L’Inde à petits bonds (3)

« Early in the morning », nous décollons avec une heure de retard. Il a fallu subir une nouvelle séance de dégivrage. Malgré cela, nous toucherons le sol indien à l’heure précise prévue, soit 1 heure du matin après un vol sans histoire. Il fait 20°C.

Premier contact. Le contrôle des passeports et visas est effectué par une fonctionnaire en sari qui, pour simplifier sa communication verbale et garder un faciès de douanier scrupuleux, nous salue au moyen d’un petit écriteau où l’on peut lire : « Namaskar ». Cette formule de politesse peut se traduire par :  » Je salue en vous une enveloppe du divin ». Elle ne sourit pourtant pas, tamponne et découpe. Vingt mètres plus loin, nous sommes contrôlés pour savoir si nous avons été contrôlé. Le second contrôleur, nous prend une déchirure de papier qui nous a été remise par le premier contrôleur. Un escalator descendant (descendator ?), nous aspire. A moins de dix mètres de sa base, un portique et un tunnel avec tapis roulant pour contrôler les effets personnels. Imaginez un escalier mécanique de 80 centimètres de large qui absorbe en même temps les passagers de trois longs-courriers et les dégueule imperturbablement et d’un flot régulier vers le boyau aux rayons X! On se bouscule, on s’écrase, on crie, on titube, on étouffe. On a des intimités avec des gens à qui l’on a même pas été présenté. « Pardon Madame ». Enfin on arrive face à la gueule du monstre. A ses côtés trône un personnage qui n’aurait pas défiguré un film de Pagnol. L’uniforme accuse déjà quelques heures de travail. L’homme accuse aussi. Il se balance nerveusement sur les deux pieds arrières de sa chaise de fonction, éructant des consignes que personne ne comprend. Heureusement, il est polyglotte des mains. L’expression est dans le geste. Un doigt pointé vers moi dans un geste spiralé combinant les contraires, me fait comprendre que je peux garder le manteau que j’avais déjà retiré. Nous récupérons le gros de nos bagages sur les tapis roulants. Dernier contrôle. Nous sommes repoussés: nous n’avons pas rempli, ni signé, le talon qui prouve que le second contrôleur a bien récupéré le talon prouvant que le premier contrôleur à bien fait son travail! Taxi vers l’hôtel. Nous roulons dans ce qui nous parait-être, dans la lueur des phares, une autoroute. Le lendemain nous prouvera que non. Un Péage néanmoins. Une effluve nauséabonde et moite envahit l’habitacle climatisé à l’excès.

Nous atteignons l’hôtel Fortune. Difficile de dormir. Il est 19h30. Il est 22h00 au Havre.

Vers l’Inde à petits bonds (2)

Vendredi 18, nous décollons avec 80 minutes de retard. La température sur les pistes est de -9°C les ailes ont dû être dégivrées. A cause de la neige, nous ne pouvons atterrir immédiatement à Heathrow, aéroport de Londres, L’avion fait des boucles au dessus de la campagne anglaise en attendant la permission de se poser. Une fois sur terre, nous devons patienter avant de débarquer: il n’y a pas de place de stationnement pour l’appareil. Enfin, un avion décolle et nous laisse sa place de parking: c’est ce dernier qui devait nous mener en Inde. Il nous en faut trouver un autre. Le personnel nous indique le comptoir E: la queue y est interminable. Pas de piétinement et bousculade pour nous. Béatrice aborde, au beau milieu du hall, un gentleman arborant sur sa veste un badgeoù l’on peut lire « customer service ». En moins d’une demi-heure, nous avions nos billets pour le vol du lendemain matin, une réservation pour la nuit d’une grande chambre « grand-luxe » dans le Sofitel de l’aérogare ainsi que les repas. Et le tout offert par la compagnie aérienne : « God Save British-Airways ».

Vers l’Inde à petits bonds (1)

Si les péripéties que nous allons vivre, ne sont pas celles d’un Marco-Polo, notre trajet n’a pas manqué d’imprévus et nous a permis de cultiver deux qualités indispensables pour qui veut aborder ce continent: la patience et l’humour. Les prémices et le voyage doivent s’accepter et se vivre comme une gestation pour une nouvelle vie, un temps d’incubation introspective.

Je renonce à la dissertation: je ferai court.

Depuis le jour de l’an, nous résidions à l’hôtel « Le Vent d’Ouest » au Havre dans l’attente des visas qui devaient arriver avant le 11 janvier. Le cinq, nous faisons un aller-retour pour partager un très amical repas avec de sympathiques têtes de noeuds  Noeux et d’ailleurs, d’ailleurs. Les visas ne seront apportés que le jeudi 17. Pour ma part, j’avais épuisé la carte du restaurant de l’hôtel.

Donc, jeudi 17 à 11h20, on annonce à Béatrice la délivrance de nos documents par l’ambassade de l’Inde. A 14h00 nos passeports et visas nous arrive de Paris. A 14h15, la navette vient nous cueillir à l’hôtel. Youssef, notre beau-fils ou presque, récupère la voiture et les dernières choses que nous ne pourrons pas emmener avec nous. Nos valises atteignent le poids maximum autorisé et nos bagages à mains pèseront lourdement durant le voyage.

La navette démarre enfin. Mais… Nous devons prendre une passagère à Saint-Romain. Bouchons pour sortir du Havre. L’adresse est imprécise. Le conducteur n’a pas le numéro téléphonique de la cliente qui heureusement est connue dans le village. Elle apprend à notre chauffeur qu’il faut aussi prendre à bord une amie à elle. Cette dernière habite dans un hameau au bout d’un chemin de terre. Elles doivent arriver pour leurs procédures d’embarquement à 18h30. La radio annonce de nombreux bouchons sur Paris. Notre conducteur renonce au périphérique et traverse la Capitale en prenant quelques risques et quelques libertés avec le code de la route. Il est sans doute un ancien chauffeur de taxi parisien. Il nous dépose, à 18h20, à la porte de l’Ibis-Roissy et repart aussitôt avec les deux co-voiturées qui espèrent ne pas rater leur vol vers la Tunisie.

A 19h30, André, le frère de Béatrice, nous cueille et nous emmène chez lui à Liverdy-en-Brie pour un repas en famille et nous ramène au milieu de la nuit. Il aura fait deux cents kilomètres pour nous avoir à sa table et nous faire partager une petite touche de bonheur familial.

Fin de la première journée de la transhumance.

INDE : un VIE à Chennai – FIEV

Communiqué de la FÉDÉRATION DES INDUSTRIES DES EQUIPEMENTS POUR VEHICULES

Dans cette période de « crise de l’automobile » dans notre pays, voici un opportunité qui devrait intéresser plus d’un futur cadre de notre industrie! Jeunes ambitieux à vos CV!

INDE : un VIE à Chennai

Date de publication : 10 janvier 2013

La FIM nous informe de la mise en place à Chennai en Inde d’un VIE à temps partagé entre équipementiers de l’automobile et/ou fournisseurs d’équipements de production.

Cette initiative peut représenter une opportunité compte tenu de l’expérience et des compétences de ce VIE qui connait déjà bien le secteur automobile et de sa situation à Chennai.

Vous trouverez ci-après toutes les informations nécessaires et vous pouvez prendre contact de notre part auprès de : Anne de la Salle – Chef de service VIE & International – FIM – adelasalle@fimeca.org – Tel.            01 47 17 60 58

INDE : un VIE à Chennai – FIEV.