par 7 couleurs (et plus), il nous incite au Bonheur!
Par le ROUGE, que toutes et tous bougent et que tout bouge!
Par l’ORANGE, que le mal en bien se change!
Par le JAUNE, que chacune et chacun d’entre-nous, encore, s’étonnent!
Par le VERT, que chacune et chacun d’entre-nous en ses rêves persévèrent!
Que le BLEU nous transcende en Être heureux!
Que l’INDIGO délite, peu à peu, notre ego!
Que le VIOLET nous incite aux projets!
…
Et par le ROSE de l’Infini sachons, chaque jour, encore dire « J’OSE »!
Souhaitons nous une Année 2026 « ARC-en-CIEL »!
de ma fenêtre de chambre en septembre 2025
Que chacune et chacun, dans 365 jours, à l’aube de 2027, puissent proclamer haut et fort comme Michel de Montaigne dans une période de troubles majeurs et de désespoir où notre civilisation européenne connaissait une révolution des idées et des sciences…
« Quand l’arc sera dans les nuages, je le verrai. Et je me souviendrai de l’alliance que j’ai faite pour toujours avec tous les êtres vivants de la terre. » Et Dieu redit à Noé : « L’arc-en-ciel est le signe de l’alliance que je fais entre moi et tous les êtres vivants qui sont sur la terre. »« .
Que symbolise l’arc-en-ciel en Islam ?
Ibn ‘Abbas a dit : « L’arc-en-cielestune garantie pour les habitants de la terre qu’ils ne seront pas engloutis . La Voie lactée est la porte des cieux et y trace un sillon. »
La gageure: ouvrir une fenêtre sur la région de mon enfance à mes amis Mireille et Marc en cinq jours!
Fraichement débarqués en gare de Lille-Europe, ils viennent de quitter, cinq heures plus tôt, Marseille. Il ont, en tête, la caricature qui caractérise les régions « qu’on n’a jamais visités« , affublées de « on-dit » souvent dénigrants. Il me faut compenser la perte de dix degrés – au moins – par la chaleur de mon accueil. Il pleut.
Lille vient de nettoyer trois jours de « sa » Braderie. Elle a débarrassé les places publiques des valves mytilicoles.
Premier repas pour mes amis: moules-frites au restaurant La Chicorée. La salle de restaurant est bondée. Nous sommes invités à déjeuner sur la terrasse. Elle est un piège à courants d’air. La tonnelle résonne des claquettes de la pluie qui gifle le plastique. La caricature se renforce. Heureusement, les trois couches de polaire superposées de mes invités leur permettent de résister. La brasserie a osé inscrire sur son site internet : « Notre terrasse ensoleillée vous attend ! ». Faute de soleil, les Lillois ont de l’humour!
La pluie nous accompagne pour un tour limité du centre-ville. La place du Général De-Gaulle. La Vielle-Bourse rutile malgré le temps maussade: les bouquinistes peinent à protéger leurs trésors de papier.
Nous ressortons sur la place. Un rayon de soleil esquisse une apparition: « Marco! Vite un selfie! « . Malgré ce rayon, c’est Marc aux polos, aujourd’hui!
Départ pour Bruay-La-Buissière.
Deuxième jour: le Louvre-Lens.
Quelle belle et bonne idée d’avoir décidé d’accueillir en terre minière ce surgeon du célèbre musée parisien, même si cette folie coûte « relativement » cher… Le coût d’investissement pour la construction du musée du Louvre-Lens a été de 201 millions d’euros. Ce n’est pas du gaspillage! Loin de là!
Si nous comparons avec les armes de guerre: La France a commandé un total de 234 avions Rafale. « Un seul Rafale M (version marine) est estimé à environ 79 millions d’euros. (234 X 79 = plus de 18 milliards d’euros). L’heure de vol du même avion est estimée à environ 20 000 euros ». Ces chiffres ne sont que des estimations « d’experts » (?)«
Qui ose dire que la « culture » coûte cher? La visite de la Galerie du Temps est gratuite! Cette « gratuité » a étonné mes amis. La déambulation dans « le temple du beau » vaut le déplacement à elle seule! Emerveillement pour tous. La Galerie du Temps va nous prendre, nous captiver, nous emmener pour un voyage international extraordinaire dans le temps et l’espace où chavirent, bientôt, l’Histoire et nos imaginations galopantes.
L’immense salle résonne d’un silence étonnant: de nombreuses classes d’écoliers naviguent d’œuvre en œuvre en chuchotant si besoin, glissant de pas feutrés. Le lieu impose le respect aux plus turbulents.
Pour le déjeuner, retour à La Buissière chez Jean-Claude et Marie-Hélène. Le Tamil-Nadu et La Martinique nous avaient déjà, plusieurs fois réunis. Souvenirs! Souvenirs!
Troisième jour: nous restons à Bruay-La-Buissière et environ.
Août 2022: mon ami Marc m’a offert un livre: « Le Trésorier-payeur » de Yannick Haenel. L’histoire se propage de Béthune à La Buissière: Labanque, Emmaüs, le restaurant face à l’église de La Buissière. La Confrérie des Charitables de Béthune y tient une place majeure. L’auteur, un breton, était venu en 2007 pour participer à l’inauguration de ce qui est devenu un centre de culture dans le chef-lieu d’arrondissement. Au travers de cette œuvre, l’auteur nous pose la question: Comment être anarchiste et travailler dans une banque ?
Le seul passage antérieur de Mireille et Marc dans la région était pour venir me soutenir lors des funérailles de mon épouse, Béatrice. L’église et les Charitables de La Buissière ont marqué leur mémoire. Un passage devant Labanque à Béthune, une visite du site d’Emmaüs ont complété pour eux le décor de ce roman.
Ici, seul subsiste le donjon. De huit siècles d’aventures, de bonheurs et de drames, il ne reste que ce doigt de pierre dressé vers le ciel en guise de défit au temps. Notre mémoire a besoin de pierres.
Où sont donc les corons de mon enfance? La cité des électriciens a été transformée en petit jardin propret où je ne reconnais pas le Bruay-en Artois « minier ». Mes amis ont du mal à imaginer la réalité d’il y a 60 ans. Les mots me manquent. La confusion mêle à la fois « Bienvenue chez les Ch’tis » et mes explications confuses d’un passé révolu! Quatre voitures de « touristes », dont des Néerlandais, stationnent près de l’entrée. Tout est fermé. Aucune âme qui vive. Aucun accueil. Il est midi. Les quatre véhicules quittent la scène: déceptions et fausses idées d’un passé que d’aucun prétend « historique » et « héroïque »! Une autre fois, j’entraînerai mes amis à Lewarde. Une autre fois…
Petit arrêt devant le château Elby. Ancienne demeure du directeur des mines, l’immeuble fut transformé en la maternité en 1948. J’y poussais mon premier cri en 1951. Laissé à l’abandon pendant plusieurs années, il se transforme actuellement en logements. 24 « nouveaux châtelains » devraient investir les lieux à une date encore indéterminée.
Le soir: une carbonnade flamande « maison » chez Thérèse et Didier.
Quatrième jour : direction Arras
Heureusement, le soleil, quoique timide, était de la partie. Déambulation dans les rue du centre et découverte des places. Ici, je peux faire un guide « honorable ». J’ai trainé mes guêtres de 1967 à 1970 dans le cité d’Adam de La Halle: le centre Baudimont était encore « Le Petit Séminaire d’Arras »! « 1968 » est passé par là…et j’y étais!
Le temps de prendre un café et nous voilà partis vers la Carrière Wellington. Mes amis de s’étonner: la guerre 14-18 ne se limite pas à Verdun! Loin s’en faut! Nous avons pu apprécier les qualités de ce « mémorial » de la bataille d’Arras. L’accueil y est chaleureux. Notre guide bilingue est excellente dans sa mission de nous entrainer à 20 mètres sous terre pour nous conter les préparations aux combats et la vie quotidienne des « bidasses » venus de loin. Parmi eux des tunneliers Néozélandais: des bâtisseurs en creux pour de troglodytes guerriers enterrés vivants avant l’assaut.
Avant la descente, nous protégeons nos chefs. La coiffe de rigueur contribue à notre immersion: à la guerre comme à la guerre… »plus jamais ça » n’est-il qu’un vœux pieu?
Cette enclave de terre Canadienne en France a été abreuvée du sang de 66 000 soldats canadiens tués au combat entre le 9 et le 12 avril 1917 sur l’espace des 3 villages de Vimy, Givenchy-en-Gohelle et Thélus …
« plus jamais ça! » proclamait-on après la guerre……………..1939 prouva que non: le « plus jamais ça » n’était qu’illusion »!!! L’actualité renforce cette preuve. Le pire est-il à venir porté par des technologies létales et destructrices toujours plus performantes? Et sans doute des « décisionnaires toujours de plus en plus irresponsables, de plus en plus fous! »
La plus grande nécropole de France : 42 000 soldats de la Première Guerre Mondiale y sont enterrés. Sur l’Anneau de la Mémoire sont gravés les noms de 580 000 noms de soldats morts sur le champ de bataille. Les noms s’affichent par ordre alphabétique sans distinction de nationalité ni de grade.
Beaucoup de souvenirs pour moi. L’abbé Lucien Bello – curé et aussi grand organisateur de voyages – m’avait dès son arrivée à Saint Omer, offert une visite privée et très documentée de « sa cathédrale » qui l’éblouissait. Je partageais vite son éblouissement. Cela le changeait de l’église paroissiale de Montigny-en-Gohelle. Avant d’atterrir, à Saint Omer, il avait officié à Marles les Mines, Bruay-en-Artois [église saint-Joseph], vicaire en la Cathédrale d’Arras, Montigny-en-Gohelle et enfin Saint-Omer. 60 ans de sacerdoce, 21 600 messes célébrées selon ses propres calculs.
Ici encore l’accueil est des plus cordial. Après un petit film contant l’histoire de la marque, visite guidée de la brasserie – familiale et artisanale – qui produit plus de 2 millions d’hectolitres par an et continue de progresser.
J’ai vécu plus de 6 ans en Martinique: tout naturellement, je m’intéresse à la Goudale « G de Goudale Rhum Finish » parfumée au rhum de la Martinique!
Pas de visite sans dégustation avec – bien sûr – modération.
Pour terminer la visite, la boutique propose les produits à des tarifs très avantageux.
Ainsi se termine la visite éclair de mes amis Mireille et Marc…
Les voilà déjà repartis vers Marseille et le Bonne Mère! Dans ma tête se bousculent tout ce que j’aurais pu encore leur faire découvrir! Mes parents et amis viennent aussi grossir la liste des « T’aurais pu »...en effet « J’aurais pu »…
Mais ce n’est qu’un au revoir…
Etienne Lallement – le 20 octobre 2025 – Photos Marc Volpes et Etienne Lallement.
pour en savoir plus « cliquer » sur les liens en bleu
D’emblé, il site ses références anarcho-chansonnières. Parfois, quelques mesures introductives nous rappellent l’un – ou l’une – ou l’autre…
Rapidement nous n’écoutons plus qu’Eric Frasiak!
Un trouvère poing levé, le coeur en bandoulière. Ses chansons sont autant d’épines sur la tige d’une rose qu’il étreint à main fermée. Il soupire, il égratigne plus qu’il ne blesse, à part, peut-être, « Un Gros Con » pour qui le temps n’a rien fait à l’affaire…
Quels bonheurs d’écouter des textes porteurs de messages, gonflés de poésie. Qu’importe si, parfois, la rime n’est pas riche quand le cri jaillit, éclabousse le badaud et lui tord l’oreille. « Politique! » diront certains? Certes, mais la politique n’est-elle pas l’affaire de tous?
Mais pourquoi donc l’invective nous dérange tant? Sans doute parce que « l’épine » est planté où « le furoncle » se refoule.
Deux cents oreilles se sont laissées imprégner, déranger à Bruay-La-Buissière, de ses textes et mélodies.
A n’en pas douter, il réveille « l’anar » qui se planque en chacun de nous et botte le cul des autruches ensablées.
Mais lui reste un tendre. Anarchiste, mais tendre!
A écouter plus qu’à entendre.
Etienne Lallement – 18 octobre 2025 – garantie sans IA
Sommes-nous des saltimbanques avides de pirouettes ? Toujours plus haut, toujours plus fort !
Je suis un clown déguisé de bric et de broc sur une piste de sable ou sur une corde raide.
La lumière des projecteurs s’accroche sur quelques paillettes rutilantes de mon costume…et chacun d’applaudir pour le paraitre de cet « être» dégingandé.
Reflets ! Reflets, certes, mais le reflet porte en lui une étincelle de vérité : le spectateur s’imprègne, à son insu et emporte « l’indicible » caché dans le « bien-être » et « le bien-dire ».
Apprendre à déciller notre regard et découdre patiemment les oripeaux. Prendre le risque de l’au-delà des apparences. Risques, il y a !
Découvrir l’autre, c’est aussi se découvrir soi-même !
Osons !
Merci à vous tous de « me réfléchir ». Merci de vos bons vœux.
Quelle chance d’avoir 74 ans.
Quelle chance de vous avoir atour de moi !
Vous êtes ma raison de vivre, ma raison d’espérer!
Etienne Lallement le 7 mai 2025 –
Texte et photo garantie sans IA.
liens « Vieille Charité » à Marseille – informations et programmations :
L’an passé déjà, la troupe de Théâtre Amateur Thélème nous avait troussé un spectacle autour de l’amour sous toutes ses facettes, coutures et déchirures. Changement de registres dans la salle des fêtes de Saint-Pol sur Ternoise, en cette soirée du 7 mars 2025.
L’ombre de Louis XIV et de sa cour plane sur le parterre. « La Troupe du Roy » – Thélème en cette soirée – s’ébouriffe sur quelques mesures de Lully! Coup de ballet et puis tout à coup, tout s’emballe, s’emballe jusqu’à la folie. Folie « ordinaire ». Folie « extraordinaire ».
« Monsieur de Pouceauniac » fait son entrée! il est le héro – bien malgré lui – de ce théâtre.
La folie d’un temps présent percute la folie d’un temps passé. Elle s’y reconnait. Le magicien Molière a posé sa plume et mène ses comédiens à la baguette – voire, même au clystère – pour cette satyre intemporelle et universelle.
Ces amateurs de beaux texte, en quête d’auteurs, ont visé l’improbable : Molière et une pièce très peu connue, ignorée depuis longtemps, peut-être depuis toujours, des manuels scolaires. A-t-on chassé Monsieur Poquelin de la pédagogie due à nos enfants? Ces « artistes » ont surpassé leur doute. Ils ont osé. Ils ont gagné leur pari: attirer plus de cent spectateurs pour cette quatrième représentation..
De toutes générations!
L’Homme a donc si peu évolué depuis le 17ème siècle? Il nous faut l’admettre. Notre actualité bruisse des mêmes « extravagances »: folie que tout cela!
Tel Beaumarchais, « je me presse de rire de tout de peur d’être obligé d’en pleurer« !
Et, ce soir, j’ai bien ri!
Etienne Lallement – le 8 mars 2025 – texte et photos
Je cherche un Guide! Je cherche un Maître. Un « Être Politique » en qui je pourrais mettre ma confiance, abandonner mon destin quotidien pour m’élever dans des sphères inconnues, marcher sur des terres en friches… Je tourne en rond, je tourne en vain dans les 9 cercles de l’enfer de Dante: l’Ante-enfer, les Limbes, la Luxure, la Gourmandise, l’Avarice, la Colère, l’Hérésie, la Violence, la Ruse et la Tromperie. La liste n’est pas close! Loin s’en faut!
Il est vrai que la « Gent Politique » n’est pas là pour me libérer, mais pour me servir « du pain et des jeux » afin de gagner mon suffrage! Assurer mon servage.
L’Humanité mérite mieux, mais qui a éduqué l’Humanité? A quelles fins?
En quête de charisme, de probité, d’éthique, de fraternité… Etienne Lallement- le 17 janvier 2025
Jean-François Willecocq a embrassé la peinture avec délectation à la recherche de sa voie picturale.
Une brève incursion dans le « Cubisme » qu’il abandonne le temps d’une toile. Son éclectisme nous fait douter: ces toiles sont-elles l’œuvre d’un seul homme? Une heure d’échange avec l’artiste nous en convainc.
Je m’arrête plus particulièrement sur quelques œuvres: il y a du Monnet dans cette patte là! Mais l’artiste s’évade vers bien d’autres horizons. La nature sous toutes ses formes nous invite au plongeon dans la toile. Une vieille porte demande a être poussé: un pas vers l’inconnu. Pour ceux qui savent faire silence et dresser l’oreille, la toile murmure ou chante ou se gonfle de tempête.
Fi des paroles! Il faut découvrir et se laisser envahir.
Mais l’exposition ne dure que deux jours: les 14 et 15 décembre 2024. Néanmoins, je suis persuadé que Jean-François Willecocq continuera à présenter ses quelques 130 œuvres aux vrais amateurs de « belles toiles » qui en feront la demande.
Conversation d’un jour de deuil, de funérailles… Echanges… Découvertes… Tess et moi, nous nous connaissons depuis 70 ans sans nous connaître… Une passion commune: l’Inde! Un lieu qui aurait pu être l’occasion d’une rencontre: le Tamil Nadu, Pondichéry. Béa et moi sommes arrivés quelques mois plus tard.
Tess et Luc racontent:
« vidéo réalisée après un séjour dans un orphelinat de garçons à Pondichéry en Inde du sud en mai 2012. Avec l’association « En Jeux ». 2 membres du groupe « Les Nanas Fêlées » se sont joints à Agnès et Karine, qui s’occupaient des soins prodigués aux enfants lors de la mission. Tess a appris aux enfants une chanson originale de sa composition: « we’ll all be men« , et Damien les a enregistrés, a mixé la chanson, joué la partie instrumentale aussi, et fait les arrangements. Luc a filmé le tout, et Tess a fait le montage. Ce fut un moment de partage magnifique, émouvant, à partager naturellement !«
Ne négligeons aucune de nos rencontres en quelqu’occasion que ce soit!