Le Sage que nous devrions chercher, est-il de nature humaine ?

https://fr.wikipedia.org/wiki/Bangalore

Lettre à Mireille, Laurence, Corinne, Thérèse, Maurice, Anaïs, Laurent, Emilie, Claude, Marlène, Jean-Claude, Charles, Colette, Marie-Hélène et quelques autres

Pourquoi dans mon précédent propos, j’écrivais « comment extraire le Sage qui sommeille en chacun d’entre-nous ? ». J’ai hésité sur le choix du verbe, mais mes racines « Houillères-du-Bassin-du-Nord-et-du-Pas-de-Calais » ont influencé ma décision. J’écrivais donc « extraire » en référence et respect pour le mineur qui visite l’intérieur de la terre pour en « extraire » la pierre noire « fossilo-végétale » d’où jaillit la flamme lors de noces alchimiques où la mariée se prénomme « oxygène ». Désormais, avec son frère « pétrole », le charbon est condamné. L’Humain doit interrompre ce cycle « vieux comme le monde » de « vie-mort-vie » au risque de périr, de disparaître lui-même de la surface de la terre. L’apprenti-sorcier voit le ballet de ses ambitions s’emballer. Dérailler.

« Vie-mort-mort ». Les gourmandises brisent le cycle vital. La régénération n’est pas « faits » de magie ou de miracle, mais de temps. La nature prend son temps pour se renouveler et gare à celui qui veut la doubler ! La nature reprend le contrôle des opérations.

Humain ! L’avenir est dans tes mains ! Il est temps de « prendre-son-temps » ! Nous aboutirons tous, à notre heure, sur la ligne d’arrivée.

A ce stade, la question peut se poser : 

« Le Sage que nous devrions chercher, est-il de nature humaine ? ».

Avec l’actualité, les réseaux-asociaux sont envahis « d’éructeurs » professionnels ou amateurs aux discours mortifères. Leur fonds de commerce est de semer le doute, le trouble, la peur, l’angoisse. Leur chalandise gonfle au son des complots, conspirations, machinations. D’un bruit qui court, d’une bribe d’information non étayée, se tissent des scénarios d’enfer. D’un synopsis indigent nait l’apocalypse.

Un soi-disant médecin annonce le flicage prochain de la population tout entière. La voix vibre de trémolos et se module propre à créer l’angoisse. Prédicateurs millénaristes sans crucifix. Nous ne connaissons ni son nom, ni son adresse, ni le lieu où il exerce sa profession. De tous temps, les gouvernements de tout pays surveillaient leurs ouailles. Désormais, ils sont largement dépassés par les nouveaux maîtres du monde. L’économie et la science. Les brevets rapportent des millions. La revente de fichier crée les milliardaires. Le « soft » bat le « hard » par KO ! Nos « détails » bancaires, notre fichier médical, notre profil fiscal et judiciaire, nos habitudes de consommateur sont accessibles à qui les moyens de les payer sous une forme ou sous une autre. Quand j’héritais de mes parents, des propositions de placements et investissements sont apparues. Dernièrement, je cherchais à me procurer un câble audio des plus ordinaires. Je renonçais à mon achat. Le lendemain, je recevais quatre propositions pour ce même type de câbles. Par ailleurs, je consulte des « tutos » sur « YouTube » sur le travail du bois : je suis envahi de propositions en tout genre pour le bricolage en général et le travail du bois en particulier. Je prends ma voiture, un train, un bateau, un avion…je suis suivi à la trace. Vous accouchez et des propositions commerciales arrivent sans que quiconque n’ait levé le petit doigt.

Alors que faire ? Renoncer ! Renoncer aux soins, renoncer à l’informatique connectée, renoncer aux services bancaires (cartes de crédit, prêts et autres), renoncer au téléphone et la télé ? Sommes-nous prêts à lâcher ce qui a envahi notre quotidien ? Accepter ou renoncer au monde actuel ?

L’atome a fait la preuve de ses limites et pourtant il a été par « la bombe », le fer de lance de la « dissuasion ». « Un outil de sauvegarde de la paix » prétendaient ses partisans. Cette force est désormais ridicule face aux nouvelles menaces.

Demain, ce qui nous fait si peur aujourd’hui, sera consigné au grenier de l’Histoire.

Faisons confiance aux humains pour se créer d’autres dangers potentiels plus extravagants ! Plus terribles encore !

Dans les années 1960, le président de la Chine, Mao Tse Tong proclamait que l’unité d’un peuple se faisait face à un ennemi commun. Le « Covid 19 » est un ennemi commun à plus de 7 milliards d’individus. Pouvons-nous lui opposer les forces conjointes de l’humanité tout entière…soit 197 pays reconnus par l’ONU ou 324 qui revendiquent leurs existences.  Les ennuis commencent ! Les forts reconnaissent ou ignorent. La raison du plus …plus fort en quoi, d’ailleurs ?

L’ EGO prend le dessus. Ego de personne. Ego – entretenu – de nations. Le patriote doit savoir mourir…mourir pour quoi, pour qui, d’ailleurs ?

La « clientèle » des uns et des autres sautillent d’un pied sur l’autre en perpétuel déséquilibre.

Le séide vire au sycophante dans l’espace d’une phrase ! Quelle bitte pour quel amarrage ? Le commun des mortels surnage et suffoque dans la mer des marasmes. L’Amérique ne fait plus rêver.

Les deux maîtres du monde sont le pouvoir et l’angoisse. Suzerain et vassal. L’un n’existe pas sans l’autre. Carburant et comburant. Gouvernement de maîtres-esclaves.

Devons-nous procréer ?          

Devons-nous procréer ? Voilà donc la question qui doit travailler plus d’un couple !

Ô que OUI !  Nous le devons !

Ma réponse pourrait en étonner plus d’un à la suite des propos qui précèdent : il est impératif que la vie gagne le combat contre l’ignorance, l’hypocrisie et l’intolérance, ces miliciens du pouvoir et de l’angoisse.

L’ignorance : l’Histoire de l’Humanité, classée au rang de vestige de l’éducation, nous apporte la preuve que la vie est en perpétuel progrès. Notre nez coincé entre le présent et notre égoïsme, nous empêche de réaliser notre existence comme un épisode de progrès. Ce progrès n’est certes pas linéaire et oscille. L’inhumain se dispute à l’humain. L’humain, peu-à-peu, avec le temps, prend le dessus. Notre esprit étroit manque de recul pour pouvoir juger de la réalité de cette évolution. Notre civilisation actuelle est un maillon de la chaîne du progrès. Même si ce progrès nous semble se faire au prix « du sang et des larmes ». Nous passerons le relais à nos enfants forts de notre expérience pour qu’ils puissent créer ce que nous n’avons pu qu’ébaucher. Mais, ils feront peut-être « table-rase » de nos rêves avortés. L’éducation doit être la priorité de nos existences. Dès le premier jour. Les premières années sont capitales. Les parents, les nounous, tous les personnels des maternelles, les instituteurs sont des acteurs majeurs de l’éducation et par là des vecteurs du progrès de l’Humanité tout entière. A partir du collège et jusqu’au bout des études, de la vie même, seules de légères « corrections de trajectoires » seront possibles. L’ignorance emportera dans son naufrage, l’hypocrisie et l’intolérance. Dès l’éveil à l’apprentissage, devraient intervenir les « philocrates » pour pouvoir aider à accoucher le Sage ! Le Sage est humain ! Il faut…

Extraire l’Être.

Etienne Lallement – le 9ème jour du 5ème mois de l’an 0 de l’ère du Coronavirus – soit le 9 mai 2020.

Rien plutôt que quelque chose?

Pourquoi n’y-a-t-il « moins que rien » plutôt que quelque chose?

Pouvons-nous encore avoir des idées neuves au XXIème siècle? Pouvons-nous encore évoluer au chapitre des idées? Pouvons-nous inventer un nouvel « art de vivre »? La réflexion métaphysique est-elle dans l’impasse? La réflexion ne mène-t-elle qu’à rien ou à l’insignifiance. L’angoisse du rien. Le retour au rien. Au Grand-Rien!

Toutes les sciences dites « exactes » semblent évoluer, voire faire des bonds impressionnants, faire des découvertes révolutionnaires…les sciences humaines et sociales me semblent patauger dans un marasme chaotique.

Que pourra-t-il naître de ce chaos? Pourra-t-il en sortir seulement, quelque chose? Ne serait-ce que « des idées », des « idées neuves », des « idées révolutionnaires »?

Nos montagnes ne semblent accoucher que de souris…que de presque-moins-que-rien au chapitre des « Idées »… à preuve du contraire!

Nos prétendus, soi-disant philosophes et tous autres conseilleurs portant calottes ou brûleurs d’icônes, ne sont que des érudits qui débitent des citations, des versets, des aphorismes et apophtegmes à longueur de discours. La confortable et culpabilisante religion de ma jeunesse m’a surtout incité à croire et à espérer. Non à réfléchir.

Les méthodes ont à peine changées: des flots de gesticulations publiques et médiatiques effrénées saturées de poncifs pillés tous azimuts. Les pantins « philopaillettes », les guignols du castel audiovisuel prennent la liberté de nous bastonner des férules de leurs pillages. Distinguerons-nous un Ali Baba, s’il en existe un, parmi quarante voleurs et plus. Les pilleurs de tombes, bruyants, ébouriffés de leur connaissances, ne parlent que le verbe haut avec la sublime apparence de ceux qui doutent et qui refusent de douter. La méthode est simple: il suffit d’imposer au plus grand nombre le plus chancelant des raisonnements pour occulter ses propres angoisses. L’être qui crie est un être dangereux, L’être qui crie est un être en grand danger pour lui même…donc pour tous. Les plus grands verbiages cachent les plus grandes angoisses et leurs auditeurs ont besoin de béquilles à leur propre déséquilibre. Les analyses des compilateurs d’idées est certes intéressantes, mais sentent la « recuisson » : seule la sauce change. La question se pose :

A-t-on épuisé le chapitre de la « Sagesse »?

Souvent, nous sentons poindre la dictature sous les mots. Au nom de la « sacro-sainte » raison , les humains aiment à se laisser imposer les contraintes qui leur offriront la liberté de ne pas penser.

« Liberté, Egalité, Fraternité! » criaient les révolutionnaires en coupant des têtes à tout-va!

Raison! Que de crimes ont été perpétrés en ton nom!

Le danger nous guette. La tyrannie suinte des fissures de l’emplâtre qui tente d’étouffer les esprits angoissés, torturés et bientôt torturants.

Ils nous faut trouver des sages pour nous fédérer.

Trouver des sages à notre époque parait bien difficile, voire impossible, dans le tumulte omniprésent! Les sages sont discrets, invisibles. Humbles. Il nous reste à les chercher, les trouver, les écouter, les convaincre! Mais une question se pose: nos penseurs du XXIème siècle se condamnent-ils, eux-mêmes au silence? Mais un problème se pose: chacun d’entre nous rêvent d’un sage à son image, surtout pliable à sa volonté! A son rêve! Je fais le pari qu’aucun véritable sage n’accepterais de « gouverner » des humains.

A-t-on épuisé le chapitre de la Sagesse?

Et bien: NON. J’en suis convaincu, contrairement à ce que pourraient laisser croire mes propos liminaires.

Il y a un SAGE en chacun d’entre nous. Un SAGE à libérer. Pour le libérer, il faut deux choses. En premier, une volonté individuelle de libération. En second, une méthode.

La méthode est de la responsabilité de nos « professeurs-possesseurs-de-philosophie » et se résume à la question:

Comment extraire le SAGE qui sommeille en chacun d’entre-nous ?

au risque de déplaire

Etienne Lallement – le 4ème mois de l’an 0 de l’ère du Coronavirus – soit le 29 avril 2020

Combat 2020 etc.

La Martinique – Saint-Pierre – Volcan de la Montagne Pelée –

Tous les malheurs du monde – ou tout ce qui est réputé comme tel – ne seraient-ils pas simplement un grand, un énorme manque de confiance en l’humanité, en l’homme, en nous-même ?

Qu’utilisons-nous de nos propres facultés ?

Si peu ! Tellement peu que le monde semble figé dans une paralysie, organique, psychologique…philosophique. Les bons et beaux discours hyper médiatisés, saturés de citations qui sembleraient nous prouver le contraire, ne sont que … épiphénomènes.  Et toujours incompréhensibles et inacceptables pour le commun des mortels.

Des mondes se juxtaposent et s’opposent…L’aristocratie n’est plus princes ou barons.

Toutes classes confondues, nous remettons à d’autres ce qui est de notre propre ressort, de notre propre responsabilité. Par manque de courage. Par manque de confiance en soi.

Certes, nous ne pouvons pas tout faire. Mais…face à la problématique du choix, allons-nous à l’essentiel ? N’optons-nous pas trop souvent pour le chemin de la facilité ? Notre cheminement n’est-il pas guidé par le, les miroirs aux alouettes ? Le rêve étouffe bien et trop souvent ce qui nous pousserait à l’action. Nous déchargeons, en catastrophe, le poids de nos responsabilités sur d’autres épaules. Et gare à celui qui ne remplirait pas « nos » missions !

De volontaire à velléitaire, il n’est que l’épaisseur d’un soupir, un souffle de désespérance. D’un désenchantement.  Le rêve passe. Notre énergie se meut en jalousie qui s’engouffre lourde d’agressivité, lourde de haine.

Paradoxe : Dans une spirale infernale, chaque rêve avorté nous pousse à la désespérance qui elle-même nous pousse à  rêver encore et toujours plus!

Juger mes semblables me met au banc des accusés et sans nul doute, en fin de comptes et de contes au banc des condamnables. Des condamnés ?

Alors « quid » du bonheur que chacun se souhaite plus ou moins hypocritement par des formules forcées par la tradition, la superstition et la peur du « qu’en dira-t-on ? ».

Le bonheur existe-t-il sans l’égoïsme ? Le genre humain existerait-il et perdurerait-il sans l’égocentrisme ?

Faut-il choisir entre la liberté et le bonheur ? Sont-ils compatibles, miscibles entre eux ?

Et d’abord qu’est-ce que le Bonheur que nous nous souhaitons mutuellement ?

Chacun d’entre nous à sa propre définition… toujours autocentrée.

Et pourtant !

Et pourtant, j’ai confiance. Je crois en l’Humain.

Prenons le recul suffisant pour considérer la vie de l’Humanité ! Sur l’échelle de l’Histoire, nous sommes des privilégiés et un peuple universel de progrès. En progression. Mais notre caractère égocentrique ne nous fait considérer que notre microcosme, micro temporel. D’où notre désespoir, nos crises de désespérance.

Arrêtons de nous retourner avec mille et un regrets sur un « passé » dont nous ne percevons que des « Images » biaisées.

AMOR FATI inné ou à conquérir de haute-lutte !

La vie est une lutte ! Alors bonnes luttes pour 2020 et surtout bon choix pour la direction de nos efforts. Les victoires ne sont les résultats des efforts d’un seul mais d’efforts collectifs !

Individu, combattons avec confiance, résolution et pugnacité, l’hypocrisie, l’ignorance et le fanatisme…qui sommeillent en nous ! Cette victoire sur nous même, sera un énorme progrès pour l’Humanité tout entière.

Si, si !

Donc Béa se joint à moi pour nous souhaiter à tous de changer le monde en nous changeant nous-même

Etienne Lallement

Au Royaume des Fruits

Depuis plus de trois ans, nous parcourons la Martinique. La nature et les distilleries de rhums avaient été, jusqu’à maintenant, les objets essentiels de notre exploration. Mais qui dit « pays tropical » dit  » végétation tropical ». Qui dit « végétation tropical » dit « fruits tropicaux »! Et quels fruits! Avec l’ami Marco, nous avons poussé la porte de l’usine Denel au Gros-Morne qui transforme la richesse fruitière de l’île en boissons, sauces et confitures.

L’accueil est cordial. Le directeur de l’entreprise Philippe Vourch et Julie, notre guide, savent recevoir avec empressement les visiteurs. Le maître des lieux, parle, avec passion et volubilité, de la véritable « aventure » générée par la culture et la transformation des fruits en Martinique. car, pour en arriver à l’entreprise florissante qui nous ouvre ses portes, les succès et les échecs se sont succédés aux fils des ans. Au fil des siècles. L’entreprise « Royal » du Gros-Morne existe, quant à elle, depuis le tout début de XXème siècle.

Désormais, la passion des fruits a généré un succès évident même si la production peut sembler modeste face aux monstres de l’agro-alimentaire.

Ici la qualité prime sur la quantité.

Désormais, l’entreprise ouvre ses portes le mercredi pour raconter une page d’histoire, présenter son art de transformation fruitière et ses cultures. Toute la diversité de la production est offerte à la dégustation. Nous pouvons découvrir des douceurs encore absentes des rayons épiciers. En plus des « grands classiques », la boutique du centre de production propose des produits originaux de « caractère »! Bientôt sera proposé du miel. Pour l’instant, nous pouvons visiter la « ruche » de l’intérieur et observer les abeilles à l’oeuvre!

des sauces « originales » également…

Attention pour la visite, il est indispensable de réserver. Le jour de notre visite, trois groupes d’une trentaine de personnes ont effectué la visite.

Etienne Lallement – le 22 mars 2019

Tout savoir sur les visites : https://www.facebook.com/events/villa-royal-usine-denel/visite-de-lusine-royal-et-des-vergers-au-gros-morne/1876497612403198/

Lettre à Anélia

En réponse à ton message du 27 décembre 2018 suite à mes vœux 2019:

« Tout est simple et limpide« .

Cela nous semble évident. A certains? A tous? Mais qu’en est-il du sens commun? Le sens commun n’existe pas…pas plus que « La Raison ». La raison est affaire d’individu. L’Histoire de l’Humanité n’est qu’affrontement de « raisons ». L’Ego se duplique dans la « raison ». Beaucoup, sinon tous – nous mêmes! – veulent imposer leurs principes de raison: l’ego devient tyran. Tyran pour l’autre. Tyran pour soi. Les tyrans sont de bonne foi.

« Pour tout faire bouger« .

Rien n’est immobile. Nous ne maîtrisons pas les flux. Tels des apprentis-sorciers, nous ne soupçonnons pas les effets de nos actes. Réaction, contre-réaction. Nous voulons inspirer, diriger dans le sens de « notre raison »? Nous ne maîtrisons pas l’attelage: il se cabre sous nos sollicitations. Convaincus. Quels sont nos arguments pour convaincre? Mais de quel droit? Nos concitoyens s’engluent dans la nostalgie et espérant des futurs immédiats qui chantent. Devons-nous les en dissuader?

Oublier le présent où ils oublient de jouir de ce qui « Est » – Être-étant -. Ils se font jouir d’artifices créés spécialement pour eux et par eux, pour occulter l’angoisse. « Je consomme donc je suis. Je ne pense pas, donc je suis.« . Les aspirations ne sont que combler un déficit, un vide de divertissements.

Notre humanité occidentale s’ennuie. Nos concitoyens se masturbent aux lumières artificielles. Ils préfèrent les lueurs des leds à porté de mains, à la lumière du soleil. Les faire bouger est une affaire de siècles. Iront-ils dans notre direction? Et pourquoi notre direction, même si nous sommes persuadés de son caractère aléatoire? Le chaos retournera-il au chaos. L’a-il seulement quitté? N’est-il pas de la nature du monde de n’être que chaos?

« Amour, compassion, humilité« 

Amour? Qu’est-ce que l’amour? Nous nous perdons en définitions aussi embrouillées que désespérées. Souvent ce que nous appelons « amour » est « ego-centré ». Il n’a pas beaucoup à envier aux artifices consolateurs et rassurants. L’amour sert, trop souvent, à rassurer l’aveuglant et l’aveuglé. La cécité est le confort de l’amour. Notre vie est illusion. La réalité se déguise. Il suffirait d’en déchirer le voile. Il suffirait d’en avoir le courage, l’envie, la volonté…et surtout de ne pas imaginer et échafauder ce que l’on cherche et créer un autre voile encore plus opaque. Plus résistant! Partager la souffrance…d’abord, ne pas faire souffrir soi-même. Mais la souffrance vient souvent du non-accomplissement d’un désir, d’un rêve…alors, doit-on aider à accomplir? La compassion doit-elle aider à renoncer? La souffrance physique serait-elle l’unique objet de la compassion? L’humilité est souvent le masque de celui qui ne veut entreprendre. « …sentiment qui pousse une personne à s’abaisser volontairement…« (Petit Robert) L’humilité est donc un voile qui cache la réalité de l’être. Soyons ce que nous sommes et ne masquons pas notre réalité dans nos actes du quotidien. Ne gaspillons pas notre énergie à composer « une image » de ce que nous ne sommes pas. Ton humilité rassure le dés-œuvré volontaire. Il ne faut pas que l’humilité soit un rempart face au regard réprobateur de l’autre en peine d’efforts.

« Aligner les cerveaux« 

N’oublions pas que l’humain reste, en ses racines, un animal. Il a gardé l’instinct qui le pousse à la reproduction et à la survie. Les cerveaux restent en concurrence et, selon le besoin, l’un ou l’autre prend le dessus. L’atavisme « sécuritaire » des lois des hordes primitives reste le fondement du comportement des civilisations. La guerre en est l’exemple le plus douloureux. Comme l’animal, l’homme protège sa famille, son territoire est ses biens en général jusqu’à la mort. Jusqu’à tuer son alter-ego. L’homo se protège avant de protéger autrui. Il s’aime (?) au travers autrui. Amour est ego-isme. Amour est de formulation humaine et ne peut se concevoir sans le « Grand Tout ». Donc inconnu. Il ne ne appartient plus, à ce niveau, de concevoir, mais de nous laisser « imprégner » en nous abandonnant en état de réceptivité spirituel sans conceptualisation de….?

« Colibri et grands penseurs« 

Chaque matin, une famille de colibris vient égayer notre petit-déjeuner. J’ouvre un livre comme je regarde des colibris. Chaque livre est une rencontre et un plaisir. Il fût un temps ou j’essayais de « retenir », sans doute pour essayer de « briller » en société. Désormais, je ne réponds plus quand quelqu’un m’interroge sur mes lectures. La réceptivité intellectuelle précède et procède la réceptivité spirituelle. La première alimente la seconde…à condition de ne pas vouloir se forger des vérités à partir d’œuvres humaines. Laissons distiller, instiller, imprégner…Tout aliment sera rejeté dans sa quasi totalité par mon organisme, celui-ci ne conservant que l’essentiel. A mon insu. Il en est de même pour tout contact intellectuel ou spirituel.

« La cohérence et la beauté du Tout – Religion« 

Comment parler d’un concept humain qui parle de ce que l’humain ne re-connaît pas? Ici commence, peut-être, une travail collectif (religion?), mais bien plus surement un travail immersif personnel. Le danger de la religion est qu’elle nous gorge de concepts, de dogmes. La religion devrait nous libérer: elle asservit qui veut de la sécurité et de l’espoir. La vie est une prise de risque de chaque instant . Risque de se tromper.

Respect Universel

Voilà, à mon avis, ce qui manque le plus à l’Humanité. Respect des êtres, respect de la création tout entière quelque soit sa forme. C’est pour moi le Grand Défi de l’Humanité. Le pont vers une Humanité « Autre ». Quant à savoir si cette « Autre » sera un progrès???
N’est-il pas de la nature du monde de n’être que chaos?

Au risque de déplaire,

Etienne Lallement – le 4 janvier 2019

La fièvre des palmacées

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Georges Pastel

Nous étions une bonne vingtaine. A l’invitation de Pascale, nous sommes partis dans les hauteurs de Rivière-Pilote en Martinique, à la découverte d’un magnifique jardin consacré exclusivement, ou presque, aux palmiers. Nous sommes accueillis à la porte du temple par le grand-prêtre des lieux, Georges Pastel qui voue une bonne et ultime partie de sa vie à la recherche, l’étude, la culture et « l’élévation » des fruits de sa passion.  « Temple » et « grand-prêtre » ne sont pas excessifs pour cette cathédrale de stipes. L’œuvre s’élève en gammes subtiles. Elle tresse ses houppiers, pennes ou palmes, en divergences et convergences en une canopée tantôt romane, gothique, ou byzantine.  Nos voix s’unissent aux voix célestes qui, en notre absence, règnent ici en maître loin des tumultes. Notre chœur   porte les louanges à cette nature méconnue et à son célébrant en son Naos.

La voix douce de Georges impose le silence et distyle sur le parcours ses prières « latines ». L’homme parle de sa passion. Il ne les nomme qu’en nobles noms savants. La langue de Cicéron évite du vulgaire, les confusions. Plus de 350 espèces en son jardin. Rarement la mémoire fait défaut à cet « arécaïnomane ». Il se définit lui-même en « addict », en drogué des palmiers. Passion dévorante. Amour.

Des noms s’échappent et passent. Des noms nous interpellent : Cocos, Copernicae, Corypha, Latania, Phoenix, Raphia… Les résidents viennent du monde intertropical et notre esprit voyage dans le sillon des paroles de l’homme de palmes.

A rencontrer, à communier…à communiquer!

Visite du 19 août 2018

Etienne Lallement

Domaine de « La Palmas »

Palmiers de Collection et de Décoration

Concorde

97211 Rivière-Pilote

La Martinique

0596 62 61 44

georgespastel@gmail.com