Vibration…

Vibrations. La Vie est vibrations. Vibration.

Lieux secrets, intemporels.

Le temps semble en suspens. Volontaires confinements des êtres en quête d’harmonie.

Le battant s’élance…Oscille…Heurte… 🕉 surgit du bronze .

Se taisent les êtres à l’écoute de l’alliage-vibrant.

Vibrent de concert le bronze, la chair et l’os. Vibrent de conserve.

🕉 se dilue… Rejoint le silence.

Existent encore des lieux secrets.

Si près. Si loin.

Existent encore des lieux sacrés. Si près.

Si lointains pour qui se détourne.

Le temps doit s’abolir. En chacun.

Le miracle, s’il existe, est à long terme.

Très long terme.

Le but est illusion. Le joyau est au coeur de l’instant-figé.

Le miracle précédera le but…

Ou ne sera pas.

Etienne Lallement – le 4 avril 2021 – Saint Joseph – La Martinique

ce texte n’est qu’une réflexion personnel et non une communication des moines Bouddhistes – dont je ne suis pas – qui méditent près de chez nous. Pour en savoir plus sur la réalité de leurs activités en Martinique: https://www.facebook.com/dogen.martinique

pour mémoire: https://sydrach357.com/2014/09/15/auroville-matrimandir/

Naguère et aujourd’hui…

74 000 Indiens ont été tués en France pendant la première guerre mondiale.
74 000 Indiens ont été tués en France pendant la première guerre mondiale.

Je suis né au « beau » milieu du XXème siècle. L’Europe sortait à peine d’un demi-siècle de deux guerres mondiales sur son sol. Les tonnerres des combats s’estompaient vers l’Est. Vers le Sud. Malgré cela les tombeaux français avalaient toujours et encore…

L’éducation – dite « nationale« , nous vouait au culte du « héros de 14-18« , du héros « de 39-45« .

Je vivais dans un pays de « héros« ! A leur exemple, je devais, s’il le fallait, « mourir pour la Patrie » comme le firent mes pères! Je m’époumonais en Novembre et Mai, un bouquet de fleurs à la main au pieds du monuments aux morts de ma commune suivant docilement et fièrement mon instituteur.:

"Nous entrerons dans la carrière,
 Quand nos aînés n'y seront plus ;
 Nous y trouverons leur poussière
 Et la trace de leurs vertus. (Bis)
 Bien moins jaloux de leur survivre
 Que de partager leur cercueil
 Nous aurons le sublime orgueil
 De les venger ou de les suivre."

De tout temps, les enfants entonnent des hymnes dont ils ne saisissent pas les significations profondes.

Cette image « héroïque » s’est bien écornée depuis. Pire! Pire encore!

Dans les deux guerres « intramuros« , « la fine fleur » de la jeunesse bien portante de notre pays est poussée au front portée par la drogue de discours anesthésiants. La conviction s’inocule. L’émotion porte à la violence.

"Entendez-vous dans les campagnes
 Mugir ces féroces soldats ?
 Ils viennent jusque dans vos bras
 Égorger vos fils, vos compagnes"

On s’en laisse conter! Et gare aux rebelles!

 » C’est nous qu’on ose méditer
 De rendre à l’antique esclavage ! »

Les généraux prouvaient leur utilité et leur talent de maîtres-boucher . Gagner quelques dix kilomètres dans la Somme valait bien 1,2 millions de morts, disparus ou blessés en 1916! Les dirigeants sauvaient leur Patrie. Sauvaient leur patrimoine. Les médailles fleurissaient les poitrines turgescentes.

Les familles pleuraient leurs héros. « Trop tôt disparus« .

Et la leçon? Quelle leçon?

« Ouvrez le ban! Sonnerie aux morts! » La jeunesse a le privilège de mourir à la guerre, de mourir pour des Idées. Les idées de qui? Pour les idées d’autres dont le seul fait d’armes est de financer les monuments aux morts, frapper des médailles, rassurer les veuves et les mères éplorées! Les champs d’horreurs se muent en champs d’honneur. « Des monuments à leur gloire éternelle » osèrent les chevilleurs de la jeunesse. L’Honneur est sauf! Fermez le ban!

La vie continue! Chacun retourne à sa besogne et ses soucis « personnels ». A ses « propres » préoccupations. Les noms s’estompent sur les monuments et les tombes, comme « Liberté, Egalité et Fraternité » s’effacent du fronton des écoles de la République, s’effacent des cœurs, s’effacent des âmes!

2020 : « Nous sommes en guerre! ».

Un virus nous déclare la guerre au nez et à la barbe des généraux devenus bien inutiles et trop occupés à une guerre sans Champs d’Honneur! Sans gloire pour eux! Les places étant vacantes, les étoiles de la médecine et de la pharmacie crèvent les écrans et s’engouffrent dans la brèche et rivalisent de stratégies improvisées, hétéroclites, contradictoire. Les industriels de la pharmacie produisent à la hâte des munitions antivirales. Les armées ont changé de professions. Les néo-généraux de cette guerre sont, ici aussi, planqués derrière les fantassins en blouses blanches. Les remparts innocents des émirs de la molécule seront couverts de gloire et de reconnaissance, voire de décorations pour bravoure au front.

Au front de cette guerre, chaque mort est une défaite! Les statistiques font des ravages dans les esprits! Les avalanches de discours nous font douter de notre intelligence, de notre capacité de discernement.

Les réactions de tout un chacun prouvent que le « patriotisme » est d’un autre âge. Désormais, l’idée même de la mort effraie nos dirigeants. La multiplicité des médias s’affronte et façonne. La démagogie règne en maître. La démagogie sème illusions et angoisses. Les totalitarismes fourbissent leurs armes de séduction, « blanchissent » leurs uniformes. « L’heure est venue!« . Le malheur de tous fait le bonheur de quelques uns. Quelque soit les candidats, quelque soit l’époque, toutes les guerres sont des affrontements d' »EGO- SUM« ! Moi, Je suis. J’existe, je m’impose et je dicte. Les uns cherchent la Gloire, les autres la fortune. Les partisans de la gloire s’illusionnent. Les adeptes de la fortune continuent de tisser leurs stratégies « inhumaines ».

Les marionnettes politiciennes s’illusionnent encore sur leurs pouvoirs. Sur leur liberté!

Les Hommes disparaissent, les mentalités demeurent.

L’EGO-SUM a ruiné l’Egypte. L’EGO-SUM a réduit à néant l’Empire Romain. L’EGO-SUM a détruit l’Empire Chinois et de petits royaumes. L’EGO-SUM de quelques-uns étouffe notre civilisation. « Mais après tout, après nous le déluge! » diront-ils. L’important c’est d’être et d’exister pour les autres à son propre bénéfice. Pour Soi. L’EGO-SUM n’est pas l’exclusivité d’une strate de population, nous sommes tous concernés.

Notre époque voit de nouveaux « communautarismes » fleurir et se renforcer dans de nouvelles formes de patriotismes « sectaires« . Les agrégats humains se diversifient dans des attractivités aux émergences « sauvages« . La désagrégation des grands courants religieux et politiques, une perte générale de confiance génèrent et amplifient les « angoisses« .

L’instinct de survie crée une « féodalité » du XXIème siècle. Contre ses peurs, l’humain bâtit des murailles et s’y enferme avec ceux qui « attisent » sa sympathie. Contre l’angoisse, pour se libérer, il choisit la plus inexpugnable des forteresses et s’y incarcère.

Pourtant, « l’œil » est au coeur des remparts et poursuivra le bâtisseur jusqu’au seuil de la tombe qu’il atteindra cahin-caha.

Etienne Lallement – le 28 mars – 2021

Les photos de cet article ont été prises au mémorial militaire indien de Neuve-Chapelle dans le Pas-de-Calais par Jean-Guy Degroote.

pour voir plus d’illustrations sur le mémorial indien: https://flic.kr/s/aHsk4FWBTE

pour en connaître plus sur l’engagement des troupes militaires indiennes pendant le première guerre mondiale:

https://www.centenaire.org/fr/espace-scientifique/pays-belligerants/lengagement-militaire-indien-pendant-la-grande-guerre

pour mémoire : https://sydrach357.com/2013/08/12/france-inde-naguere/

Êtres Libres!

Œuvre de Fabien Mériel – Plage de Sainte-Adresse – Le Havre – 27 avril 2020

L’être est libre!

La Liberté, l’être humain en fait une utopie, un rêve, alors qu’il la possède. Elle est inhérente à la vie. Mais que fait-il, que faisons-nous de cette liberté?

Et bien, l’être s’ingénie à vouloir asservir les êtres et la nature. Et la raison du plus fort est toujours la meilleure!

Il chante, il crie, il hurle « Ma Liberté, ma Liberté chérie! » tout en asservissant ses semblables et toute chose à sa porté. Il se condamne lui même, s’enchaîne aux lourds boulets qui scintillent, se pend haut et court à l' »arbre-potence » du désespoir et de l’angoisse.

LIBERTE est un maître-mot . Nous en sommes les esclaves. Esclaves de l’idée de liberté.

L’être est libre, mais « vivre libre » est-il de la nature humaine? « Etre libre » et « vivre libre » sont-ils incompatibles?

La liberté du plus fort…

Notre liberté ne serait elle que la liberté du choix de nos chaînes. Nos chaînes charpentent notre ego, ego de dominant, ego de dominé. L’ego nous fait survivre: la liberté ou la mort proclamait la Révolution. Avons nous le choix? La liberté ou la mort. La liberté et la mort.

Accroché à la nef de la vie, l’être, à la fois, exige et refuse la Liberté parée de la beauté du diable. La Liberté Vraie captive et épouvante.

La liberté est la mort.

Etienne Lallement – le 6 mars 2021 – Saint-Joseph – La Martinique –

Liberté! J’ai crié ton nom!

Araignée à l’affût au centre de sa toile – Saint Joseph – La Martinique

L’Être libre…

La Liberté, l’Être humain en a fait une utopie alors qu’il la possède. Elle est inhérente à la vie. Mais que fait-on de cette liberté?

L’Être s’ingénie à vouloir asservir ses semblables et la nature.

Il chante! Il hurle! « A moi la Liberté! » tout en essayant d’emprisonner ses semblables et toute chose à sa portée. Non satisfait d’enchainer autrui, il se charge, lui même de lourdes chaînes et se condamne, se pend à l’arbre-potence du désespoir et de l’angoisse.

Liberté est un « maître-mot », une « idée-maîtresse ». Nous en sommes les dévoués esclaves.

Etienne Lallement – le 24 mars 2021 – Saint-Joseph – La Martinique

Il chante! Il hurle! « A moi! la liberté! » tout en enchainant ses proches et toute chose à sa porté.

Tel est la question…

Enfin, une des questions…

Une question multiple…

Un acte peut-il être jugé – « bon » ou « mauvais » – en raison des motivations qui l’ont induit ou en fonction des conséquences qu’il a provoquées? Une cause « immorale » peut-elle condamner un acte aux effets « moraux »?

Peut-on condamner Robin des Bois qui détrousse les riches au bénéfice des pauvres? Déjà là, les discussions s’engagent, les avis se nuancent. S’opposent!

Qu’en est-il du soldat « meurtrier sur ordre » dont les arguments des dirigeants ont libéré la conscience et motivé la volonté?

Peut-on condamner les Compagnons d’Emmaüs de l’abbé Pierre de réhabiliter des maisons murées par leurs propriétaires, afin d’y loger des sans-abris? Lors d’une conférence de presse, nous faisions remarquer à l’abbé Pierre que de plus en plus il mettait son association et bien sûr ses membres, en contradiction avec la loi. Sa réponse fut nette : « Il faut savoir braver la loi quand elle ne respecte pas et bafoue la personne humaine, « .

Quand j’étais en Inde, j’ai pu constater que les « pauvres » étaient accueillis chaque jour dans des cantines où ils pouvaient se restaurer. L’opposition criait à la démagogie. Il est vrai que la présidente de Tamil-Nadu (76 millions d’habitants) était, sans doute, une démagogue. Un arrivage de riz envoyé par la France avait été détourné et le portrait et le nom de la présidente avaient été plaqués sur tous les sacs de céréale avant qu’ils soient distribué. Néanmoins, cette même présidente avait été arrêtée pendant son mandat et condamnée à 4 ans de prison. Cela provoqua des émeutes et quatre suicides.

Une révolution violente peut-elle se justifier?

A question simple, les réponses sont multiples et contradictoires.

Allons plus loin…

Le bien et le mal sont-ils des réalités?

Qui a la capacité de les distinguer?

La morale peut-elle se distinguer de la loi? La loi peut-elle enfreindre la morale?

La loi peut-elle être en adéquation avec « LIBERTE, EGALITE, FRATERNITE »?

Etienne Lallement – le 23 mars 2021 – Saint-Joseph – La Martinique

Polémiques.

Crabe à l’affût – Presqu’île de La Caravelle – La Martinique

Si vous voulez être écouté, soyez polémiste.

Si vous cherchez le succès, soyez « polémiste-destructeur ». Les casseurs ne prolifèrent pas que dans la rue. Ceux de la rue sont les enfants des « polémistes-destructeurs » des salons et des studios.

La violence n’est pas un manque d’intelligence. La violence est l’expression de l’impuissance engendrée par un manque d’éducation et l’instillation d’une information perverse. L’instruction et la communication s’adressent plus à l’instinct qu’à l’intelligence. Plus à l’émotion qu’au sentiment.

19 mars 2021 – Jo Biden, président des Etats-Unis d’Amérique, répond à un journaliste. Parle-t-il d’éducation, de santé, de progrès social, de développement économique… La presse française ne retiendra que ses attaques dirigées contre Wladimir Poutine, président de la Russie. Le même jour, lors du même journal télévisé, le téléspectateur peuvent voir Jo Biden – 78 ans précise le commentaire -trébucher trois fois en gravissant les marches de l’escalier de son avion.

Sans « éclats », vous n’existez pas aux yeux de l’opinion. L’opinion votera pour les éclats qu’elle aura reçu dans l’œil.

Des borgnes exubérants vociférant traînent des cohortes d’aveuglés dans les ravines de la démocratie.

Etienne Lallement – 20 mars 2021 – Saint-Joseph – La Martinique

Désirs

Entrée du temple de Mylapore – Chennai – Tamil-Nadu – Inde

Le disciple demande au maître : « Maître! Pour suivre tes conseils, je veux chasser tous mes désirs et ainsi atteindre la Paix!".

« Pour débuter, dit le maître, commence par chasser le plus grand de tes désirs!« 

« Mais, Maître! le plus cher de mes désirs est de ne plus avoir aucun désir!« .

Le maître ne répond pas. Son désir de maître est que son élève trouve lui-même la voie.

Etienne LALLEMENT – LE 17 MARS 2021 –

La vérité est-elle un mensonge comme les autres?

La Martinique – Le Diamant – Anse Cafard –

« Inespérant » de saisir une quelconque vérité, l’humanité fait ses choux-gras de bruits qui courent.

La vérité s’esquive au fur et à mesure que l’être avance comme la ligne d’horizon tangue plus ou moins loin de notre regard. L’inaccessible ligne imaginaire force la divagation de l’imagination. L’occident regarde l’orient. L’orient rêve d’occident.

L’être vit d’images et s’en gave, baptise « vérité », le mensonge qui le séduit, baptise « mensonge », la vérité qui le dérange. Au marché des dupes, les marchands d’épices font la loi. Les mets s’estompent à disparaitre sous la sauce.

Forgé d’une culture formatée, l’éducateur formate à son tour. Le fer doit prendre la forme du sabot entre l’enclume et le marteau. Le fer achoppera sur les silex des chemins torturés et ravinés. Et chacun laisse faire…par faiblesse, par ignorance, par désintérêt, par peur… Par volonté!

Le dupeur sait qu’il ment et ne peut donc avoir confiance en personne. Le dupeur sait qu’il ment, mais veut faire de son mensonge une vérité qu’il finira par admettre comme telle. L’arroseur le plus averti se sait lui-même arrosé.

Une vérité quelconque peut-elle exister au royaume du mensonge? Imaginons qu’une vérité existe. Une étiquette « mensonge » barrera bientôt son front. Donc mensonge et vérité portent la même couronne et ne sont pas discernables. Le milieu crée la loi. La loi du plus fort.

L’humain se complait d’un mensonge étayé et le préfère à une possible vérité enrobée d’incertitudes.

Le doute génère l’angoisse. L’angoisse est le terreau de la politique d’apprentis sorciers qui céderont bientôt leur sceptre aux tyrans.

« Inespérant » de saisir une quelconque vérité, l’humanité fait ses choux-gras de bruits certifiés que l’ON fait courir!

« Liberté » crie l’esclave qui forge lui-même ses chaînes! Forgeron de sa servitude, l’être s’épouvante face à l’idée même de son rêve!

Etienne Lallement – 1 mars 2021 – Saint-Joseph – La Martinique

La guigne: dévolution successorale

Cette remarque nous semble terriblement d’actualité! Et pourtant! Friedrich Nietzsche l’a écrite entre 1882 et 1887.

De toute mon existence, j’ai entendu des lamentations sur « la vie qu’on vit!!!« . Il semble être dans la nature de l’être humain de déplorer, de se morfondre de l’atmosphère de l’époque qui l’a vu naître.

La « belle époque » est toujours du temps passé et seuls, les lendemains chanteront. Néanmoins, sur ces derniers, le doute plane…et le doute angoisse.

Moi qui ai « un peu » vécu, ai entendu de tout temps des chœurs de cassandres gémir des « de-profundis » et notre XXIème siècle n’échappe pas à cette règle: à les entendre, nous subissons l’apocalypse et « le bonheur est toujours pour demain« .

Si…Si…Si.. Chaque génération semble transmettre à ses enfants ce misérabilisme. Ah! Si j’étais riche! Ah! Si j’étais libre! Ah! Si j’étais…Ah!

Chacun pose ici ses conditions, mais soixante dix millions d’individus ne partagent pas les mêmes « Si ». Sept milliards…

Un partie de l’humanité s’ennuie. L’autre trompe son ennui. Du moins essaye…

Il faudrait prendre conscience que nous sommes, chacun d’entre nous, « capitaine » de notre propre bateau qu’il soit « frêle esquif » ou « géant des mers ». Les océans sont les mêmes pour tous et de tout temps. De toute météo. Nous ne pouvons rien contre les caprices de la nature et devons adapter notre navigation: hisser ou affaler les voiles qu’il faut au moment opportun.

Mais voilà, le matelot rêve de devenir « capitaine » du géant qui l’effraie. Le « commandant » rêve de la liberté du tireur de filets. Chacun désire la richesse de l’autre sans renoncer à son « avoir ». Chacun rêve de tout. Chacun ne voit dans l’autre que la brillance des apparences. chacun fait l’impasse des chances de sa condition. De ses propres richesses. Partir à l’abordage est le maître-mot de l’envie. Tous et chacun rêvent. Le rêve mobilise l’Humanité tout entière. L’ÊTRE n’existe-t-il que pour rêver?

Tempêter contre la tempête est la révolte de tous temps. Mais, c’est l’individu qui est en cause et non la mer, ni le vent.

Tels des juges, nous jetons l’opprobre sur nos semblables. Tel de coupables Caïn, nous vivons sous le regard d’un œil que nous avons créé. Râler est le propre de l’agonisant en souffrance.

Malgré tout, cette déploration de contemporanéité a un effet bénéfique. Elle permet à certains de se surpasser et continuer, bon an, mal an, à faire progresser l’humanité. L’éducation devrait faire de nous des conquérants. Des révoltés « actifs »!

La roue reste à réinventer.

La conquête de l’espace balbutie et enflamme les imaginations. La conquête de et pour l’Être reste à faire.

A nos épures!

Etienne Lallement – 21 février 2021 –

Il faut s’être détaché de beaucoup de choses qui nous oppressent, nous entravent, nous tiennent baissés, nous alourdissent, nous autres Européens d’aujourd’hui. L’homme d’un pareil au-delà, qui veut embrasser lui-même les évaluations suprêmes de son époque, a besoin d’abord de « surmonter » en lui même cette époque – c’est là son épreuve de force – et, par conséquent, non seulement son époque, mais encore la répugnance et l’hostilité qu’il ressentait jusqu’à présent envers cette époque, la souffrance que lui causait cette époque, son inactualité, son romantisme…

Nietzsche – 1844-1900 – Le Gai Savoir (380) – 1882-1887 –

Cendres de l’amour…

Les défaites de la vie privée se compensent de conquêtes en vie publique.

Les « plus-en-vues » haranguent « haut et fort »! Regardons leurs pieds enracinés dans les cendres encore brûlantes de l’échec. Ils entrent en politique comme « on » va aux bordels. Ils convolent vers les « péripatéticiennes » pour se soulager et s’imaginer supérieurs.

« Promesses utopiques – démagogiques – vous fleurissez au champ de la désolation. Aux chants des vaincus!« .

« Le Führer » fut conçu au front dans la boue des tranchées des laissés-pour-compte. Le monde en fut bouleversé. Le fauve blessé, agonisant même, est un danger rampant.

Le phénix couve sous la cendre.

Que ceux qui ont réussi conjointement à concilier, à magnifier, leur vie privée et leur vie publique avance d’un pas! C’est à eux que je confierai mon destin!

Etienne Lallement – le 14 février 2021 –