La Martinique : Détente, sensualité ou art sacré?

Que représente la danse pour un Martiniquais?

Depuis notre arrivée en Martinique, nous avons été à maintes reprises invités à des festivités dansantes.

Il m’est apparu rapidement que la danse, pour les habitants de l’île, dépassait largement le cadre d’un simple divertissement. Le soin apporté à l’habillement, à la parure des femmes créoles, la rigueur et la grâce dans les gestes révèlent une autre dimension que celle du simple divertissement. Chaque mouvement des femmes et des hommes semble être l’expression d’un art sacré. La ritualisation d’une prière. Les musiciens rythmant ce rituel élèvent les danseurs et les spectateurs dans cette « dévotion ». Ici « Haute-Taille », par ailleurs « Bélé » participent à cette valeur qui participe à l’union des Martiniquais et sans doute tous les Créoles: une spiritualité vivifiante transfiguratrice des corps.

Curieusement, j’ai été frappé par les consonnances d’une certaine musique créole et la musique polonaise des bals de ma jeunesse! Cela ne peut pas être une coïncidence. Je recherche actuellement des informations à ce sujet.

Les nouvelles générations sauront-elles recevoir, communier et transmettre cet « Art » dans toute sa spiritualité? Dans toute sa force?

Etienne Lallement – 15 décembre 2020 – Saint-Joseph – La Martinique

prestation de l’association « Pétales de Haute Taille »

selon Wikipedia: « Les contredanses ont été apportées par les colons européens au XVIIIe siècle. D’abord dansées par la bourgeoisie, le mode de diffusion localement, et leur évolution, sont encore discutés, mais ces contredanses ont été adoptées par d’autres milieux (esclaves, classes populaires, milieu rural) qui ont alors influencé la rythmique, les instruments (ajout de percussions comme le tambour de basse) et le déroulé. On retrouve encore actuellement des figures principales du quadrille avec le pantalon, l’été, la poule, la pastourelle, mais aussi d’autres figures comme la biguine. Ces figures sont annoncées et rythmées par un chanteur « commandeur » qui débute traditionnellement par « Cavaliers aux Dames ! » pour que les danseurs invitent leur danseuse. Ce « quadrille créole » a toujours pour nom « Haute Taille« , évoquant la forme des robes de bal de la bourgeoisie fin XVIIIe , début XIXe siècle1.« .

« (je)Veux pour 2021 »

Presqu’île de La Caravelle – La Martinique

« Arrivé à 70 ans, je me pose la question : Qu’ai-je fait de ma vie ? »…

 Un ami soulevait cette question lors d’une conversation, il n’y a pas si longtemps…

Cette interrogation, chacun peut se la poser à n’importe quel âge. Les années passant, elle peut, doit se faire , pour beaucoup,  plus obsédante.

MAIS…

Nous ne sommes pas en capacité d’évaluer notre impact, notre influence sur notre entourage. Sur le Monde.

Cet impact est le fait de « tout un chacun« .

Un jour, une maman se déplaça spécialement pour me remercier. Depuis que son fils adolescent avait pu échanger avec moi – (si peu) – il avait trouvé un solide engouement pour son avenir  professionnelle. Pour moi, cette mère et son fils restent des inconnus. Après réflexion, je compris que « peu« , peut faire « beaucoup« . Sans volonté de…

Plus récemment, à l’entrée d’un parking de Fort-de-France, un homme tendait la main. Je lui donnais une pièce de deux euros. En retour, je recevais une bordée pleine de colère. Quelqu’un qui m’accompagnait, m’expliqua que la raison de cet emportement était la conséquence de ma désinvolture: je n’avais pas regardé « dans les yeux » l’homme à qui j’avais fait l’aumône. Manque de respect à la personne humaine. Ce mendiant, en une minute, me rendait la monnaie de ma pièce, m’enrichissait plus que maints discours sages et savants.

Nous sommes, sans même le savoir, des » révolutionnaires » en puissance. Des sages aussi. Ce n’est pas nous qui décidons. Notre entourage d’une vie ou de quelques instants aura son existence « déviée » par une parole, une lecture, une action de notre part. Sommes nous suffisamment conscient de ces « instants de grâce » qui, un jour, ont été peu ou prou, des infléchissements, voire des révolutions, dans l’histoire de nos contemporains du plus humble au plus pérorant ? Prenons conscience de nos capacités. Soyons conscients de notre influence. N’en faisons pas une gloire. Je donne. Je reçois. Soyons rassurés ! Chacun d’entre nous a réalisé des choses extraordinaires. A notre insu le plus souvent, elles ont fait et feront bouger l’humanité. Elles feront bouger le Monde.

Alors 2021 et plus…

Nous nous devons réinventer à chaque instant, un art de vivre ensemble.

Peur de la nouveauté?

Osons quitter un ancien monde qui ne nous rassure plus : désormais, un tien vaut moins que mieux tu auras.

Le monde évolue plus vite que les idées. Les idées naissent de la vie, naissent de la conséquence de nos actes.. Empirisme

« Doxa » n’est pas vérité, mais photographie instantanée d’un moment étayé de paille.

La philosophie devrai être l’enseignement majeur de toute éducation. La philosophie devrait suppléer les religions qui sont, dans leurs formes actuelles, moribondes. C’est-à-dire toutes. De par sa vocation l’Humanité s’en sortira. Il lui faudra inventer ou trouver l’Être qui pense. Le véritable Être en elle. Un Être Universelle qui ne sera plus « une-bête-à-fabriquer-et-consommer« .

Un « Surêtre« .

Celui-ci ne sera pas achevé par notre génération, ni celle de nos enfants…L’entéléchie n’est pas pour demain. Mais nous pouvons tirer une grande part de notre bonheur d’être les transmetteurs des fruits de nos expériences. Le progrès est un courant alternatif ascendant. Ce que nous jugeons nos pires moment sont néanmoins des instants de progrès.

Notre impatience, notre égoïsme ….

Les fruits de nos connaissances et de nos savoirs serviront à parachever le Bonheur de l’Humanité tout entière. A (très) long terme… Mais nous sommes les acteurs de cette belle aventure. L’aventure de la Vie.

Nous pensant « minable » face à la vie, nous dépensons trop de temps à la chasse aux sorcières, sorcières qui seront chargées de nos propres incompétences, alors que nous sommes tous des êtres  de combats et de réalisations.

Sachons pour l’an nouveau dire « JE VEUX ». Sachons pour l’an nouveau et les suivants dire  « JE FAIS ».

Je FAIS dans le respect de tous.

2021 est pour demain. Nous ne pouvons pas reculer.

Aléa jacta est.

Béa et Etienne ne vous souhaitent que du bonheur, la réalisation de vos « JE VEUX! », l’aboutissement de vos « JE FAIS »!

Etienne Lallement – le 10 décembre 2020 – Saint Joseph – La Martinique

Le poids de l’ignorance! Le choc des incompétences!

Jardin public de Hellemmes-LIlle – août 2020

Le poids de l’ignorance! Le choc des incompétences!

Ce n’est pas une accusation. Je le constate depuis bientôt un an. Depuis le début de la lutte contre le coronavirus. Je ne jette pas de pierres. Je n’ai rien à proposer: pas d’idées ni de solution miracle. L’ignorance et l’incompétence ne sont pas des fautes. Elles sont le lot de chacun d’entre nous. Bien sûr, les carences des uns ne sont pas les carences des autres.  Heureusement! 

Les connaissances et savoirs ne sont pas les apanages d’une élite condescendante survolant une humanité débile où régneraient ignorance et servitude. Physiques et intellectuelles.

Et pourtant certains « êtres » croient en ce clivage de l’humanité et se galonnent d’étoiles et se fabriquent des bâtons de commandement. Malheureusement, ils font souvent  « école« . L’angoisse qui est le lot de tout humain fait de l’être une proie pour ces prédateurs. Le pouvoir rassure car ces chasseurs sont tout aussi angoissés que n’import qui.

Ceux qui crient le plus fort sont, le plus souvent, les plus anxieux, ceux qui refoulent leurs angoisses avec le plus de véhémence. De violence.

Leur logorrhée leur tient lieu d’extincteur contre les feux de la peur. Partager sa détresse allège le fardeau dont ils veulent tout ignorer. Gare à qui veut porter atteinte à leur pouvoir, qui fait vaciller les remparts de leurs pseudo-certitudes. Fragilise leur intégrité. L’intégrisme n’est pas que  » fait religieux« .

Ne nous faisons pas d’illusions, nous sommes à la fois – tous sans exception – victimes et prédateurs! Le fait de traiter quelqu’un de « con » fait de nous un prédateur. Un prédateur minable, mais un réel prédateur.

Alors?

Au banquet de la vie, ne sommes-nous pas des analectes se gavant de miettes de pensées tombées de la table de ceux qui se proclament les hérauts de la vérité. De la Vérité? Faute de pain « frais » pour nous-même, nous nous gavons de « pain d’chien« .

Peut-on retrouver le goût du « bon pain » avec des miettes inlassablement recuites?

Alors?

Nous devons considérer que nous sommes loin de « l’achèvement » de l’Humanité qui n’est que suite de constructions, démolitions et créations. Dans 40 000 ans, quel regard porteront nos descendants sur nos civilisations? Sans doute le même regard condescendant que nous portons à l’homme de Cro-Magnon.

Nous construisons les ruines du futur.

Nous ne sommes qu’un barreau dans l’échelle de la Vie. Il faut assumer nos faiblesses. Il faut assumer nos forces. Plus encore, accepter les forces et faiblesses « des autres« .

Il nous faut accepter que tout est éphémère. Nous sommes éphémères.

Faut-il « jouir » en proclamant: « après nous le déluge« ?

Certes NON!

Nous sommes ceux qui nous ont précédés. Nous sommes ceux qui feront « demain« . Une victoire , aussi éphémère, aussi discrète soit-elle est une pierre pour l’Avenir.

Devons-nous alors nous désintéresser du « présent »?

Certes NON!

Nous avons le droit au bonheur pour le temps présent. Mais le vrai bonheur est un » produit » collectif au bénéfice de tous. La définition du « bonheur » sera le fruit de la réflexion de tous. La définition du « bonheur » ne sera jamais définitive.

Pour moi, cette quête universelle serait un réel progrès pour l’humanité. Le combat contre l’égoïsme, la priorité de nos luttes.

Mais la priorité la plus accessible serait la diffusion accrue des connaissances et des savoirs pour permettre à chacun de gagner en « liberté » et en « esprit critique« . Le choix n’est pas un effet de « l’instinct conditionné », mais de la réflexion. Encore faut-il que l’Homme ait soif de connaissances et de savoirs.

C’est dans le désert que l’Homme connait le plus la soif.

Ne négligeons pas les déserts, ils servent plus l’humanité que les oasis.

Etienne Lallement – Saint-Joseph – La Martinique – le 29 novembre 2020 –

œuvre de Fabien Mérelle – palais des Régates – Le Havre

La connaissance est une errance

La connaissance est une errance.

Acceptons les aventures, les exaltations et les périls. Dans les méandres des pleins et des déliés de nos lectures, la mémoire allume des déviations.

Ainsi sévit la vie.

Jamais d’impasse. Des nouveaux mondes.

« La disponibilité d’esprit et la réceptivité spirituelle » mènent à l’émerveillement.

Le train d’« Enfer » de Dante conduit sur les chemins symboliques de « la Divine Comédie ».

Notre comédie. Notre vie.

La théocratie pharaonique de Schwaller-de-Lubicz m’attendait au tournant. Nag Hammadi – et « sa » gnose – me rappelle à son bon souvenir. Michel Serres dresse ses « Statues », calvaires à la croisée des chemins. « La République » sort d’un sommeil de presque un demi-siècle.  Platon sort de l’enfer du temps. Socrate, Glaucon et Thrasymaque soulèvent déjà la question qui agite le XXIème siècle.

« Qu’est-ce que le comportement juste ? ».

La question reste posée et restera posée encore longtemps. Peu importe ! Je ne cherche pas de réponses à mes questions. J’apprends à vivre avec…et par elles.

Etienne Lallement – le 30 mai 2020 –

Le Sage que nous devrions chercher, est-il de nature humaine ?

https://fr.wikipedia.org/wiki/Bangalore

Lettre à Mireille, Laurence, Corinne, Thérèse, Maurice, Anaïs, Laurent, Emilie, Claude, Marlène, Jean-Claude, Charles, Colette, Marie-Hélène et quelques autres

Pourquoi dans mon précédent propos, j’écrivais « comment extraire le Sage qui sommeille en chacun d’entre-nous ? ». J’ai hésité sur le choix du verbe, mais mes racines « Houillères-du-Bassin-du-Nord-et-du-Pas-de-Calais » ont influencé ma décision. J’écrivais donc « extraire » en référence et respect pour le mineur qui visite l’intérieur de la terre pour en « extraire » la pierre noire « fossilo-végétale » d’où jaillit la flamme lors de noces alchimiques où la mariée se prénomme « oxygène ». Désormais, avec son frère « pétrole », le charbon est condamné. L’Humain doit interrompre ce cycle « vieux comme le monde » de « vie-mort-vie » au risque de périr, de disparaître lui-même de la surface de la terre. L’apprenti-sorcier voit le ballet de ses ambitions s’emballer. Dérailler.

« Vie-mort-mort ». Les gourmandises brisent le cycle vital. La régénération n’est pas « faits » de magie ou de miracle, mais de temps. La nature prend son temps pour se renouveler et gare à celui qui veut la doubler ! La nature reprend le contrôle des opérations.

Humain ! L’avenir est dans tes mains ! Il est temps de « prendre-son-temps » ! Nous aboutirons tous, à notre heure, sur la ligne d’arrivée.

A ce stade, la question peut se poser : 

« Le Sage que nous devrions chercher, est-il de nature humaine ? ».

Avec l’actualité, les réseaux-asociaux sont envahis « d’éructeurs » professionnels ou amateurs aux discours mortifères. Leur fonds de commerce est de semer le doute, le trouble, la peur, l’angoisse. Leur chalandise gonfle au son des complots, conspirations, machinations. D’un bruit qui court, d’une bribe d’information non étayée, se tissent des scénarios d’enfer. D’un synopsis indigent nait l’apocalypse.

Un soi-disant médecin annonce le flicage prochain de la population tout entière. La voix vibre de trémolos et se module propre à créer l’angoisse. Prédicateurs millénaristes sans crucifix. Nous ne connaissons ni son nom, ni son adresse, ni le lieu où il exerce sa profession. De tous temps, les gouvernements de tout pays surveillaient leurs ouailles. Désormais, ils sont largement dépassés par les nouveaux maîtres du monde. L’économie et la science. Les brevets rapportent des millions. La revente de fichier crée les milliardaires. Le « soft » bat le « hard » par KO ! Nos « détails » bancaires, notre fichier médical, notre profil fiscal et judiciaire, nos habitudes de consommateur sont accessibles à qui les moyens de les payer sous une forme ou sous une autre. Quand j’héritais de mes parents, des propositions de placements et investissements sont apparues. Dernièrement, je cherchais à me procurer un câble audio des plus ordinaires. Je renonçais à mon achat. Le lendemain, je recevais quatre propositions pour ce même type de câbles. Par ailleurs, je consulte des « tutos » sur « YouTube » sur le travail du bois : je suis envahi de propositions en tout genre pour le bricolage en général et le travail du bois en particulier. Je prends ma voiture, un train, un bateau, un avion…je suis suivi à la trace. Vous accouchez et des propositions commerciales arrivent sans que quiconque n’ait levé le petit doigt.

Alors que faire ? Renoncer ! Renoncer aux soins, renoncer à l’informatique connectée, renoncer aux services bancaires (cartes de crédit, prêts et autres), renoncer au téléphone et la télé ? Sommes-nous prêts à lâcher ce qui a envahi notre quotidien ? Accepter ou renoncer au monde actuel ?

L’atome a fait la preuve de ses limites et pourtant il a été par « la bombe », le fer de lance de la « dissuasion ». « Un outil de sauvegarde de la paix » prétendaient ses partisans. Cette force est désormais ridicule face aux nouvelles menaces.

Demain, ce qui nous fait si peur aujourd’hui, sera consigné au grenier de l’Histoire.

Faisons confiance aux humains pour se créer d’autres dangers potentiels plus extravagants ! Plus terribles encore !

Dans les années 1960, le président de la Chine, Mao Tse Tong proclamait que l’unité d’un peuple se faisait face à un ennemi commun. Le « Covid 19 » est un ennemi commun à plus de 7 milliards d’individus. Pouvons-nous lui opposer les forces conjointes de l’humanité tout entière…soit 197 pays reconnus par l’ONU ou 324 qui revendiquent leurs existences.  Les ennuis commencent ! Les forts reconnaissent ou ignorent. La raison du plus …plus fort en quoi, d’ailleurs ?

L’ EGO prend le dessus. Ego de personne. Ego – entretenu – de nations. Le patriote doit savoir mourir…mourir pour quoi, pour qui, d’ailleurs ?

La « clientèle » des uns et des autres sautillent d’un pied sur l’autre en perpétuel déséquilibre.

Le séide vire au sycophante dans l’espace d’une phrase ! Quelle bitte pour quel amarrage ? Le commun des mortels surnage et suffoque dans la mer des marasmes. L’Amérique ne fait plus rêver.

Les deux maîtres du monde sont le pouvoir et l’angoisse. Suzerain et vassal. L’un n’existe pas sans l’autre. Carburant et comburant. Gouvernement de maîtres-esclaves.

Devons-nous procréer ?          

Devons-nous procréer ? Voilà donc la question qui doit travailler plus d’un couple !

Ô que OUI !  Nous le devons !

Ma réponse pourrait en étonner plus d’un à la suite des propos qui précèdent : il est impératif que la vie gagne le combat contre l’ignorance, l’hypocrisie et l’intolérance, ces miliciens du pouvoir et de l’angoisse.

L’ignorance : l’Histoire de l’Humanité, classée au rang de vestige de l’éducation, nous apporte la preuve que la vie est en perpétuel progrès. Notre nez coincé entre le présent et notre égoïsme, nous empêche de réaliser notre existence comme un épisode de progrès. Ce progrès n’est certes pas linéaire et oscille. L’inhumain se dispute à l’humain. L’humain, peu-à-peu, avec le temps, prend le dessus. Notre esprit étroit manque de recul pour pouvoir juger de la réalité de cette évolution. Notre civilisation actuelle est un maillon de la chaîne du progrès. Même si ce progrès nous semble se faire au prix « du sang et des larmes ». Nous passerons le relais à nos enfants forts de notre expérience pour qu’ils puissent créer ce que nous n’avons pu qu’ébaucher. Mais, ils feront peut-être « table-rase » de nos rêves avortés. L’éducation doit être la priorité de nos existences. Dès le premier jour. Les premières années sont capitales. Les parents, les nounous, tous les personnels des maternelles, les instituteurs sont des acteurs majeurs de l’éducation et par là des vecteurs du progrès de l’Humanité tout entière. A partir du collège et jusqu’au bout des études, de la vie même, seules de légères « corrections de trajectoires » seront possibles. L’ignorance emportera dans son naufrage, l’hypocrisie et l’intolérance. Dès l’éveil à l’apprentissage, devraient intervenir les « philocrates » pour pouvoir aider à accoucher le Sage ! Le Sage est humain ! Il faut…

Extraire l’Être.

Etienne Lallement – le 9ème jour du 5ème mois de l’an 0 de l’ère du Coronavirus – soit le 9 mai 2020.

Rien plutôt que quelque chose?

Pourquoi n’y-a-t-il « moins que rien » plutôt que quelque chose?

Pouvons-nous encore avoir des idées neuves au XXIème siècle? Pouvons-nous encore évoluer au chapitre des idées? Pouvons-nous inventer un nouvel « art de vivre »? La réflexion métaphysique est-elle dans l’impasse? La réflexion ne mène-t-elle qu’à rien ou à l’insignifiance. L’angoisse du rien. Le retour au rien. Au Grand-Rien!

Toutes les sciences dites « exactes » semblent évoluer, voire faire des bonds impressionnants, faire des découvertes révolutionnaires…les sciences humaines et sociales me semblent patauger dans un marasme chaotique.

Que pourra-t-il naître de ce chaos? Pourra-t-il en sortir seulement, quelque chose? Ne serait-ce que « des idées », des « idées neuves », des « idées révolutionnaires »?

Nos montagnes ne semblent accoucher que de souris…que de presque-moins-que-rien au chapitre des « Idées »… à preuve du contraire!

Nos prétendus, soi-disant philosophes et tous autres conseilleurs portant calottes ou brûleurs d’icônes, ne sont que des érudits qui débitent des citations, des versets, des aphorismes et apophtegmes à longueur de discours. La confortable et culpabilisante religion de ma jeunesse m’a surtout incité à croire et à espérer. Non à réfléchir.

Les méthodes ont à peine changées: des flots de gesticulations publiques et médiatiques effrénées saturées de poncifs pillés tous azimuts. Les pantins « philopaillettes », les guignols du castel audiovisuel prennent la liberté de nous bastonner des férules de leurs pillages. Distinguerons-nous un Ali Baba, s’il en existe un, parmi quarante voleurs et plus. Les pilleurs de tombes, bruyants, ébouriffés de leur connaissances, ne parlent que le verbe haut avec la sublime apparence de ceux qui doutent et qui refusent de douter. La méthode est simple: il suffit d’imposer au plus grand nombre le plus chancelant des raisonnements pour occulter ses propres angoisses. L’être qui crie est un être dangereux, L’être qui crie est un être en grand danger pour lui même…donc pour tous. Les plus grands verbiages cachent les plus grandes angoisses et leurs auditeurs ont besoin de béquilles à leur propre déséquilibre. Les analyses des compilateurs d’idées est certes intéressantes, mais sentent la « recuisson » : seule la sauce change. La question se pose :

A-t-on épuisé le chapitre de la « Sagesse »?

Souvent, nous sentons poindre la dictature sous les mots. Au nom de la « sacro-sainte » raison , les humains aiment à se laisser imposer les contraintes qui leur offriront la liberté de ne pas penser.

« Liberté, Egalité, Fraternité! » criaient les révolutionnaires en coupant des têtes à tout-va!

Raison! Que de crimes ont été perpétrés en ton nom!

Le danger nous guette. La tyrannie suinte des fissures de l’emplâtre qui tente d’étouffer les esprits angoissés, torturés et bientôt torturants.

Ils nous faut trouver des sages pour nous fédérer.

Trouver des sages à notre époque parait bien difficile, voire impossible, dans le tumulte omniprésent! Les sages sont discrets, invisibles. Humbles. Il nous reste à les chercher, les trouver, les écouter, les convaincre! Mais une question se pose: nos penseurs du XXIème siècle se condamnent-ils, eux-mêmes au silence? Mais un problème se pose: chacun d’entre nous rêvent d’un sage à son image, surtout pliable à sa volonté! A son rêve! Je fais le pari qu’aucun véritable sage n’accepterais de « gouverner » des humains.

A-t-on épuisé le chapitre de la Sagesse?

Et bien: NON. J’en suis convaincu, contrairement à ce que pourraient laisser croire mes propos liminaires.

Il y a un SAGE en chacun d’entre nous. Un SAGE à libérer. Pour le libérer, il faut deux choses. En premier, une volonté individuelle de libération. En second, une méthode.

La méthode est de la responsabilité de nos « professeurs-possesseurs-de-philosophie » et se résume à la question:

Comment extraire le SAGE qui sommeille en chacun d’entre-nous ?

au risque de déplaire

Etienne Lallement – le 4ème mois de l’an 0 de l’ère du Coronavirus – soit le 29 avril 2020

Ne laissons pas la forêt nous cacher l’Arbre!

Via Francigena – GR 145 – Chemin du Viel-Fort – Artois

En réponse à Marco, Corinne et quelques autres…

L’Homme a ses raisons que la Raison ne connaît pas. L’Homme a créé la Raison, sa Raison, mais l’adapte à ses besoins du moment… et il a toutes les bonnes raisons de le faire. Selon lui.

Actuellement nous sommes submergés d’informations sur un seul et même sujet : le coronavirus.

L’arbre qui cache la forêt direz-vous ? Pas sûr. La forêt s’agite et nous masque l’arbre. L’Arbre.

« J’accuse » est le refrain à la mode. J’accuse les uns de faire, les autres de faire trop peu ou de ne rien faire. Chacun, bardé de son incompétence, juge chaque autre. Les exécutions se succèdent au peloton des langues et des plumes acérées au fiel de la vindicte. Personne n’aime l’impuissance face à l’inconnu, face à la méconnaissance, face au non-savoir. Alors il faut dire, il faut crier, il faut hurler…Il faut cracher des décibels verbeux en guise de seuls arguments pour dominer l’autre. Rapidement des vomissements de verbigérations pour dominer ses propres angoisses. Tenter de…

Celui qui subit ne sait où donner de la tête. Alors, celui qui subit, dans un sursaut d’ultime respiration condamne à son tour et fusille à tout-va. Nous nous tournons de préférence vers des propos qui caressent notre intellect dans le sens du poil. Ce n’est généralement pas le meilleur des discours. Y-a-t-il seulement des discours meilleurs que les autres ? Ou pires?  Tous « prétendent » pour nous rassurer, pour se rassurer. Et pourtant, pourrait-on, doit-on annoncer à la face de tous : « Je ne sais pas ». Mais voilà bien la phrase que personne ne veut entendre. Le mensonge ou le charabia est un pis-aller qui ne fait que reculer l’affrontement avec la réalité. Plus dure sera la chute !

Un jour, j’ai eu à échanger avec le professeur Pierre Joliot qui venait juste de quitter la présidence du comité d’éthique du CNRS. Je lui demandai de me définir le mot « éthique ». Il écarta mon micro et me dit simplement : « Ne me posez pas la question. Je ne sais pas. » Belle leçon d’un petit-fils de Marie et Pierre Curie, fils du couple Joliot-Curie, tous les quatre Prix Nobel. Néanmoins, en sept minutes, nous avions brossé une définition bancale du mot. Une définition qui me parait toujours bancale. Comme la Raison, l’Ethique se définit à l’aune de chacun. A chaque Ego, son dictionnaire.

Le bouc émissaire est par excellence « le politique » de tous niveaux. Quoiqu’en jugent certains, ils n’ont pas choisi les « meilleures places ». Ceux qui arrivent au pouvoir, aux pouvoirs, quels qu’ils soient, sont des « amateurs ». Des rêveurs sans doutes. Alors, ils s’entourent de « conseillers » bardés de leurs savoirs et gonflés de leur « Ego ». Le pouvoir crée l’angoisse et le vertige. Le détenteur du pouvoir devient boulimique pour calmer ses peurs et sublimer ses vertiges. Ainsi naissent les tyrans. Ainsi s’en suivent les révolutions. Ainsi s’imposent les dictatures. Puis revient le temps des tyrans. Et ainsi de suite…

Le chaos engendre le chaos. L’ordre n’est qu’une utopie qui ne satisferait personne. L’Homme a besoin du chaos pour exister.

Nous devons faire « avec ». Ou changer le monde. Mais la volonté de changement est-elle réelle ?

Il suffit de lire les « réseaux-sociaux », la solution est là. Chacun y va de sa solution miracle tellement évidente que « ceux qui sont aux pouvoirs sont vraiment des imbéciles de ne pas y avoir pensé « avant » ! Ceux qui sont aux commandes sont des voleurs, des criminels, des assassins. Moi si j’étais au pouvoir… »

Justement, pourquoi ne sont-ils pas au pouvoir, les donneurs de leçons, les possesseurs de la vérité, les inventeurs de solutions miracles ? Nous nous comportons comme des supporters de matchs de foot. Depuis les tribunes nous invectivons ces bons-à-rien qui ont perdu la partie, cet avant-centre qui a raté ce but inratable. Quand ils gagnent, c’est « nous » qui gagnons, mais « malheur aux vaincus ». Pour l’arène, nous payons chers les gladiateurs, mais notre pouce glissera rapidement du zénith au nadir pour l’immolation du vaincu, celui par qui est venue la déception. La roche Tarpéienne est toujours aussi proche du Capitole. Malheurs aux vaincus !  Si l’occasion nous était donnée, nous bâtirions des holocaustes pour ceux qui ont pris « nos » responsabilités », mais échoué dans leur mission: notre satisfaction « dans les plus brefs délais ». Le fil d’une épée nous sépare du temps des assassins. Ah! Si les choses étaient aussi simples que sur « Instagram » ou « Facebook », ces vomitoires de l’impuissance. « Vae victis ! » « Vae victis ! » « Vae victis ! »

Alors que faire ?

« VIVRE !!! » faisons de l’épreuve, une force de vivre !

Notre « Être » est un roman porté à l’écran.

Nous nous « régalons » des romans que nous lisons, des films que nous voyons. Sont-ils des histoires sans histoires, des histoires insipides aux béatitudes éternelles ? Que non ! Nous nous régalons des malheurs et des violences. Les fictions battent en brèche la censure de notre intellect et de notre esprit. Rapidement les « fins heureuses » nous déculpabilisent d’avoir joui de ce que notre morale et notre éducation réprouvent. Nous transférons sur les « héros » nos passions inassouvies, nos rêves inaccessibles, nos haines, nos amours… nos refoulements.

Pourquoi ne pas vivre au-dessus de nos rêves…un peu…beaucoup…passionnément !  

Nous n’avons, certes pas tous, les capacités de supers héros, mais avons la capacité de nous dépasser nous-même, de nous extraire de notre canapé et décider « aujourd’hui, j’y vais ! ».  

Aller où ? Où nous voulons ! Où nous déciderons d’aller! Mais allons-y en toute conscience ! Et advienne que pourra !

Soyons l’Arbre capable de se distinguer de la forêt.

Même si nous rêvons de changer le monde, allons-y même si notre influence ne doit être qu’ultrasensible.

Les Grecs avaient écrit « Connais-toi, toi-même… » sur le fronton du Temple de Delphes. Nous avons à apprendre qu’elle est notre place dans la société et d’y remplir la mission qui nous est dévolue en fonction de notre « Être ». La nature nous conduira à la bonne place, au bon moment. Laissons « les-autoproclamés-super-héros » faire « des exploits » tout en sachant que tout « super » soient-ils, ils ont toujours besoins de « plus-petits-que-soi ». La vie sociale se doit d’être « une et indivisible » emprunte de respect individuel.

Alors, le « coronavirus » dans tout cela ? Si certain paieront de leurs vies cette épreuve, il faudra que l’Humanité tout entière tire de cet aléa, des leçons pour réorienté son cheminement. Le XXème siècle nous a laissé une leçon magistrale : « les Humains » ne savent pas tirer de « l’Histoire » les remèdes à ses divagations.

Un virus pourra-t-il convaincre après avoir contraint!

Etienne Lallement – Le 26 mars 2020