels surnage et suffoque dans la mer des marasmes. L’Amérique ne fait plus rêver.

Les deux maîtres du monde sont le pouvoir et l’angoisse. Suzerain et vassal. L’un n’existe pas sans l’autre. Carburant et comburant. Gouvernement de maîtres-esclaves.

Devons-nous procréer ?          

Devons-nous procréer ? Voilà donc la question qui doit travailler plus d’un couple !

Ô que OUI !  Nous le devons !

Ma réponse pourrait en étonner plus d’un à la suite des propos qui précèdent : il est impératif que la vie gagne le combat contre l’ignorance, l’hypocrisie et l’intolérance, ces miliciens du pouvoir et de l’angoisse.

L’ignorance : l’Histoire de l’Humanité, classée au rang de vestige de l’éducation, nous apporte la preuve que la vie est en perpétuel progrès. Notre nez coincé entre le présent et notre égoïsme, nous empêche de réaliser notre existence comme un épisode de progrès. Ce progrès n’est certes pas linéaire et oscille. L’inhumain se dispute à l’humain. L’humain, peu-à-peu, avec le temps, prend le dessus. Notre esprit étroit manque de recul pour pouvoir juger de la réalité de cette évolution. Notre civilisation actuelle est un maillon de la chaîne du progrès. Même si ce progrès nous semble se faire au prix « du sang et des larmes ». Nous passerons le relais à nos enfants forts de notre expérience pour qu’ils puissent créer ce que nous n’avons pu qu’ébaucher. Mais, ils feront peut-être « table-rase » de nos rêves avortés. L’éducation doit être la priorité de nos existences. Dès le premier jour. Les premières années sont capitales. Les parents, les nounous, tous les personnels des maternelles, les instituteurs sont des acteurs majeurs de l’éducation et par là des vecteurs du progrès de l’Humanité tout entière. A partir du collège et jusqu’au bout des études, de la vie même, seules de légères « corrections de trajectoires » seront possibles. L’ignorance emportera dans son naufrage, l’hypocrisie et l’intolérance. Dès l’éveil à l’apprentissage, devraient intervenir les « philocrates » pour pouvoir aider à accoucher le Sage ! Le Sage est humain ! Il faut…

Extraire l’Être.

Etienne Lallement – le 9ème jour du 5ème mois de l’an 0 de l’ère du Coronavirus – soit le 9 mai 2020.

Rien plutôt que quelque chose?

Pourquoi n’y-a-t-il « moins que rien » plutôt que quelque chose?

Pouvons-nous encore avoir des idées neuves au XXIème siècle? Pouvons-nous encore évoluer au chapitre des idées? Pouvons-nous inventer un nouvel « art de vivre »? La réflexion métaphysique est-elle dans l’impasse? La réflexion ne mène-t-elle qu’à rien ou à l’insignifiance. L’angoisse du rien. Le retour au rien. Au Grand-Rien!

Toutes les sciences dites « exactes » semblent évoluer, voire faire des bonds impressionnants, faire des découvertes révolutionnaires…les sciences humaines et sociales me semblent patauger dans un marasme chaotique.

Que pourra-t-il naître de ce chaos? Pourra-t-il en sortir seulement, quelque chose? Ne serait-ce que « des idées », des « idées neuves », des « idées révolutionnaires »?

Nos montagnes ne semblent accoucher que de souris…que de presque-moins-que-rien au chapitre des « Idées »… à preuve du contraire!

Nos prétendus, soi-disant philosophes et tous autres conseilleurs portant calottes ou brûleurs d’icônes, ne sont que des érudits qui débitent des citations, des versets, des aphorismes et apophtegmes à longueur de discours. La confortable et culpabilisante religion de ma jeunesse m’a surtout incité à croire et à espérer. Non à réfléchir.

Les méthodes ont à peine changées: des flots de gesticulations publiques et médiatiques effrénées saturées de poncifs pillés tous azimuts. Les pantins « philopaillettes », les guignols du castel audiovisuel prennent la liberté de nous bastonner des férules de leurs pillages. Distinguerons-nous un Ali Baba, s’il en existe un, parmi quarante voleurs et plus. Les pilleurs de tombes, bruyants, ébouriffés de leur connaissances, ne parlent que le verbe haut avec la sublime apparence de ceux qui doutent et qui refusent de douter. La méthode est simple: il suffit d’imposer au plus grand nombre le plus chancelant des raisonnements pour occulter ses propres angoisses. L’être qui crie est un être dangereux, L’être qui crie est un être en grand danger pour lui même…donc pour tous. Les plus grands verbiages cachent les plus grandes angoisses et leurs auditeurs ont besoin de béquilles à leur propre déséquilibre. Les analyses des compilateurs d’idées est certes intéressantes, mais sentent la « recuisson » : seule la sauce change. La question se pose :

A-t-on épuisé le chapitre de la « Sagesse »?

Souvent, nous sentons poindre la dictature sous les mots. Au nom de la « sacro-sainte » raison , les humains aiment à se laisser imposer les contraintes qui leur offriront la liberté de ne pas penser.

« Liberté, Egalité, Fraternité! » criaient les révolutionnaires en coupant des têtes à tout-va!

Raison! Que de crimes ont été perpétrés en ton nom!

Le danger nous guette. La tyrannie suinte des fissures de l’emplâtre qui tente d’étouffer les esprits angoissés, torturés et bientôt torturants.

Ils nous faut trouver des sages pour nous fédérer.

Trouver des sages à notre époque parait bien difficile, voire impossible, dans le tumulte omniprésent! Les sages sont discrets, invisibles. Humbles. Il nous reste à les chercher, les trouver, les écouter, les convaincre! Mais une question se pose: nos penseurs du XXIème siècle se condamnent-ils, eux-mêmes au silence? Mais un problème se pose: chacun d’entre nous rêvent d’un sage à son image, surtout pliable à sa volonté! A son rêve! Je fais le pari qu’aucun véritable sage n’accepterais de « gouverner » des humains.

A-t-on épuisé le chapitre de la Sagesse?

Et bien: NON. J’en suis convaincu, contrairement à ce que pourraient laisser croire mes propos liminaires.

Il y a un SAGE en chacun d’entre nous. Un SAGE à libérer. Pour le libérer, il faut deux choses. En premier, une volonté individuelle de libération. En second, une méthode.

La méthode est de la responsabilité de nos « professeurs-possesseurs-de-philosophie » et se résume à la question:

Comment extraire le SAGE qui sommeille en chacun d’entre-nous ?

au risque de déplaire

Etienne Lallement – le 4ème mois de l’an 0 de l’ère du Coronavirus – soit le 29 avril 2020

Ne laissons pas la forêt nous cacher l’Arbre!

Via Francigena – GR 145 – Chemin du Viel-Fort – Artois

En réponse à Marco, Corinne et quelques autres…

L’Homme a ses raisons que la Raison ne connaît pas. L’Homme a créé la Raison, sa Raison, mais l’adapte à ses besoins du moment… et il a toutes les bonnes raisons de le faire. Selon lui.

Actuellement nous sommes submergés d’informations sur un seul et même sujet : le coronavirus.

L’arbre qui cache la forêt direz-vous ? Pas sûr. La forêt s’agite et nous masque l’arbre. L’Arbre.

« J’accuse » est le refrain à la mode. J’accuse les uns de faire, les autres de faire trop peu ou de ne rien faire. Chacun, bardé de son incompétence, juge chaque autre. Les exécutions se succèdent au peloton des langues et des plumes acérées au fiel de la vindicte. Personne n’aime l’impuissance face à l’inconnu, face à la méconnaissance, face au non-savoir. Alors il faut dire, il faut crier, il faut hurler…Il faut cracher des décibels verbeux en guise de seuls arguments pour dominer l’autre. Rapidement des vomissements de verbigérations pour dominer ses propres angoisses. Tenter de…

Celui qui subit ne sait où donner de la tête. Alors, celui qui subit, dans un sursaut d’ultime respiration condamne à son tour et fusille à tout-va. Nous nous tournons de préférence vers des propos qui caressent notre intellect dans le sens du poil. Ce n’est généralement pas le meilleur des discours. Y-a-t-il seulement des discours meilleurs que les autres ? Ou pires?  Tous « prétendent » pour nous rassurer, pour se rassurer. Et pourtant, pourrait-on, doit-on annoncer à la face de tous : « Je ne sais pas ». Mais voilà bien la phrase que personne ne veut entendre. Le mensonge ou le charabia est un pis-aller qui ne fait que reculer l’affrontement avec la réalité. Plus dure sera la chute !

Un jour, j’ai eu à échanger avec le professeur Pierre Joliot qui venait juste de quitter la présidence du comité d’éthique du CNRS. Je lui demandai de me définir le mot « éthique ». Il écarta mon micro et me dit simplement : « Ne me posez pas la question. Je ne sais pas. » Belle leçon d’un petit-fils de Marie et Pierre Curie, fils du couple Joliot-Curie, tous les quatre Prix Nobel. Néanmoins, en sept minutes, nous avions brossé une définition bancale du mot. Une définition qui me parait toujours bancale. Comme la Raison, l’Ethique se définit à l’aune de chacun. A chaque Ego, son dictionnaire.

Le bouc émissaire est par excellence « le politique » de tous niveaux. Quoiqu’en jugent certains, ils n’ont pas choisi les « meilleures places ». Ceux qui arrivent au pouvoir, aux pouvoirs, quels qu’ils soient, sont des « amateurs ». Des rêveurs sans doutes. Alors, ils s’entourent de « conseillers » bardés de leurs savoirs et gonflés de leur « Ego ». Le pouvoir crée l’angoisse et le vertige. Le détenteur du pouvoir devient boulimique pour calmer ses peurs et sublimer ses vertiges. Ainsi naissent les tyrans. Ainsi s’en suivent les révolutions. Ainsi s’imposent les dictatures. Puis revient le temps des tyrans. Et ainsi de suite…

Le chaos engendre le chaos. L’ordre n’est qu’une utopie qui ne satisferait personne. L’Homme a besoin du chaos pour exister.

Nous devons faire « avec ». Ou changer le monde. Mais la volonté de changement est-elle réelle ?

Il suffit de lire les « réseaux-sociaux », la solution est là. Chacun y va de sa solution miracle tellement évidente que « ceux qui sont aux pouvoirs sont vraiment des imbéciles de ne pas y avoir pensé « avant » ! Ceux qui sont aux commandes sont des voleurs, des criminels, des assassins. Moi si j’étais au pouvoir… »

Justement, pourquoi ne sont-ils pas au pouvoir, les donneurs de leçons, les possesseurs de la vérité, les inventeurs de solutions miracles ? Nous nous comportons comme des supporters de matchs de foot. Depuis les tribunes nous invectivons ces bons-à-rien qui ont perdu la partie, cet avant-centre qui a raté ce but inratable. Quand ils gagnent, c’est « nous » qui gagnons, mais « malheur aux vaincus ». Pour l’arène, nous payons chers les gladiateurs, mais notre pouce glissera rapidement du zénith au nadir pour l’immolation du vaincu, celui par qui est venue la déception. La roche Tarpéienne est toujours aussi proche du Capitole. Malheurs aux vaincus !  Si l’occasion nous était donnée, nous bâtirions des holocaustes pour ceux qui ont pris « nos » responsabilités », mais échoué dans leur mission: notre satisfaction « dans les plus brefs délais ». Le fil d’une épée nous sépare du temps des assassins. Ah! Si les choses étaient aussi simples que sur « Instagram » ou « Facebook », ces vomitoires de l’impuissance. « Vae victis ! » « Vae victis ! » « Vae victis ! »

Alors que faire ?

« VIVRE !!! » faisons de l’épreuve, une force de vivre !

Notre « Être » est un roman porté à l’écran.

Nous nous « régalons » des romans que nous lisons, des films que nous voyons. Sont-ils des histoires sans histoires, des histoires insipides aux béatitudes éternelles ? Que non ! Nous nous régalons des malheurs et des violences. Les fictions battent en brèche la censure de notre intellect et de notre esprit. Rapidement les « fins heureuses » nous déculpabilisent d’avoir joui de ce que notre morale et notre éducation réprouvent. Nous transférons sur les « héros » nos passions inassouvies, nos rêves inaccessibles, nos haines, nos amours… nos refoulements.

Pourquoi ne pas vivre au-dessus de nos rêves…un peu…beaucoup…passionnément !  

Nous n’avons, certes pas tous, les capacités de supers héros, mais avons la capacité de nous dépasser nous-même, de nous extraire de notre canapé et décider « aujourd’hui, j’y vais ! ».  

Aller où ? Où nous voulons ! Où nous déciderons d’aller! Mais allons-y en toute conscience ! Et advienne que pourra !

Soyons l’Arbre capable de se distinguer de la forêt.

Même si nous rêvons de changer le monde, allons-y même si notre influence ne doit être qu’ultrasensible.

Les Grecs avaient écrit « Connais-toi, toi-même… » sur le fronton du Temple de Delphes. Nous avons à apprendre qu’elle est notre place dans la société et d’y remplir la mission qui nous est dévolue en fonction de notre « Être ». La nature nous conduira à la bonne place, au bon moment. Laissons « les-autoproclamés-super-héros » faire « des exploits » tout en sachant que tout « super » soient-ils, ils ont toujours besoins de « plus-petits-que-soi ». La vie sociale se doit d’être « une et indivisible » emprunte de respect individuel.

Alors, le « coronavirus » dans tout cela ? Si certain paieront de leurs vies cette épreuve, il faudra que l’Humanité tout entière tire de cet aléa, des leçons pour réorienté son cheminement. Le XXème siècle nous a laissé une leçon magistrale : « les Humains » ne savent pas tirer de « l’Histoire » les remèdes à ses divagations.

Un virus pourra-t-il convaincre après avoir contraint!

Etienne Lallement – Le 26 mars 2020

Combat d’arrière-garde?

Très petite araignée tissant sa toile dans la végétation de la plage de la Pointe-du-Bout . La Martinique.

Depuis un certain temps, nos gouvernants français veulent réformer les modalités du départ pour la sacro-sainte « retraite » pour chacun d’entre-nous.

Ô vous dirigeant – ou qui croyez l’être – Ô vous consentant… Ô vous contestant… Ô vous j’m’en-foutiste…vous me la baillez belle! Etes-vous vraiment ignorants ou aveugles à ce point?

*Une révolution se prépare; l’âge de la mort décidée, de la mort programmée.

Il appartiendra à un groupe politico-économique bardé d’intelligences artificielles de définir pour chacun « le seuil de rentabilité« . Ce qui importera, dès lors, à notre société occidentale et consort sera notre apport de plus valus. A partir de quel âge, à titre individuel, rapporterons-nous encore à la société « capitaloconsumériste »?

Nous rapporterons plus que nous coûterons? Nous aurons le droit de vivre ou de survivre. Gare à nous si notre balance comptable est négative! Notre cessation de paiement individuelle envers la société nous poussera vers le crématorium. Fini le cimetière! La spéculation foncière l’aura enterré!

Il sera temps de nous faire plier bagage pour soulager l’humanité de notre encombrante personnalité.

La retraite ne sera plus un problème. Le mot « retraite » aura rejoint les pages du « dictionnaire des mots disparus ».

Cyniquement vôtre,

Etienne Lallement – 12 janvier 2020

*du second degré certes, mais si nous n’y prenons pas garde, l’humour le plus grinçant pourrait devenir réalité! Au XXème siècle balbutiant, qui aurait pu imaginer la réalité d’un nazisme suivi par presque tout un peuple et bien au delà?

Combat 2020 etc.

La Martinique – Saint-Pierre – Volcan de la Montagne Pelée –

Tous les malheurs du monde – ou tout ce qui est réputé comme tel – ne seraient-ils pas simplement un grand, un énorme manque de confiance en l’humanité, en l’homme, en nous-même ?

Qu’utilisons-nous de nos propres facultés ?

Si peu ! Tellement peu que le monde semble figé dans une paralysie, organique, psychologique…philosophique. Les bons et beaux discours hyper médiatisés, saturés de citations qui sembleraient nous prouver le contraire, ne sont que … épiphénomènes.  Et toujours incompréhensibles et inacceptables pour le commun des mortels.

Des mondes se juxtaposent et s’opposent…L’aristocratie n’est plus princes ou barons.

Toutes classes confondues, nous remettons à d’autres ce qui est de notre propre ressort, de notre propre responsabilité. Par manque de courage. Par manque de confiance en soi.

Certes, nous ne pouvons pas tout faire. Mais…face à la problématique du choix, allons-nous à l’essentiel ? N’optons-nous pas trop souvent pour le chemin de la facilité ? Notre cheminement n’est-il pas guidé par le, les miroirs aux alouettes ? Le rêve étouffe bien et trop souvent ce qui nous pousserait à l’action. Nous déchargeons, en catastrophe, le poids de nos responsabilités sur d’autres épaules. Et gare à celui qui ne remplirait pas « nos » missions !

De volontaire à velléitaire, il n’est que l’épaisseur d’un soupir, un souffle de désespérance. D’un désenchantement.  Le rêve passe. Notre énergie se meut en jalousie qui s’engouffre lourde d’agressivité, lourde de haine.

Paradoxe : Dans une spirale infernale, chaque rêve avorté nous pousse à la désespérance qui elle-même nous pousse à  rêver encore et toujours plus!

Juger mes semblables me met au banc des accusés et sans nul doute, en fin de comptes et de contes au banc des condamnables. Des condamnés ?

Alors « quid » du bonheur que chacun se souhaite plus ou moins hypocritement par des formules forcées par la tradition, la superstition et la peur du « qu’en dira-t-on ? ».

Le bonheur existe-t-il sans l’égoïsme ? Le genre humain existerait-il et perdurerait-il sans l’égocentrisme ?

Faut-il choisir entre la liberté et le bonheur ? Sont-ils compatibles, miscibles entre eux ?

Et d’abord qu’est-ce que le Bonheur que nous nous souhaitons mutuellement ?

Chacun d’entre nous à sa propre définition… toujours autocentrée.

Et pourtant !

Et pourtant, j’ai confiance. Je crois en l’Humain.

Prenons le recul suffisant pour considérer la vie de l’Humanité ! Sur l’échelle de l’Histoire, nous sommes des privilégiés et un peuple universel de progrès. En progression. Mais notre caractère égocentrique ne nous fait considérer que notre microcosme, micro temporel. D’où notre désespoir, nos crises de désespérance.

Arrêtons de nous retourner avec mille et un regrets sur un « passé » dont nous ne percevons que des « Images » biaisées.

AMOR FATI inné ou à conquérir de haute-lutte !

La vie est une lutte ! Alors bonnes luttes pour 2020 et surtout bon choix pour la direction de nos efforts. Les victoires ne sont les résultats des efforts d’un seul mais d’efforts collectifs !

Individu, combattons avec confiance, résolution et pugnacité, l’hypocrisie, l’ignorance et le fanatisme…qui sommeillent en nous ! Cette victoire sur nous même, sera un énorme progrès pour l’Humanité tout entière.

Si, si !

Donc Béa se joint à moi pour nous souhaiter à tous de changer le monde en nous changeant nous-même

Etienne Lallement

Pièges à cons?

Nous participons depuis trois ans au « Relais-pour-la-Vie », action de sensibilisation au dépistage du cancer du sein. D’année en année, ceux qui contestent le bien-fondé, voire l’honnêteté, de cette action, se font de plus en plus entendre. L’un d’entre eux est – annonce-t-il – un éminent cancérologue.

En peu de mots : « Le Relais pour la Vie » est une escroquerie. Un piège à cons !

Moi, je sais. Mieux, je connais.

Grâce à mes interminables « glissades exploratoires » sur le Net, sur les réseaux sociaux et Facebook en particulier, j’ai appris de « sources sûres et de démonstrations convaincantes » que l’animation à but humanitaire est un piège à cons. Que le réchauffement climatique est un piège à cons. Que la politique est un piège à cons. Que la pub est un piège à cons. Que l’information est un piège à cons. Que la mode est un piège à cons. Que la religion est un piège à cons. Que la Franc-maçonnerie est un piège à cons. Que l’amour est un piège à cons. Que la femme est un piège à cons pour l’homme (et pas que pour…). L’homme est un piège à cons pour la femme (et pas que pour…). Tout ce qui me flatte et m’attire est piège à cons.

Bref ! La vie en sa totalité ne serait-elle qu’un immense piège à cons ?

Ne me reste-t-il que la mort pour ultime issue à ce piège infernal ?

Et bien non ! D’après un article d’un journal scientifique de réputation mondiale, co-signé par de très sérieux enseignants-chercheurs d’une célèbre université américaine, la mort serait une invention des pompes-funèbres pour nous pomper* notre argent, faire fortune à nos dépends !

Nous courrons samedi et dimanche et tant pis si nous passons pour des cons!

Etienne Lallement – 25 octobre 2019

*d’où leur nom

Relais-pour-la-Vie en Martinique

11 novembre…

P1420035-002

Aujourd’hui 11 novembre…

Aujourd’hui 11 novembre 2018, je ne célèbre, ni ne chante l’Armistice.

Encore moins une victoire.

Aujourd’hui, je pleure cette part de l’humain qui fait de lui, de nous, de moi des assassins en puissance. Il suffit que l’un dise à l’autre « tue ! » pour que l’autre, que nous, que moi devenions des assassins. Si je n’y prends garde, cet assassin, ce sera moi. Si je me rebelle, je deviendrai, sur ordre, le traître, fustigé, honni par un cheptel conditionné qui deviendra mon bourreau. Pour l’exemple.

11 novembre 1918. Une illusion de paix. Pas la Paix. Armistice n’est que suspension des hostilités.

11 novembre 1918. Celle qui se fait appeler « Humanité » enterre une seule et petite tête de l’hydre.

Elle l’enterre avec ses racines.

Depuis, la guerre est plus que l’affaire de quatre années. Elle s’éternise. Elle se déplace. Elle rampe. Elle explose. Elle ravage. Nulle parcelle de terre n’est à l’abri de la folie guerrière. Celle qui se fait appeler « Humanité » pille et détruit. Se fait complice, donc coupable. La violence revient vers des champs qui se croit désormais épargnés parce qu’il ont, un jours, connu l’horreur et l’honneur, vers des champs funèbres devenus des terres fertiles pour l’ivraie, des terreaux de la haine et de l’asservissement. Dans une presque indifférence qui n’est qu’impuissance.

Elle revient car nous portons en nous une part de cruauté qui résonne et s’éveille au son des clairons. Clairons qui légalise le meurtre. Clairons qui autorise la cruauté. Clairons qui glorifie la mort. Clairons qui réveille en chacun de nous notre part d’ombre, notre part d’enfer.  L’humain n’est qu’une part de l’Être. L’Être est abîme. Un néant où s’engouffrent, aspirés, l’humain et l’inhumain qui se fondent et se confondent.

Le vainqueur érige sa volonté en loi. Le puissant impose sa volonté en « Vérité ».

Vainqueurs et vaincus sont guidés par la peur. L’angoisse mène le monde. L’ignorance est « matrice » de l’angoisse. Le vainqueur impose au vaincu l’ignorance. Le vainqueur ne veut pas connaître, ne rien connaître que sa loi…

L’inconnaissance rassure. L’inconnaissance conforte. L’inconnaissance soumet.

Les vérités, pas plus que « La Vérité », ne sont des dictas, mais une révélation. Une révélation n’est ni un enseignement, ni un conditionnement, mais le lent mûrissement d’un travail personnel. Plus les humains se regroupent, plus ils s’agglomèrent pour ne pas avoir à penser. Plus ils deviennent inhumains, asservis. Ils s’asservissent croyant se libérer. Ils s’asservissent pour gagner du temps. Temps qu’ils s’ingénieront à perdre pour se libérer de l’essentiel. Nous nous asservissons à la distraction, au futile, au dérisoire.

Il nous appartient de choisir entre les plats préparés des faiseurs de « prêt-à-penser » ou prendre le temps de cultiver et cuisiner notre Être avec des condiments que nous aurons choisis sur le marché de l’existence. Comment apprendre à choisir ?

Nous devons cesser de nous unir « pour-ne-pas-penser » ou penser comme la masse. Nous devons cesser de nous unir pour diluer, nier nos responsabilités. Éternel combat du droit et du devoir ou le devoir est souvent vaincu et le droit vainqueur. Revendications !

Démocratie. Illusion de pouvoir. Nous élisons des « chefs »…Des chefs ? Tous le croient. Illusions de l’autorité. Ces chefs ne sont que boucs émissaires, bêtes de somme, taureaux d’holocauste…

La démocratie permet à la masse électrice de désigner pour des raisons inconnues, obscures ou inavouables, dans la douleur ou la joie artificielle d’un soir, permet de désigner des ânes bâtés de ses propres incompétences et incuries. A tout-va et tout propos, la masse bat les flancs de la monture en omettant de battre sa propre coulpe. A une demande de masse, tout un chacun exige une réponse individuelle. Mission impossible.

Ainsi va le monde. Ainsi va notre « petit-monde » qui eût à choisir entre la dictature d’un chef, voire d’un tyran-et-sa-cour et l’illusion de la dictature du prolétariat. Les unes ou les autres ne sont que dictatures. Toutes sont fragiles. Toutes génèrent de l’angoisse. L’angoisse, la violence.

N’y aurait-il de débouchées que violentes ? La violence doit-elle répondre à la violence ? Les révolutions ont démontré qu’elles débouchaient sur d’autres dictatures.

L’angoisse mène le monde. L’ignorance l’asservit.

Pour être Libre, l’Être Humain doit connaître et savoir.

L’Être Humain ne peut se sauver qu’individuellement. Pour se sauver individuellement, l’Être Humain doit être libre ou en voie de libération.

Pour être Libre, l’Etre Humain doit connaître et savoir.

Seul, le bien a besoin d’être défendu par la force. Force, mais non-violence. L’Être Humain se défend, se défendra par la mise sur la voie et la liberté de connaître ce qui il est dans son individualité. Non pas l’image de lui que d’aucun lui impose, mais celle qu’il n’aura de cesse de chercher en lui plutôt que de courir des chimères rassurantes…éphémères.

Que le voile se déchire: Aléthéia

Etienne Lallement – 11 novembre 2018

https://sydrach357.com/2013/08/12/france-inde-naguere/

Pillage de sépulture…

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Pour ouvrir une parenthèse dans ma lecture des auteurs martiniquais, j’ai entamé un livre signé Guy Deloeuvre intitulé « Jean d’Ormesson – Les bons mots ». offert par ma petite sœur Thérèse.

L’essentiel de l’ouvrage est la retranscription in extenso (?) des prises de paroles de l’auteur décédé. Discours d’accueil. Discours de deuil. Ici s’arrête tout l’intérêt du livre. Le reste est décousu, assemblage de bric et de broc. De tout évidence, la rédaction est bâclé dans la précipitation. L’émotion du moment de deuil devait en faire un succès. Un gros tirage. Il fallait faire rimer d’Ormesson avec pognon. L’académicien méritait une autre oraison funèbre que les accents cupides d’un folliculaire. On ne s’improvise pas Bossuet. N’est pas d’Ormesson qui veut. Encore qu’ici cette volonté fait défaut.

Etienne Lallement

photo de la couverture du livre qui porte pour référence: Printed in Poland by Amazon Fulfillment Poland Sp.zo.o, Wroclaw. – montage photographique et détourage par In Pixio Photo Clip 7