Inde : Les villes, moteur du développement

Un regard éclairé sur l’Inde d’aujourd’hui

ACTU INDE

Sur le toit d’un immeuble délabré de Connaught Place, à New Delhi, dans un nuage de pollution, les bruits de klaxons retentissent alors que les pigeons volent, indifférents au vacarme. Vikash, un architecte indien contemple la ville : « Saviez-vous que la capitale indienne, Delhi, était autrefois une jungle ? Il y a 400 ans, les tigres s’y promenaient ; la faune et la flore y étaient riches et denses. Aujourd’hui, la ville est comme le moteur d’une voiture malade qui enfume tout sur son passage. La population est plus nombreuse et tout est à faire, à construire et à reconstruire, à planifier et à entreprendre, la ville est un chantier permanent… »

Dans près d’une décennie, 35% de la population indienne sera urbaine. Une évolution inévitable qui se traduit par un exode rural de masse vers les villes, toujours plus saturées. Le gouvernement indien estime que la population urbaine…

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le petit bout de la lorgnette…

Cette jeunesse ne laissera pas passer la vie sans prendre sa part de notre vie.

Cette jeunesse ne laissera pas passer la vie sans prendre sa part de notre vie.

Curieux de tout ce qui concerne l’Inde, nous avons été attirés par un article paru dans le Courrier de l’Ouest en août dernier, lors de nos vacances en France. Celui-ci titrait : « Sonia Gandhi hospitalisée en Inde ». Que l’on s’intéresse à la santé de cette dame de pouvoir du deuxième pays au Monde par sa population est tout à fait normale. Ce qui l’est moins, c’est que cet état de santé, des plus anodins – une hospitalisation de 24 heures pour une poussée de fièvre (!), est retenu comme étant un élément majeur d’information et que la présentation par madame Gandhi, quelques heures auparavant, « d’un plan d’aide alimentaire pour 800 millions de personnes (70% de la population du pays) est reléguée au rang d’anecdote, noyée au coeur de l’article.

Une poussée de fièvre peut-elle cacher la misère de tout un peuple.  L’Inde s’éveille et mériterait plus d’attention des occidentaux frileux et engoncés dans leurs acquis qu’ils veulent éternels. Madame Gandhi passera. La misère aura encore de beaux jours dans son pays. La communication déferlant sur un peuple en mutation, le réveille. Maintenant il sait qu’une autre existence est possible. La religion de plus de 5 000 ans qui contentait leurs parents, ne suffit plus à la jeunesse indienne: pour eux l’Eden est à l’ouest. Les beaux discours des grands de ce monde n’éteindront pas ce rêve et l’histoire nous a, maintes fois, prouvé que « ventres affamés n’ont pas d’oreilles ».

Ne laissons pas l’arbre du puissant cacher la forêt de 800 millions de crève-la-faim: ce sont eux qui, en définitive, auront le dernier mot. A coup sûr, il nous sera désagréable.