Réflexions…Interrogations…

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Est-ce une utopie de vouloir ne pas être esclave?

Les événements de notre vie nous font réagir…ou non. Nos critiques fusent plus rapides et plus vigoureuses que ne le font nos louanges ou plus simplement nos satisfecit. Et que dire de nos réactions en actes trop souvent inexistantes?

Jeudi 21 juin 2018. Je tombe d’une échelle. Direction les urgences du Centre Hospitalier Universitaire de La Martinique. Plus précisément, l’hôpital Zobda-Quitman. Le service est flambant neuf dans une aile récemment construite.

Quelques rares personnes attendent dans le hall de réception. Une affiche annonce que « Suite à l’absence de personnel de RADIOLOGIE, seul les examens en urgences seront réalisés. ». Déjà il m’est demandé de remplir le document d’admission, puis mon nom est appelé dans la foulée pour pénétrer dans « le soin des soins ». Trois personnes attendent. Elles seront absorbées par le service, le temps qu’un aimable aide-soignant ou infirmier me prenne tension et température, puis palpe ma cuisse contusionnée dans la chute. Aussitôt fait, je suis dirigé vers la radiologie ou je stagne, seul, à peine dix minutes. Dans mon cheminement, je croise une banderole proclamant la grève d’une partie du personnel de ce service. De retour dans la salle d’admission que déjà une interne m’emmène dans un bureau pour me parler de mon état après lecture des clichés. Elle invite son « patron » à confirmer son diagnostic. Il lâche un laconique : « ça a pété ! » – il parle de mon trapèze – et demande à ce que je sois dirigé vers le service « SOS Mains ».

Même enceinte. Autre monde. Situé dans l’ancien bâtiment… le délabrement du lieu interpelle. Le service affiche sur sa porte ses honorables classements depuis des années attribués par le magasine « Le Point ». Cela rassure.

Une personne mordue par un chien à la main me double sur la ligne d’arrivée chronologique. Pour la première fois depuis mon arrivée, il m’est demandé de patienter. Je le fais de bonne-grâce pendant une petite heure. Puis vient mon tour. Trois personnes, des plus aimables, s’occupent de moi et l’une d’entre elles demande, par téléphone, une confirmation des soins à apporter à mon vieil os brisé. L’intervention la plus longue fut l’extraction de mon alliance de mon doigt gonflé. Deux d’entre mes soignantes se souviennent d’une technique employée par des collègues absents. Et voilà que chacune, l’une après l’autre, me spirale un lien de sac poubelle autour de l’annulaire, enchevêtre et mon doigt et mon alliance et tire sur le lien qui ne cède en rien. L’une d’elle sort d’un sac stérile une respectable pince que l’on penserait plutôt trouver dans une trousse de plombier plutôt qu’ici… Heureusement, elle renonce à son entreprise de cisaillement et préfère opter pour un bidon de savon liquide. Et c’est aux cris répétés de parturition proche de la délivrance – « ça vient ! ça vient ! » – que la saponine onction me délivre enfin du lien conjugal ! J’étais à un doigt de sortir de l’hôpital plus amoché qu’à l’entrée. Une inqiétude amusée quelquefois, mais le tout s’est déroulé dans la joie et la bonne humeur.

Avant de quitter l’enceinte hospitalière, j’hasarde une question auprès d’un membre du personnel : « J’avais été admis aux urgences, il y a un peu plus d’un an et à cette époque le service était saturé. Pour une admission à vingt heures trente, j’avais quitté le service à plus de quatre heures, le lendemain matin… pour un simple saignement de nez ! »… La réponse me stupéfie : « C’est toujours aussi saturé, mais aujourd’hui, il y a match ! ». Mon interlocuteur ne semble pas plaisanter. En effet, mon admission a été effectuée pendant le match de poule éliminatoire de la Coupe du Monde de Football : l’équipe de France affrontait le Pérou !

Première interrogation : comment un simple match de foot peut désengorger un service d’urgence ? L’activité des humains suspend son vol. Plus d’accidents domestiques ? Plus d’accidents du travail ? Les bobos peuvent attendre : « Y-a pas l’feu ! ».  Les accidents peuvent-ils être « à effets retardés » ? Je me pose la question: la solution aux problèmes des services d’urgence n’est-il pas plutôt chez les patients qu’au sein de l’hôpital ?

Deuxième interrogation : Il m’a été prescrit 80 gélules de paracétamol et 32 gélules de paracétamol  renforcées de codéine ,  » si la douleur devenait insupportable!« . Quel est, désormais, l’attitude des « occidentaux » face à la douleur ? Il faut bannir la douleur. A tout prix. A tout coût de médicament. L’être humain naît avec un capital de résistance face à la douleur. Enrayer la douleur dès son apparition, avant même son apparition, ne nous rend-il pas plus fragile ? Moins résistant ? Celui qui détient la clef de notre douleur ne sera-t-il pas, demain, notre maître ?

Certains craignent les pays « pauvres » et les flux migratoires. Ceux-ci nous sont déjà supérieurs par leur résistance à la misère, à la guerre, aux épreuves de toutes sortes…à la souffrance. Ces peuples ont gagné leurs « résistances » dans des combats quotidiens. Que pesons-nous, nous élevés dans une civilisation « anesthésiante » repoussant par des artifices et des chimies, nos  maux devenus insupportables. Même les plus modestes!  Nous sommes devenus la nouvelle « race » des esclaves : les plus résistants deviendront les maîtres. Deviendront nos maîtres. Notre défense est la grogne, la vindicte et le transfert de nos propres responsabilités, dernières armes de pseudo-révolutionnaires refoulés.

Choisissons nous réellement nos chaînes? Est-ce une utopie de vouloir ne pas être esclave?

Ne sous-estimons rien des moindres aléas de la vie. Un petit os brisé…

Etienne Lallement –  12 juillet 2018

photo: mémorial de l' »Anse Caffard » – Le Diamant – la Martinique

Sa vie fut belle

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Je ne l’aurai pas acheté. Il m’a été offert. J’y ai puisé un plaisir certain. L’auteur « mondain » et parfois « demi-mondain » sacrifiait au culte de la culture jusque l’excès.      Jean d’Ormesson agace certains – et même beaucoup – sans doute par une primesautière aisance verbale gavée de connaissances. Jean d’Ormesson ne sait pas. Il connaît. Il pousse à l’extrême sa feinte fausse modestie qui humilie ceux qui babillent un « cultirissime » savoir, mais excite son complice, le folliculaire en panne de paillettes. Il aime ça, le bougre ! Tendre humour vache !

Jean a fait du « d’Ormesson » toute sa vie, sans le savoir, sauf, peut-être, les dernières années où il « sur-jouait » son rôle. Pour les attardés de la télé-réalité – triste réalité – et les académiciens ou savants « cultivés », parmi ceux qui connaissent – les plus nombreux – et ceux qui savent – les plus humbles – les feux des médias incendient plus qu’ils n’éclairent.

Presque 400 pages d’introduction historique pour, enfin, attaquer le vif du sujet : « …du destin des hommes, de leurs passions, de leur éternel désir, de leurs folies et des règles qu’ils s’imposent pour tenter de vivre ensemble». (page 384)

Pour narrer l’histoire de sa propre vie et introduire « la Vie » il égrène 1 198 noms d’illustres ou discrets personnages qui l’ont marqué au cœur et à l’esprit. Il égrène 467 lieux qu’il fréquenta par la vie, par l’étude, par le rêve. Il porte témoignages pour celles et ceux qui forgèrent ce qu’il est devenu. Il se reconnait « des maîtres » et leur rend hommage : les Hommes les plus illustres sont les fruits de découvreurs. D’Initiateurs. C’est un témoignage d’Histoire vécue sur la scène, côté cours, côté jardin, ou sous les feux de la rampe. Acteur, il fût. Visions non objectives sans doute mais re-visionnées, dans cette dernière révérence, par le petit bout de la lorgnette. Attention, les chapitres sont longs et difficiles à scinder. Tout en lisant. Il faut au lecteur savoir suspendre sa lecture sinon la lassitude ou, pire, la somnolence le guette.

Un juge « sur-moi » bricolé renvoie Jean face à Jean. Monsieur se flagelle, fier de son humilité et de son humble outrecuidance envers lui-même comme envers les autres. Mais, je reste persuadé que l’homme « d’Ormesson » est honnête. Il se pique de tout et de rien – ou presque – et « c’est là son moindre défaut ».

Etienne Lallement [6 juillet 2018]

« Je dirai malgré tout que cette vie fût belle »         496 pages, 140 x 205 mm

Collection Blanche, Gallimard
Parution : 01-01-2016

Genre : Mémoires et autobiographies Catégorie > Sous-catégorie : Littérature française > Mémoires et autobiographies
Époque : XXe-XXIe siècle
ISBN : 9782070178292 – Gencode : 9782070178292 – Code distributeur : A17829

Le poète et la vie…notre vie?

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Vendredi 6 juillet 2018. Radio Classique. « Passion Classique ». Olivier Bellamy – [pour moi, sans doute, un des meilleurs « intervoyeurs » de radio] – recevait le poète Christian Bobin à l’occasion de la parution de son ouvrage : »Un bruit de balançoire« . Puis, je prêtais attention à l’actualité du jour. Deux mondes. Un poète vit-il au même temps que nous? Que moi? Après tout, qui nous dit que nous vivons les mêmes instants? Sommes nous des bâtisseurs de forteresses individuelles où ne pénètrent que les objets de nos désirs, mais où s’infiltrent nos angoisses et les rescapés puissants de nos censures?

La vie nous impose une trame dès la naissance et nous laisse la liberté de choisir les chaînes qui nous alourdiront jusqu’au tombeau.

Pour Christian Bobin, « la poésie est une réplique lumineuse aux ténèbres« .

Etienne Lallement (6 juillet 2018)

Coups de coeur: Les choix de l’invité, ses « petites madeleines » m’ont permis de redécouvrir le « Requiem » de Gabriel Fauré » et une oeuvre qui m’était totalement inconnue du compositeur Estonien Arvo Pärt, « für Alina » interprétée par Khatia Buniatishvili.

 

 

R-éveil au seuil du sépulcre

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Une formule dit: « Cherche et tu trouveras« . Il est quelquefois inutile de chercher. Les êtres et les choses viennent à nous. J’avais envisagé de quitter le flux des œuvres de Patrick Chamoiseau pour retourner vers les mots de Césaire ou quelque autre antillais laissés en suspend… Mais, le hasard qui n’existe pas en a décidé tout autrement.

Je pénétrais dans une officine qui s’est parée du titre d’« Ananda, l’oasis de la connaissance« . Ananda fleure bon l’Inde et me réveille une tralée de souvenirs. « Sat, Chit, Ananda. »

Entre une méthode Yoga et l’art de la conjuration par je ne sais quels grigris, onguents ou invocations, trônait une pile de « Chamoiseau ». Je complétai mes achats. Je retournai un exemplaire gansé de vermillon et la lecture de la « quatrième » écarta la promesse que je n’avais faite qu’à moi-même.

Une semaine suffit à infuser l’oeuvre. le magasin vend des encens et chaque page imprégnée exhale des fragrances orientales et sacrées. Une odeur de célébration parfume la lecture d’un opus consacré à la mort.

Pas de tragique. Par de larmoiement. Les effluves de la mémoire. Les phéromones du passé. Émotions du présent avec un rien de détachement.

Autour de Man Ninotte que le souffle a quitté, la vie d’une famille, la vie, l’histoire, les histoires d’un peuple. Tous se dévoilent dans leurs grandeurs et leurs faiblesses. Catharsis fleurissant en oeuvre littéraire. Maïeutique dé-livrant l’orphelin. Ceci n’est pas une fiction. Un auteur « fait » son deuil de sa « manman ». Humain.

Quel cadeau pour moi qui vis en Martinique depuis plus de trois ans et ne veux être assimilé mais vivre comme un poisson en mer créole. Livre important pour qui veut toucher l’art du vivre caribéen en ses racines, ses enchevêtrements « rhizomiques ».

Mes lectures font naître souvent des musiques en fond d’écran de mon imagination. A la lecture de « La matière de l’absence« , j’entendais la Symphonie Pastorale de Beethoven. Je ne veux savoir pourquoi. Elle s’interrompait de quelques mesures que déjà dans la béance du silence s’infiltrait la trompette de Miles Davis. Je sais pourquoi.

Etienne Lallement – 27 mars 2018

Chamoiseau, le papillon et la lumière

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« Et si la lumière ne se trouvait pas où on l’attend? » 

Encore « un Chamoiseau », direz-vous? Celui est arrivé sous mes doigts comme par hasard. Bien sûr le hasard n’existe pas. Alors?

« L’esclave vieil homme et le molosse » m’avait étonné, séduit, troublé… Le nom de Chamoiseau de nouveau attira mon regard, interpella mon intellect, chatouilla ma curiosité dans les rayons compacts de littérature îlienne  de la Librairie Antillaise .

Est-ce un roman? Non, pas tout à fait. Un livre de poésie? Non, pas tout à fait. Une fable? Certes, il y a du Ésope la dessous, mais une fable ne fait pas 99 pages, même illustrée des lépidoptères de Ianna Andreadis. Même le Maître des eaux et forêts fut avare de ses vers. Mais ici pas de vers. De la prose tressée pour trousser une morale, une métaphysique discrète qui ne nie ni n’affirme. Qui oserait « affirmer » quand il s’agit de la lumière. La Lumière. L’onde aveuglante, ultime discrétion de la Vérité… Peut-être? Un « simple livre simple » : rien n’est expliqué. Suggéré? Peut-être. Difficile de dire l’indicible sans corrompre. Corrompre la question. Corrompre la réponse. Cette narration philosophique n’a que l’effet d’un battement d’aile de papillon. Pour qui se laisse entraîner, le tsunami des questionnements n’est pas loin. Ce n’est pas l’histoire qui remue méninge. L’histoire, pour qui se laisse aller à glisser sans retenue, ne cessera de porter à ébullition. Au coin des pages, la corne de l’angoisse et le signet de la sagesse nous émoustillent et nous consument. Frissons garantis.

Simple, mais essentiel!

Un livre n’est qu’une pluie. C’est le terrain arrosé qui fera toute la différence.

Etienne Lallement – 13 mars 2018

Patrick Chamoiseau – Le papillon et la lumière

Ianna Andreadis

« Le paillon et la lumière » est disponible dans la collection Folio.

— « Into the wild » — Jon Krakauer

 

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L’être humain est un animal étrange déchiré entre ce qu’il est, ce qu’il aurait voulu être, ce qu’il rêve de devenir qui se confond, souvent, avec ce qu’il désire posséder. Et puis, au détour d’un chemin, apparaît « le rêveur éveillé », celui que l’on jalouse en le traitant de fou. Celui qui fait rêver. Mais jamais, au grand jamais nous ne mettrons nos pas dans les siens. Les vérités font si peur que l’on s’abstient de les poursuivre, laissant à l’autre la périlleuse mission d’aller où nous ne voulons pas même jeter un œil. « D’ailleurs, qu’il garde ses secrets! Nous n’en voulons pas!« . Son calvaire nous rassure. La peur du « vrai » fige un monde qui se laisse dériver.

Ici Christopher Johnson McCandless veut confondre le rêve et la réalité. Ici l’homme qui marche et un homme en marche. Seul. Seul face à lui même. Il ne fuit pas le monde. Le monde marche avec lui. Il veut franchir « la dernière frontière« . Celle qui le sépare d’avec lui-même.

Sa mort rassure le lecteur. Il part avec ses possibles secrets.

Etienne Lallement

« Into the wild » – Jon Krakauer  – éditions Presse de la Cité – Collection 10/18 – malgré le titre, le texte est traduit en français.

Collection 10-18

Wikipedia – Into the wild

 

 

Sans gloire…et pourtant…

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Ceux-là ne sont pas ceux-ci : ni Hallyday, ni d’Ormesson, ni Depardieu, ni Macron, ni Trump, ni Miss France ou Monde, ni Mélanchon, ni Lepen père, fille ou nièce, ni même François pape, ni Finkielkraut, ni Ricard, Ni Lenoir… Ils ne sont ni, ni, ni, ni…*

Mais ils sont !

Ceux-là sont parmi nous… et nous ne les connaissons pas, ces petits, ces sans-grades, ces sans-couverture-médiatique, qui œuvrent dans le silence, la discrétion. L’humilité.

Terriblement efficaces !

Pour ceux-ci, les vedettes, les idoles, les « unes », nous élevons, des temples, des autels, des tabernacles. Gare à l’idole qui redescend sur terre !  Il ne nous est permis de les adorer que du parvis des « gentils ». Il nous faut porter notre écot à la construction des mythes : pour pouvoir rêver, il faut savoir, pouvoir payer. Sacrifices. Il nous faut des rêves et des boucs-émissaires pour oublier nos propres incompétences souvent supposées et transférer le poids de nos propres peurs. Pour assouvir nos colères, filles de notre impuissance.

Ceux-là rêvent aussi. Cela connaissent aussi la peur. Mais, chez eux, pas de paralysie.

De l’action !

Heureusement ceux-là sont nombreux. Insuffisants, mais nombreux. Et l’espoir vient de ce nombre et de leurs convictions.

Ils œuvrent dans le silence, car c’est dans leur nature. Ils œuvrent dans la discrétion pour ne pas déranger les aveugles-voyants qui ne veulent pas voir. Ceux qui ont mille autres choses à faire… « enfin, on ne peut quand même pas porter toute la misère du monde ! », « mais que fait le gouvernement, j’ai voté pour que ces problèmes soient résolus », « mais que fait le dieu que je prie tous les jours pour le monde qu’il a créé ? »…

« Je râle donc j’existe. Être spectateur-détracteur est ma manière de vivre. ».

Inaction !

« Bla, bla, bla… » et à force de discours, toujours plus de discours, le monde s’enferre, s’englue dans le mensonge, l’hypocrisie, l’ignorance, le fanatisme et la paupérisation.

Pour ceux-là, pas de ségrégation, ni d’ostracisme, ni de rancunes, ni, ni, ni…

Mais ils sont. Efficaces pour tous !

Ils agissent pour les autres, pour eux. Et pour ceux qui ne font rien, ou si peu, que des actes insignifiants mais « déculpabilisant » pour les spectateurs de la vie.

Ceux-là méritent notre respect et notre considération. Pas notre condescendance. Pas notre récupération et notre utilisation de leurs actes en parures démagogico-médiatiques.

Ils veilleront, travailleront le jour, la nuit de Noël, la nuit du Réveillon, tous les jours fériés et par eux nos journées et nos nuits seront plus sûres. Plus belles.

« Les anges d’aujourd’hui sont ceux qui s’intéressent aux autres avant de s’intéresser à eux-mêmes. »

Etienne Lallement –

Réflexion en flânant parmi les stands lors d’une course pour la sensibilisation aux problèmes causés par la maladie d’Alzheimer dans la commune du Robert, île de La Martinique. Si je me suis arrêté, entre-autres, au stand des « Ailes des Anges », mon analyse ne s’arrête pas aux seules associations présentes ce soir-là, mais à toutes celles dont la vocation est « le service désintéressé aux autres ».
  • Le choix de noms est sans parti-pris, piochés sur les couvertures des revues, livres et journaux jonchant ma table de salon.

Liens:

Les Ailes des Anges

France Alzheimer