La 9ème de Beethoven! Encore ! et pourtant…

J’ai du écouter une bonne vingtaine d’interprétations de la 9ème Symphonie de Ludwig Van Beethoven.

Les spécialistes estiment que cette œuvre a été enregistrée environ 1 500 fois. Je suis donc loin du compte.

Néanmoins, ce matin, nouveau choc émotionnel en écoutant la version de l’orchestre philharmonique d’Israël dans un enregistrement de 2022 dans le Grand Auditorium de Tel-Aviv sous la baguette de Lahav Shani.

Concert diffusé sur la chaîne « Allegro Spatial ».

Mon audioprothésiste – qui ne m’a pas encore équipé de ses appareils miracles – me déclare aux 3/4 sourds.???

Et pourtant quel bonheur ai-je ressenti à l’écoute de ce concert!!!

Quand Beethoven a composé cette œuvre, il était sourd.

Peut-être avons nous une « troisième oreille »?

Etienne Lallement le 3 mai 2026.

photos de mon écran de télévision avec mon téléphone.

Eric Frasiak! Tendre Anar!

D’emblé, il site ses références anarcho-chansonnières. Parfois, quelques mesures introductives nous rappellent l’un – ou l’une – ou l’autre…

Rapidement nous n’écoutons plus qu’Eric Frasiak!

Un trouvère poing levé, le coeur en bandoulière. Ses chansons sont autant d’épines sur la tige d’une rose qu’il étreint à main fermée. Il soupire, il égratigne plus qu’il ne blesse, à part, peut-être, « Un Gros Con » pour qui le temps n’a rien fait à l’affaire…

Quels bonheurs d’écouter des textes porteurs de messages, gonflés de poésie. Qu’importe si, parfois, la rime n’est pas riche quand le cri jaillit, éclabousse le badaud et lui tord l’oreille. « Politique! » diront certains? Certes, mais la politique n’est-elle pas l’affaire de tous?

Mais pourquoi donc l’invective nous dérange tant? Sans doute parce que « l’épine » est planté où « le furoncle » se refoule.

Deux cents oreilles se sont laissées imprégner, déranger à Bruay-La-Buissière, de ses textes et mélodies.

A n’en pas douter, il réveille « l’anar » qui se planque en chacun de nous et botte le cul des autruches ensablées.

Mais lui reste un tendre. Anarchiste, mais tendre!

A écouter plus qu’à entendre.

Etienne Lallement – 18 octobre 2025 – garantie sans IA

  • Découvrez par vous-mêmes:

Et s’il ne fallait qu’une chanson pour tenter, maladroitement, de résumer l’artiste.

De ces « Nanas Fêlées » qui laissent passer la Lumière!

Conversation d’un jour de deuil, de funérailles… Echanges… Découvertes… Tess et moi, nous nous connaissons depuis 70 ans sans nous connaître… Une passion commune: l’Inde! Un lieu qui aurait pu être l’occasion d’une rencontre: le Tamil Nadu, Pondichéry. Béa et moi sommes arrivés quelques mois plus tard.

Tess et Luc racontent:

« vidéo réalisée après un séjour dans un orphelinat de garçons à Pondichéry en Inde du sud en mai 2012. Avec l’association « En Jeux ». 2 membres du groupe « Les Nanas Fêlées » se sont joints à Agnès et Karine, qui s’occupaient des soins prodigués aux enfants lors de la mission. Tess a appris aux enfants une chanson originale de sa composition: « we’ll all be men« , et Damien les a enregistrés, a mixé la chanson, joué la partie instrumentale aussi, et fait les arrangements. Luc a filmé le tout, et Tess a fait le montage. Ce fut un moment de partage magnifique, émouvant, à partager naturellement !« 

Ne négligeons aucune de nos rencontres en quelqu’occasion que ce soit!

Etienne Lallement – 14 décembre 2024

Mourir pour Elle…

« Un Français doit vivre pour Elle! Pour Elle un Français doit mourir!« 

France-Musique me réveille ce vendredi matin par ce chant guerrier!

Oui, certes, vivre ou mourir pour Elle! La France!

Mais que ce que la France? Une France géographique? Un France historique? Une France politique? Une France ethnique?

Envahie par les Huns et par les autres. Beaucoup d’autres!

Elle est un « fondu de peuples migrants ». Un compost.

Alors, qu’est ce que la FRANCE?

Qui peut s’écrier, « la France c’est Moi!!! » ?

la France, c’est moi! La France, c’est toi! La France, c’est lui, c’est nous, c’est vous! La France, ce sont eux! la France est plurielle et riche de ses pluriels.

Une certaine idée de la France? De nombreuses idées de la France s’opposent!

Mais être Français, n’est-il pas de tendre vers l’universel?

Faisons un rêve: « Mourir pour des idées, d’accord! mais de mort lente ».

La violence n’est jamais la solution, car la violence s’autorégénère.

Les derniers mots du Chant du départ sont :

« Les Français donneront au monde
Et la paix et la liberté.
« .

La Paix et la Liberté par la Fraternité! Non par la violence!

Etienne Lallement – le 12 juillet 2024 – texte et photo du titre

Amour en Ternois

Le talent brûle les planches à l’espace culturel Georges Brassens de Noeux-les- Mines, ce vendredi de février et nous prouve qu’il ne perce pas, ô combien, au seul filtre du petit-écran..

Ici les performances rayonnent de quinze comédiennes et comédiens « en brèves d’auteurs »,  » en brèves d’amour ». L’amour en minuscule. L’Amour en majuscule! L’amour tout court avec ses hauts et ses bassesses. Avec ses défaites, avec ses victoires.

Amour, sous les plumes de Corneille ou Hugo, certes, mais aussi Rimbaud, La Fontaine, Voltaire, Eluard, Apollinaire. Allais, Queneau, Brassens, Devos et Vian ne manquent pas à l’appel.

Pour servir tant de talents, l’Amateur aime son art avec passion, avec fougue ou délicatesse. L’Amateur est l’amant de beaux textes qu’il embrasse « à-bouche-que-veux-tu ».

En ce crépuscule, Cupidon a percé une cinquantaine de cœurs!

Bravo! Bravo! Bravo!

La Compagnie « Thélème » cultive ses prouesses dans le Ternois. Elle mérite de bousculer les frontières de son petit espace. Elle existe depuis 1970. Durant plus de cinquante ans, elle a offert une quarantaine d’œuvres d’où ont surgi Euripide, Molière, Gogol, Brecht, Vian, Ionesco et bien d’autres.

Cette représentation était organisée par le club « Rotary Noeux Soleil de l’Artois » au profit de l’action Polio+.

Etienne Lallement le 16 février 2024 – texte et photos –

Ces musiques qui nous font du bien…

Après 10 ans d’absence de la France métropolitaine, je reprends « racines » dans mon pays natal. Plus particulièrement avec « son peuple ».

Ce matin, 5 juin 2023, j’écoutais sur France-Musique des responsables de « fanfares » déplorer d’être les parents pauvres de la musique en France. Je pensais à cette audition hier à La Buissière, de l’ensemble de percussion du Conservatoire Communautaire de Béthune-Bruay, ainsi que le concert de printemps de l’Harmonie de La Buissière. Ici aussi, n’y a t-il pas un manque de diffusion, de communication pour les ensembles « Amateurs » capables d’offrir des concerts de niveaux « très-honorables ». Euphémisme!

Nos oreilles étaient à la fête.

Mon absence – 10 ans c’est long – ne m’a pas permis de découvrir cette phalange du conservatoire: les percussions. Surprise! Je suis surpris par leur nombre, leur diversité, la passion de nombreux « artistes » de tous âges agiles à frapper de leurs maillets les lames de bois ou de métal. la jeunesse des « artistes » nous conforte quant à l’avenir de la musique et des « bienfaits » sur notre territoire. A suivre…

En seconde partie, c’est l’Harmonie de La Buissière qui célèbre le printemps. Ici encore la qualité et plus encore l’émotion sont au rendez-vous. Harmonie et Intergénération rendent à l’évidence que la musique est un médiateur irremplaçable entre les êtres de tous âges. la musique, certes, mais toute forme d’Art. L’Art doit être au coeur de toute éducation et non pas le parent pauvre comme trop souvent. L’Harmonie – le Beau – engendre la Paix!

Si la musique souffle l’émotion, en cette journée de printemps, le souvenir de Geoffrey Verstavel planait sur les mélodies. Geoffrey était avec sa famille et soutenu par l’actrice Marion Game, à la pointe du combat contre la mucoviscidose, maladie qui devait l’emporter en janvier dernier à l’âge de 34 ans.

Le maestro Frédéric Lorthios salue la famille de Geoffrey à l’issue du concert.

Les amis percussionnistes de Geoffrey Verstavel et l’Harmonie de La Buissière terminèrent le concert par une interprétation commune de la chanson de Gilbert Bécaud : « et maintenant que vais-je faire? de tout ce temps que sera ma vie … en ultime hommage à Geoffrey. Emotion!

Les chemins chaotiques, les voies des plaisirs!

Il faut savoir sortir des sentiers battus pour trouver des trésors…à l’entrée de la commune de Gros-Morne, au cœur de La Martinique, quittez la N4, prenez le chemin Glotin, puis le chemin Petit-Goudou et vous finirez par rejoindre le Moulin Hydroélectrique.

Une pièce d’histoire de l’île qu’un couple de passionnés entreprend de restaurer avec beaucoup de volonté, de patience et d’énergie! Avec les moyens du bord, quelques aidants et des manifestations comme celle où nous nous rendions ce dimanche 27 mars. Les chaos de la route et les difficultés de stationnement furent vite oubliés.

Première surprise la prestation du groupe « Pom’Kanel ». Martinique 1ère pouvait titrer en janvier dernier sous la plume de Guy Etienne

« En 2022, la troupe martiniquaise la plus connue dans le monde, doit fêter ses 40 ans et reprendre ses tournées… ».

Bien qu’en nombre réduit – ils sont plus de 60 habituellement – la troupe a pu nous éblouir par un spectacle exceptionnel de danses, de charme, de prestations physiques et bien sûr musical. Un voyage à travers le folklore martiniquais. La culture caraïbe dans sa quintessence ! Nous ne pouvons que tirer notre chapeau à un tel groupe qui accepte de se produire dans un lieu si « confidentiel ». La tournée mondiale stoppée net par la Covid peut reprendre en confiance.

Mais nous n’étions pas au bout de nos surprises. Nous la connaissons comme infirmière… Nous la découvrons, avec son groupe « Obao K’dans« , comme chanteuse d’une qualité « rare ». Passer après un groupe de renommée « internationale » ne fut pas un handicap. Bien au contraire ! Auteure-compositrice-interprète et animatrice efficace, elle nous a emmenés à la découverte de son premier CD « Ti Plézi ». La chanteuse Manm’zel Krys forme avec ses musiciens un groupe homogène et l’on sent la complicité de tous ce qui ne peut qu’ajouter à la qualité de la prestation.

Contact : mail ladykrys972@gmail.com   

Un peu de « Pom’Kanel« ! faites glisser les images! suivant les flèches!

Un peu de « Manm’zel Krys« ! Malheureusement pour vous sans musique!

Musique de renaissance! Ode de résurrection!

C’est un bonheur pour nous d’assister aux concerts qu’offre l’ensemble de musique de chambre « Quintette de La Martinique » au soleil couchant sur la plage du Carbet au sein du restaurant « Le Petibonum ».

Mais, depuis un certain temps, l’épidémie virale covidienne étant passée par La Martinique le soleil se couchait sous la vague sous les seuls bruissements de la nature tropicale. Les couvre-feux renouvelés privaient l’astre de ses adorateurs.

Vers la fin de l’année 2021, l’espoir renaissait. Un vent de folie destructrice devait encore retarder le retour des harmonies. Une ou des mains meurtrières allumaient un incendie qui détruisit jusqu’au sable le Petibonum et son voisin le Pélican.

Les yeux se tournèrent rapidement vers les opposants à un projet immobilier porté par Guy Ferdinand qui clamèrent leur innocence. Puis un courrier signé « Matinik Doubout » arrivait chez trois restaurateurs leur signifiant que les établissements exigeant le « Pass Sanitaire » subiraient le même sort incendiaire…

Très vite, un élan de solidarité unissant des professionnels, le personnel, la mairie du Carbet, des anonymes… répondait à l’appel du propriétaire du Petibonum pour sauver l’établissement de la faillite.

Voilà 16 ans que l’activité prospère sur la plage où nait la mer des Caraïbes. Le soleil ne s’y est pas trompé. Il a choisi cet horizon pour prendre en un spectacle grandiose toujours renouvelé, ses quartiers nocturnes.

Il ne faut pas s’arrêter à la dénomination « de plage » pour qualifier les plats proposés à la clientèle. Autour de notre table, écrevisse sauce créole, loups boucanés et burger Roger aux épices prouvaient une carte recherchée et originale. Et pourtant, faire une cuisine d’une qualité certaine sur des instruments qui relèvent plutôt du barbecue géant est un miracle ou la preuve d’un professionnalisme hors-paire.

En cette soirée du 19 février 2022, les musiciens du Quintette de La Martinique s’unirent pour un Te Deum de résurrection en proposant une ballade crépusculaire du Baroque à aujourd’hui. Haendel, Rameau, Bizet, Ravel, Gluck, Piazzolla nous enveloppèrent de leurs mélodies jusqu’à la nuit.

Petit bémol : la destruction du carbet de bois où les musiciens s’épanouissaient autrefois ne permet pas une bonne diffusion des sonorités dans toutes leurs subtilités. Mais patience ! Le maître des lieux a promis qu’il reconstruira « très vite et que se sera mieux qu’avant« .

« ki ka pliyé mé ki paka kassé »

L’acculturation et les bains de haine mènent à l’irréparable pour la main criminelle et pousse la victime à se sublimer.

Etienne Lallement – le 23 février 2022 – Saint-Joseph – La Martinique –

https://fr-fr.facebook.com/lepetibonum/

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Trik-trak musik!

Qui oserait interrompre une interprétation du talentueux QCM de La Martinique? « Youtube » le fait avec les plus grandes formations!

Une semaine « plantureuse »…un jeudi « gastronomique » (merci Anaïs!), un samedi « caraïbonomique » autour d’ un gigot d’agneau (merci Isabelle et Max!) et un dimanche les papilles flattées aux fumets d’un pot-au-feu « roboratif » (merci Béa!)… le temps d’une sieste royale était le bienvenu.

Je me couronnais de mon casque Bose et m’abandonnais aux bons soins des musiciens de l’Orchestre Philharmonique de Berlin pour Concert de la Saint Sylvestre 2021! – ARTE Concert – La rediffusion m’était proposée par Youtube.

Au pupitre, Lahav Shani. Au programme, des œuvres de Johann Strauss, Max Bruch, Fritz Kreisler, Igor Stravinsky et Maurice Ravel. En soliste, la violoniste néerlandaise Janine Jansen. Le bonheur se profilait. S’amorçait…

Mais!

Aucune œuvre n’échappe à la hache Youtube de la publicité « locale »: Toyota Martinique, Azurel …

Le rêve se brisait à la bonne moitié de chaque œuvre pour enfin s’évanouir totalement.

Alors me direz-vous, j’aurais pu me connecter sur ARTE Replay. En effet. Mais consommant « pas mal » de « tutos » sur la philosophie… le bricolage et le travail du bois en particulier, cette audition faisait partie des propositions de Youtube. Alors pourquoi pas?

Pour les annonceurs qui ignorent sans doute ses intrusions sauvages, pourraient payer cher la méthode. En effet, franchement agacé, la vision de ces enseignes m’est devenue désagréable. L’arroseur arrosé!

A bon entendeur…

Mais ce concert est vraiment exceptionnel. J’irai de nouveau l’embrasser, mais sur ARTE Replay

Etienne Lallement – Saint-Joseph – La Martinique – le 16 janvier 2022

La Martinique : Détente, sensualité ou art sacré?

Que représente la danse pour un Martiniquais?

Depuis notre arrivée en Martinique, nous avons été à maintes reprises invités à des festivités dansantes.

Il m’est apparu rapidement que la danse, pour les habitants de l’île, dépassait largement le cadre d’un simple divertissement. Le soin apporté à l’habillement, à la parure des femmes créoles, la rigueur et la grâce dans les gestes révèlent une autre dimension que celle du simple divertissement. Chaque mouvement des femmes et des hommes semble être l’expression d’un art sacré. La ritualisation d’une prière. Les musiciens rythmant ce rituel élèvent les danseurs et les spectateurs dans cette « dévotion ». Ici « Haute-Taille », par ailleurs « Bélé » participent à cette valeur qui participe à l’union des Martiniquais et sans doute tous les Créoles: une spiritualité vivifiante transfiguratrice des corps.

Curieusement, j’ai été frappé par les consonnances d’une certaine musique créole et la musique polonaise des bals de ma jeunesse! Cela ne peut pas être une coïncidence. Je recherche actuellement des informations à ce sujet.

Les nouvelles générations sauront-elles recevoir, communier et transmettre cet « Art » dans toute sa spiritualité? Dans toute sa force?

Etienne Lallement – 15 décembre 2020 – Saint-Joseph – La Martinique

prestation de l’association « Pétales de Haute Taille »

selon Wikipedia: « Les contredanses ont été apportées par les colons européens au XVIIIe siècle. D’abord dansées par la bourgeoisie, le mode de diffusion localement, et leur évolution, sont encore discutés, mais ces contredanses ont été adoptées par d’autres milieux (esclaves, classes populaires, milieu rural) qui ont alors influencé la rythmique, les instruments (ajout de percussions comme le tambour de basse) et le déroulé. On retrouve encore actuellement des figures principales du quadrille avec le pantalon, l’été, la poule, la pastourelle, mais aussi d’autres figures comme la biguine. Ces figures sont annoncées et rythmées par un chanteur « commandeur » qui débute traditionnellement par « Cavaliers aux Dames ! » pour que les danseurs invitent leur danseuse. Ce « quadrille créole » a toujours pour nom « Haute Taille« , évoquant la forme des robes de bal de la bourgeoisie fin XVIIIe , début XIXe siècle1.« .