Voici venue l’heure du dédouanement…

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L’eau, la terre, l’air, le feu, la nature et l’être humain

Vœux pour 2018

Nous allons nous précipiter dans les quelques semaines qui suivent pour gratifier tout un chacun de la formule traditionnelle, superstitieuse, anti-culpabilisatrice et salutaire : « Bonne Année ! Bonne Santé ».

Et pourquoi pas « sincères condoléances » pour l’année 2016 trop tôt disparue ?

Et puis…

Et puis chacun de nous retourne cultiver son pré carré.  Nous oublierons, rapidement, la plupart des personnes gratifiées en quelques secondes à peine, de notre lapidaire et un poil hypocrite : « Bonne Année ! Bonne Santé ! ».

Et si cela nous engageait ? Et si cela devenait un serment : « Je m’engage à faire en sorte que, pour toi à qui je m’adresse, l’année 2018 soit une Heureuse et Bonne Année ! ».

De ce fait, les destinataires de nos bons vœux seraient beaucoup moins nombreux…Nous avons tellement de choses à faire ! Les vœux, formule de politesse, donnent du plaisir à qui les reçoit…Soit !

Et si nous allions un peu plus loin que le bout de nos vœux ? Faire franchir la frontière qui sépare le plaisir du bonheur.

Si chacun fait à chacun « un peu », même « un petit peu », le destinataire sera comblé de beaucoup de « petit peu » ! Le « Bonheur » n’est pas un fait unique, mais la multiplication de petits bonheurs. Celui qui donne s’octroie déjà à lui-même du bonheur. Alors pourquoi hésiter ?

Mais sachons accepter le don sans retour ! Ne faisons pas de nos relations humaines des échanges mercantiles, même si « c’est moi que j’aime à travers toi *» comme distillait la chanson de ma jeunesse.

N’exigeons de personne qu’il soit à l’image que nous rêvons de lui. Sachons accepter l’autre dans toutes ses différences. Soyons plus que tolérants. Soyons respectueux et attentifs à ce qui nous différencie : l’école des hommes est le regard qu’il porte sur l’autre autant que sur lui-même, non pour la critique et le jugement « condamnant », mais comme combustible au moteur de sa propre existence.

Il est une autre condition au bonheur : « savoir demander ». Combien de fois dans notre quotidien sommes-nous à deux doigts d’un quelconque bonheur…Il nous manque si peu. Alors, il nous faut savoir solliciter, celui qui ne voit pas, celui qui ne soupçonne pas notre besoin. Humilité ! La demande n’est pas facile : la fierté, la peur du refus, la peur de déranger… Il faut oser. Ici pas question de charité, mais d’échange de plaisir. Echange de bonheur. Il est autant de bonheur à donner que recevoir.

Alors, vous l’avez compris, Béatrice et Etienne Lallement ne vous souhaitent que du bonheur… et si nous y pouvons quelque-chose, aussi peu soit-il…

Frappez et nous vous ouvrirons

Que 2018 soit une année de respect mutuel et de Paix.

*« C’est moi que j’aime à travers vous… »

D’Ormesson, Hallyday….

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Angoisse et goutte d’huile !

Que de bruit. La mort fait du bruit ou plutôt le cause.
Dans l’espace de vingt-quatre heures deux hommes cessent de vivre et la vie de beaucoup est bouleversée. Chacun s’exprime, en folliculaire se transforme, pour parler d’êtres qu’il n’a pas connus. En effet, il n’en connait que des images fabriquées dans les chaudrons bouillonnants des médias et jamais tamisées, à quelque niveau que ce soit, d’un quelconque esprit critique. De quelconques propositions divergentes pour ajuster son jugement.

Et même : dans les gardes rapprochées, ami ou ennemi peuvent-il, déjà, être objectifs ?

Mais en fait, le fidèle-adorateur ou l’iconoclaste ne recherche pas la pluralité des opinions. Il lui est servi le film de son rêve, le voile de ses illusions, et il refuse toute atteinte au scénario.

En fait, l’humain fabrique ce qu’il veut croire et s’y accroche comme un naufragé au radeau de la Méduse. Là est le frêle esquif de sa survie, de son espoir. L’être a besoin de certitudes comme autant d’étais à la charpente de ses fragiles convictions. Et gare à celui qui sèmera le doute et l’angoisse.

Il dresse, pour ses besoins, sa vie durant, des autels à des idoles qu’il a lui-même engendrées. Combien de croyants religieux de tout courant, d’incrédules, combien d’anticléricaux, combien d’athées sincères sont devenus « idolâtres » en contradiction de leurs propres affirmations ou négations.

A ces idoles, l’humain transfère son ego. Il vit par procuration. Il cultive son opium. Il rêve sa vie. La vie dont il ne sait pas tirer la quintessence. Personne ne lui a jamais appris, car il fallait faire bien d’autres choses de sa vie.

« Jean d’Ormesson possédait le talent et l’esprit qui me faisait défaut. » n’avoue pas l’un.

« Johnny Hallyday menait la vie de paillettes dont je rêvais et rêve encore. » avoue l’autre des étoiles plein les yeux.

Chacun est dans l’erreur, dans l’erreur commune, de croire que « certains » sont plus indispensables que d’autres.

Le plus humble d’entre nous a une responsabilité majeure dans l’existence, un rôle à « accomplir », une mission à « jouer » tout aussi importante que ceux qui crèvent l’écran. Personne ne nous en persuade. Tous sont dans le doute et la culpabilité refoulée. Convaincre serait humilier.

De temps en temps, une serrure a besoin pour bien fonctionner d’une simple et minuscule goutte d’huile. Sans huile, l’oxydation s’installe et bientôt l’huis le plus lourd est condamné. Qui se soucis de l’huile en regardant la porte s’ouvrir et se fermer.

Sachons, humblement mais fièrement, être des gouttes d’huiles pour permettre l’ouverture en grand et sans grincement des portes dans la vie. Invisibles mais indispensables. Sachons être mille choses encore…

Mais sachons « ETRE ».

Et comme disait Monsieur de La Fontaine trop vite écarté de notre éducation :

« Il faut, autant qu’on peut, obliger tout le monde : 
On a souvent besoin d’un plus petit que soi.
 »

 

…et s’il me faut être goutte d’huile, que je sois efficace dans ma mission : une huile essentielle.

Et que, grâce à nous, s’ouvrent les portes !

Etienne Lallement

8 décembre 2017

 

 

 

Internet a réveillé tous les corbeaux de France

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Un « anonyme » protégé par les remparts des réseaux sociaux a lancé des accusations graves à l’encontre de la représentante de l’Etat Français dans les îles de Saint-Martin et Saint-Barth. Il accuse de « désertion face à ses responsabilités, fuite avant l’arrivée du cyclone Irma. ». L’information originelle venait d’un article du journal « Libération » qui précisait que « la Sous-Préfète et son équipe étaient en état de choc ». Qui n’a jamais connu un tel cataclysme ne peut comprendre ce que l’on peut ressentir face à du « jamais vu, jamais affronté ». Nous ne sommes gouvernés, ni encadrés par des surhommes ou des « Superwoman ». Un titre, un grade n’ont jamais immunisé quiconque de la peur, de la maladie, du doute, de moments de faiblesse.

Derrière ce post accusateur sur Facebook, des réactions en chaîne. Quantité de propos orduriers et sexistes accompagnés de désir de voir mourir la fonctionnaire dans des propos non-édulcorés. J’ai voulu retrouvé ce post, mais il a disparu de Facebook. Mais le mal est fait. Le venin se propage. Je comprends la colère des iliens pour qui rien ne va assez vite, mais pas celle des « planqués d’internet » qui tirent depuis leur fauteuil en ne bougeant que les doigts qui frappent leur clavier.

Cette situation dramatique devrait nous solidariser : elle nous divise. Et les politiques ne montrent pas l’exemple ! Le malheur est une valeur spéculative. Les naufragés d’Irma ont besoin de secours et d’assistance tant matériel que psychologique. Mais les « snipers » veillent. Mais les « snipers » tirent à vue.

Vous les « planqués d’internet » quittez vos écrans, allez sur les terrains ! Brillez par vos actes ! Pour l’instant vous ne brillez que de l’incandescence de votre lâcheté. J’écris « incandescence », car votre lâcheté vous brûle et vous consume de l’intérieur. Vous êtes en souffrance, mais il est d’autres remèdes que de faire souffrir les autres ou de souhaiter leur mort.

A lire les déferlantes nauséabondes, je ne peux que constater qu’elles se nourrissent du « conditionnel » : la conjugaison de l’ignorance et du mensonge. Définitivement, je hais le « conditionnel ». Je bénis le ministre qui supprimerait de nos manuels scolaires ce temps ignoble.  Car le « conditionnel » devient vérité quand je veux tuer mon chien. Tuer celui que je désigne comme mon ennemi.

Ne conjuguons qu’à « l’affirmatif », même à « l’accusatif », mais à « l’accusatif avéré ».

Parti ces vomissements de haine, quelqu’un a osé écrire : « C’est un « fake », c’est une fausse information. ». La réponse fût : « Prouve-le ! ».

Le pire du pire : c’est à l’accusé de prouver son innocence et non l’accusateur d’étayer ses propos !!!

Malheureusement les fausses-mauvaises nouvelles sont les plus véloces et les plus rediffusées sur la toile.

Etienne Lallement

Pique-bœuf sur vache grasse

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Je ne lis plus pour m’instruire, mais pour m’imprégner. L’instruction, le savoir, la connaissance, à partir d’un certain point, ne servent qu’à magnifier mon « Ego ». En savoir plus que l’autre et le lui faire savoir. Mon instinct de domination, l’angoisse de mon infériorité, me transforme en animal savant. Débiter plutôt que sublimer. Vomir plutôt que digérer. Plus savant que…Je domine ou j’envie.

Je suis aux dernières pages de « Le moral du termite » d’Alain Subrebost. Je ne vous en dirai rien. J’infuse comme j’ai appris à le faire à chacune de mes lectures.

J’ai envie depuis quelques pages de trahir Jean-de-la-Fontaine qui a, pourtant, moralisé ma jeunesse « primaire ».

Arrêtez ! Prenez donc la peine 

De laisser du tréfonds remonter vos « vrais » besoins.

Un riche laboureur sentant sa mort prochaine,

Fit venir ses enfants, leur parla « devant » témoins. 

« Gardez-vous, leur dit-il, de « garder » l’héritage

Que nous ont laissé nos parents.

Nul trésor n’est caché dedans.

Je connais un endroit où sommeille le Sage

Que vous devrez trouver par votre ouvrage.

Remuez votre cœur, votre âme et votre esprit,

Creusez, fouillez, méditez, ne laissez nulle place

Où l’esprit ne passe et repasse.

Mais, sachez « vous arrêter », vous laissez envahir

Car la Vérité pourra, en fin, venir

Plus à celui qui écoute tous sens écarquillés,

Qu’à celui qui combat, toutes forces éparpillées.

D’argent, point de caché, mais le père fût sage

De leur montrer, avant sa mort

Qu’il faut « oser » à raison ou à tord

Oser quitter l’« acquis » pour d’autres trésors.

Un seul avis :

Osez donc la lecture de « La morale du termite ». Votre moral en sera secoué. C’est un risque qu’il faut oser prendre.

L’avenir de l’Humanité dépend de ce qui osent et oseront.

« Allez mon petit, y’a du boulot, en route vers de nouvelles aventures ! » -La morale du termite- page 124

« La morale du termite »

Alain Subrebost – éditions DETRAD aVs – 47 rue de La Condamine – 75017 PARIS

http://alainsubrebost.com/biographie/

https://www.facebook.com/alain.subrebost

http://www.detrad.com/contents/fr/p4542_La_morale_du_termite_-_Alain_Subrebost.html

Soyons Rebelles, certes, mais Bâtisseurs !

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Suffirait-il à 60 millions de Français de dire qu’ils sont contre le cancer pour l’éradiquer ?

Certainement pas.

Pour le « Front National » et ses idées dont il n’est pas le seul ferment, ni le seul exploitant, c’est la même chose. Rien de sert de geindre. Les lamentations alimentent les idées combattues, aggravent l’état d’esprit de tous. Parler et s’unir dans des concerts de bonnes intentions ne suffisent pas. Loin de là. Nous ne percevons que des symptômes et saupoudrons des remèdes de perlimpinpin. Le mal prolifère par la communication sous toutes ses formes, mais ne peut se soigner par les « blablas » et des alliances de carpes et de lapins.

Notre civilisation engendre ses démons lentement et certains voudraient les voir disparaître par miracle. Utopie !

Notre civilisation réveille ses démons lentement et se refuse pendant longtemps à regarder la réalité en face en détournant son nez des relents nauséeux. Elle refuse ses propres relents.

Notre civilisation cultive ses démons lentement, mais vit dans l’immédiateté et la culture des apparences.

Nous voulons tout et tout de suite : cette exigence est devenue le moteur essentiel de la politique.

Il serait temps d’instituer une réelle « instruction civique » : l’art de devenir un citoyen responsable. Un citoyen responsable dont nous respecterions le « Libre-arbitre » en écartant tout formatage liberticide. Il faut se faire une raison : le temps des peuples-soumis-aux-consignes a vécu. Désormais les convictions sont individuelles. Après l’autodétermination des peuples éclot l’autodétermination des êtres. L’individu se libère de la masse servile. Mais en a-t-il les compétences ?

La Liberté a un prix.

Osons allez plus loin. Sommes-nous à même de distinguer le « bien » du « mal ». Sommes-nous à même de combattre nos propres démons si ces derniers servent nos « petits » intérêts et notre jouissance immédiate. Nous avons bouté hors de notre éducation tout éducation religieuse qui distinguait pour nous « le bien » du « mal ». Soit. Être laïque, c’est bien, très bien, à condition de ne pas user d’un discours de « ni, ni », sans savoir construire une morale, une éthique. Mais morale et éthique ont souvent, trop souvent un ennemi commun : la loi.

Il faudra qu’un jour la raison reconnaisse les raisons du cœur. Que la raison et le cœur s’unissent en une même force. C’est la condition du bonheur.

Il nous faut prendre conscience que la tâche est longue et difficile. Mais nous bâtissons le Monde de nos enfants. Notre bonheur est celui de bâtir, d’entreprendre sans-espoir-de-retour, ne prenant que le bonheur immédiat de celui qui agit.

Soyons Rebelles, certes, mais Bâtisseur !

éTienne Lallement

4 mai 2017

P1320138-001Sachons trouver de l’eau pure sur les feuilles les plus noires: elle s’y voit mieux que partout ailleurs.

Vœux pour 2017…

            Métissons-nous, l’avenir de la France est dans les îles...         p1040319-001

Les îliens, ou mieux les « Archipéliens » chers à Edouard Glissant, ont gardé en eux ce que les Français du « vieux-continent » et les Européens en général, ont jeté un peu trop vite par-dessus bord. Trop vite.

« Le sens du sacré ».

Bien sûr, ce « sacré » reste, ici en Martinique, gorgé de religiosité avec pompes, rites et superstitions. Traditions.

Mais…

La République Française a séparé l’Etat et l’Eglise. Pour les deux parties, cela est très bien. Indispensable. La politique ne peut dicter sa loi au « spirituel », ni aucune « religion » diriger la politique. Par contre, elles doivent réciproquement s’enrichir des valeurs qui sont les fruits de leur réflexion différenciées. Elles doivent de leurs macérations ériger une « éthique », établir les bornes de la « raison ».  A la politique d’établir la loi. Une politique laïque. Vraiment laïque. Une politique de « respect ».

Le Respect doit être la loi première de tout être humain.  Le respect réciproque de l’humain face à l’humain. Le respect de l’humain face à son environnement. Sans « le respect », l’homme court à sa perte.

Mais voilà, pour beaucoup, avoir « jeté » la religion, c’est aussi avoir jeté la spiritualité et limiter, bien souvent, la réflexion au « tangible ». Je consomme, je possède, donc, je suis.

Le respect, lui aussi, a été jeté aux oubliettes et la « peur du gendarme » nous tient lieu de « morale ». La répression est le garde-fou d’une éducation bancale.

Effet pervers.

La nature humaine ayant horreur du vide, nous voyons s’engouffrer dans cette « béantitude », les religions dans ce qu’elles ont de plus extrême. De plus pervers.

Les religions « manipulées » pour répondre à la peur du vide. Les religions se créent pour répondre à ce mal universel : l’angoisse.

La politique manipulée pour répondre à la peur des vides. Les politiques s’inventent pour répondre à ce mal « vieux-continental » : la peur du lendemain.

Perversion des perversions. Religieux et politiques se retrouvent en une même stratégie et un même but : créer l’angoisse et se présenter comme remède à cette peur existentielle. Prendre le pouvoir par la peur.  Le peuple, nourri depuis longtemps de promesses et de « lendemains qui chantent » a perdu la « foi » en quoique – qui que – ce soit. Privé de vision, chacun se saisit de la main tendue qui attise ses instincts, ses secrets les plus pervers, ses peurs : personne n’y échappe. Vous, moi allons vers la solution qui guérit l’émotion. L’émotion étouffe l’« Idéal ». L’émotion à répétition détruit l’éducation qui, elle, bâtit sur le long-terme.

La machine s’est emballée. Désormais, les apprentis-sorciers ne peuvent plus maîtriser leur « création ». Leurs partisans, leurs fidèles veulent du concret, de « l’immédiat ». Le colmatage, au jour le jour, tient lieu de réponses. Qui crie le plus fort, a le plus de poids, obtient gain de cause. Les voix les plus discrètes sont vite étouffées. Et pourtant…

Faudra-t-il qu’un magicien apparaisse demain pour stopper cette ronde folle ? Cette ronde apparemment sans fin ? Faudra-t-il un nouveau « culte » ? La chute de notre civilisation, la table rase de notre « être », est-elle la solution ? La fin d’un monde ? La fin du Monde ?

Alors que faire ?

Toutes les civilisations qui ont disparu portaient en germe les « qualités » dont se nourrissent, en arrière plan, les civilisations existantes qui les ignorent ou veulent les ignorer. C’est-à-dire que des ruines de notre existence, germeront les valeurs à venir. Alors pourquoi ne pas explorer le « présent » ? Il ne suffit pas de s’indigner, de se révolter sur les « réseaux sociaux » comme, naguère, « on » l’a fait souvent au bistrot du coin. Il nous faudra « oser », savoir se révolter, savoir dire « non ». Nous sommes responsables de la situation qui est la nôtre. Nous ne votons plus ou si nous votons c’est pour déléguer à « autrui » la responsabilité de nos incompétences, de nos indifférences. Nous récoltons les fruits de nos semailles ou de nos jachères.

Alors pourquoi « métissons-nous » ?

Nous avons, par-delà les océans, la chance de partager des cultures, des richesses, des « états d’esprit » différents qui nous permettent de partager « ce-que-nous-sommes » et de pouvoir créer ensemble dans le respect de nos différences. Le pouvoir de cette « relation » est immense et nous permettent d’inventer « l’improbable ». Se métisser, ce n’est pas se renier, ni se soumettre. C’est créer du « sang-neuf » d’une union fraternelle de trésors réciproques à préserver. A respecter.

Ce métissage, à terme, sera le lot de l’Humanité tout entière.

Les peuples devront savoir dépasser leurs propres rites, leurs propres traditions sans les renier. Passer du « mien » au « nôtre » et du « nôtre » à l’universel.  Abandonner les sempiternelles « on-a-toujours-fait-comme-ça » pour des « nous-allons-bâtir-ensembles ». Le « Progrès » de l’Humanité est à ce prix.

Ah ! J’oubliais : Heureuse Année ! Bonheur dans nos têtes et dans nos corps ! Notre bonne année et notre bonne santé ne se feront pas sans efforts. Alors, bon courage!

Il est plus important de travailler que d’espérer. Alors,

Osons !

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Petit garçon…

p1000956-001Petit garçon que nous ne connaîtrons pas, tu a pris une place immense dans notre vie. Pas une journée sans penser à toi et déjà t’aimer.

Nous pressentions tes cris. Nous entendions déjà tes rires. Nous imaginions tes sourires…

Et puis, tout s’arrête. Tu t’arrêtes.

Huit mois au « chœur » de ta mère auront-ils été inutiles? Tant d’espoir en vain?

Qu’importe ce que tu aurais pu être, ce que tu aurais été. Mais si brève qu’aie été ton existence, tu nous donnes une formidable leçon de vie.

Qu’est-ce que la vie?

Un mystère insondable. Une aventure que nous croyons maîtriser, mais qui reste notre maître. Nous rêvons d’être et devenir, mais déjà le destin nous rattrape. « Nous ne savons ni le jour, ni l’heure ». L’égalité face à la vie n’est qu’utopie. Nous prenons le temps de vivre, mais de vivre comment? Nous voulons ignorer que nous ne sommes que feuilles en automne et que le moindre zéphyr nous arrachera de la branche. De l’arbre.

Alors, petit garçon, redis nous de ne pas gaspiller notre vie. Répète par ton silence que nous sommes fragiles et n’avons pas de temps à perdre. Ressasse à nos esprits que l’être doit effacer le paraître. Qu’être n’est pas avoir.

Nous avons été ce que tu fus. Nous serons ce que tu es désormais. Tous!

Imprime en qui sait lire, une leçon de vie.

Désormais, tu fais partie de nous. A défaut de te voir naître, néanmoins, nous apprendrons à te connaître. Tu existes et nous t’aimons.

Etienne Lallement – 13 décembre 2016

désormais ce « petit garçon » possède un nom : « LUCAS »