Heureuse Année 2014!!!

... tu connaitras l'univers et les dieux!

… tu connaîtras l’univers et les dieux!

Il y a bien longtemps, les grecs gravaient au fronton du temple de Delphes :

« Connais-toi, toi-même et tu connaîtras l’univers et les dieux ».

Les penseurs hindous des XIX et XXème siècles ne disaient pas autre chose.

Dans son enseignement du Jnâna-Yoga, Ramakrishna (1836-1886) commence par cette phrase : « Connaissez-vous vous-même et alors vous connaîtrez Dieu. ».

Ramana Maharshi (1879-1950), à toute personne qui l’interrogeait autant sur les mystères de l’univers que sur des questions les plus personnelles, enseignait que le chemin le plus facile pour obtenir la réponse à toutes nos questions et obtenir la délivrance, consiste à se demander, « Qui suis-je ? ».

Alors, pour cette année 2014, souhaitons nous de rechercher sans crainte, « qui nous sommes » et porter aux autres la considération et  le respect que mérite chaque être humain, sans jugement et sans haine malgré les différences qui nous séparent par la naissance, l’ éducation, la culture et la personnalité.

Au contraire, puisons dans cette différence, la chance de notre évolution. L’autre est le reflet de nos bonheurs et de nos angoisses inavouées.

Pour 2014, trouvons « nous » dans l’autre, trouvons dans l’autre, l’essence de notre bonheur, de notre équilibre et, résultante de cette quête, trouvons la santé de l’esprit, du coeur et du corps.

Nous vous embrassons bien affectueusement

Etienne & Béa

Mariage Indien, Mariage Hindou

Ce que nous appelons « Amour » entre peu dans la formation des couples Hindous. La caste, la religion, l’astrologie, le choix des parents sont déterminant dans les épousailles indiennes. De nombreux époux se sont connus le jour des noces. Se retrouver dans la couche de quelqu’un que l’on vient juste de vous présenter doit être assez traumatisant. Peu à peu, au contact des occidentaux et sous l’influence des médias, télévision et cinéma, les mentalités changent, mais surtout en milieu urbain.

Ce n’est pas le cas de Rakesh et Sangeetha qui travaillent dans la même société, Maersk-Line. De ce fait, nous avons ouvert une parenthèse dans nos vacances au Kerala pour participer à la cérémonie.

« La cérémonie du mariage se fait différemment par les Hindous vivant dans des régions différentes et parlant des langues différentes. Mais, si le rite le plus important qui fait parti de tout mariage hindou effectué dans n’importe quelle région est appelé Saptapadi, c’est-à-dire faire sept pas ensemble, avec Agni (le feu) comme témoin. La dite cérémonie contient des mantras qui signifient que les mariés prennent les sept pas ensemble pour la coopération mutuelle et sont ainsi déclarés « amis« . » (L’Hindouisme pour tous – Dr Ramachandrasekhar et T.S;Srinivasan – édition GIRI).

J’ai été prier…

Nous franchissons la porte du temple et pénétrons dans "Hare Krisna Land"

Nous franchissons la porte du temple et pénétrons dans « Hare Krisna Land »

J’ai été prier… ou plutôt, j’ai été partager la ferveur des hindous et des autres, puisque ici aussi, pas de discrimination bien que les chrétiens et plus encore les musulmans sont rares. Ceux qui, chacun de leur côté, s’arrogent la « Vérité » unique, entre difficilement, sinon en touristes, pour s’incliner aux pieds des déclinaisons de Brahman l’Indicible et Inimaginable.

D’abord, dans la cour, nous déposons nos chaussures dans un immense vestiaire en plein-air contre la remise d’un jeton de plastique numéroté. Puis  purification par l’eau. Lavage des pieds, des mains, certain ondoient le visage avant de pénétrer l’espace sacré. Un long serpent de pèlerin ondule déjà depuis plusieurs heures, sans heurt et sans bousculade. Chacun écarquille les yeux et découvre les statues polychromes du panthéon hindou: les déités, les avatars, les saints réduits à la grandeur humaine pour la compréhension pour tous des mystères védiques. Formidable livre d’images qui raconte l’histoire « multimillénaire » d’une sagesse qui accepte parmi ses héros divins, Jésus et Mahomet et bien d’autres encore. « Il n’est qu’un Dieu » et les voies et moyens pour l’atteindre sont  multiples et restent encore à découvrir. Nul ne détient la Vérité parfaite, personne n’est dans l’erreur absolue.

120 roupies (1,41 euro) pour les 920 pages du pivot littéraire de la pensée indienne

120 roupies (1,41 euro) pour les 920 pages du pivot littéraire de la pensée indienne

Un prêtre nous propose le Bagavad-gitâ, pilier des croyances indiennes. Il nous en coûte 120 roupies (1 euro et quarante cents) pour un livre soigneusement relié de près de 1 000 pages. Mais l’Hindouisme ne pratique aucun prosélytisme. Achète qui veut. Notre achat, nous vaut de recevoir de l’officiant, un collier de fleurs et une rose.

Derrière nous, dans un lieu balisé, un « devotee » s’effondre de tout son long dans un namaskar vibrant où les huit contacts corporels touchent ensemble le sol consacré en signe d’humilité sous le regard bon-enfant d’un Ganesh méditatif et d’un Hanuman figé dans sa gesticulation sacrée. La foule déploie sa procession tout autour du temple, se disperse et reste quelques instants, méditative, profitant quelques instants de cet havre de paix et de sérénité.

Ayant retrouvé leurs chaussure où ils les avaient laissées, enfin pour ceux qui en possèdent, les fidèles rentre chez eux pleins d’une foi ravivée.

Une Renault à moins de 5 000 euros pour l’Inde

Posté le 12 – 12 – 2013 par Guillaume Navarro     Autoblog.com

Dès le mois de février prochain, l’Alliance Renault-Nissan prévoit de lancer sur le marché indien un modèle à un prix très attractif. Le gabarit de cette voiture cinq places, qui sera assemblée sur le site de production de Chennai et aura pour objectif de concurrencer l’Indienne Tata Nano, sera proche de celui d’une Twingo.

Avec respectivement Dacia et Datsun, Renault et Nissan sont bien armées pour s’attaquer au marché low cost et aux pays émergeants. Pourtant, c’est sous le badge Renault que sera commercialisée cette voiture à moins de 5 000 euros. Etonnant ? Pas tellement, puisque le Dacia Duster est par exemple lui aussi frappé du Losange sur le marché indien.

Après le pays des Maharadjas, cette citadine dont on ignore encore le nom s’attaquera à d’autres pays émergeants, sans que l’on en sache plus pour l’instant. L’Amérique du Sud, le Maghreb et éventuellement l’Europe de l’est pourraient figurer sur son plan de bataille. Quant à savoir si elle posera un jour ses roues en France, ce n’est pour l’instant pas l’ordre du jour. Pourtant, elle y connaîtrait certainement le succès…

 

Inde, pays de paradoxes

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Le palace Le Taj Mahal de Mumbai

Dire que l’Inde est un pays de paradoxes est un doux euphémisme! La prise de photos dans les lieux publics est strictement interdite. Pas de photo dans les magasins ou galeries marchandes… et plus. A Mumbai, je me suis fait apostropher par un vigile en moto parce que j’avais photographié  la devanture d’un hôtel depuis le trottoir d’en face. La peur des attentats est omniprésente. Il faut dire qu’il ne faut pas remonter loin dans le temps pour déplorer des explosions mortelles. L’hôtel Taj Mahal de Mumbai a effacé de ses murs les stigmates, mais non ceux gravés dans les mémoires..

27 novembre 2008. – Une nouvelle explosion puissante a retenti jeudi à l’hôtel cinq étoiles Taj Mahal de Mumbai (Bombay), la capitale économique indienne, où la police recherche les terroristes, rapportent les chaînes de télévision indiennes.
Mercredi, une série d’attentats ont été perpétrés dans plusieurs quartiers de Mumbai faisant plus de 100 morts et des centaines de blessés. Les terroristes se sont emparés des hôtels de luxe Taj Mahal et Trident Oberoi situés dans le centre de la ville, prenant des touristes en otages après une série d’explosions qui s’étaient produites à quelques minutes d’intervalle, selon certaines informations. à suivre sur http://fr.wikinews.org/
Le palace Taj Mahal de Mumbai reçoit les grands de ce monde est de fait est un symbole, cible rêvée pour les attentats de tout bord.

Le palace Taj Mahal de Mumbai reçoit les Grands de ce monde est de ce fait est un symbole, cible rêvée pour les attentats de tout bord.

plus près dans le temps:

Le 16 avril 2013 : Attentat «terroriste» en Inde: 16 blessés
Seize personnes ont été blessées mercredi dans la ville indienne de Bangalore par une explosion de faible puissance devant les locaux d’un parti conservateur hindou, un « acte terroriste » non revendiqué selon les autorités locales. Selon les premiers éléments de l’enquête, l’engin était placé sur un cyclomoteur garé près des bureaux du Bharatiya Janata Party (BJP) et en face d’un temple hindou. à suivre sur SudInfo  http://www.sudinfo.be/705219/article/actualite/l-info-en-continu/2013-04-17/attentat-terroriste-en-inde-16-blesses

La liste est longue et la presse se fait l’écho de nombre de tentatives échouées.

Quelques instants après cette prise de vue, je fus interpellé par un vigile en moto.

Quelques instants après cette prise de vue, je fus interpellé par un vigile en moto.

Et pourtant le portrait d’Adolf Hitler peut s’exposer et se vendre sans problème à même la rue. Un Hitler aux yeux bleus, mais néanmoins tout à son avantage physique!

 
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Cette échoppe fait partie d’un souk curieusement  implanté dans un quartier huppé de Mumbai où travaille et vit l’intelligentsia politique et économique de la capitale économique de l’Inde.

Quelques minutes après cette prise de vue, un vigile m’avisait de l’interdiction de faire des photos dans les lieux publiques et m’intimait de ranger mon appareil dans sa sacoche et de pas l’y en retirer.

Aux pieds de ces immeubles, sont vendus des t-shirts à l'effigie d'Hitler.

Aux pieds de ces immeubles, sont vendus des t-shirts à l’effigie d’Hitler.

Un peu plus loin, à l’entrée d’un parc, un panneau alerte les promeneurs sur les dangers pouvant être rencontrés: serpents ou crocodiles. Sur le même panneau, il est rappelé qu’il est interdit de s’embrasser en public. Nous sommes pourtant dans une des villes réputées les plus permissives de l’Inde. Ici, s’habillent à l’européenne, mais le bécot est interdit.

La déclinaison du mot « liberté » est à géométrie variable, et personne, d’où qu’il vienne, ne peut se prévaloir de donner une définition universelle et définitive de la « Liberté ».

 

J’ai été prier… (2)

Basilique du Mont Sainte Marie

Basilique du Mont Sainte Marie

J’ai été prier… ou plutôt, j’ai été partager la ferveur des chrétiens et des autres, dans le basilique de Mount Mary (Basilique de Notre-Dame du Mont). Cette église est notre deuxième étape au pays des croyants. C’est un lieu de culte catholique romain situé à Bandra,  un quartier de Mumbai. Ici l’on parle des pouvoirs miraculeux de la Vierge Marie. Qu’importe la religion des uns et des autres, ici des fidèles de toutes croyances,  les incroyants eux-mêmes, tombent à genoux, quelquefois les bras en croix, pour  clamer leur gratitude ou demander des faveurs, voire l’impossible.  Ici, Lourdes pourrait faire pâle figure devant cette thérapie céleste qui relève tant de corps  à la dérive sans le contrôle suspicieux de l’Académie. Et que dire des âmes tirées des affres de l’enfer terrestre?

Dans le chœur, les bougies ont formes humaines: ici une main, là une jambe… La foi du charbonnier. La flamme allumée dans le sanctuaire, tout à la fois, liquéfie la cire et, espère-t-on, sublimera la souffrance en béate effluves vers le ciel et brûlera le mal qui gangrène les chairs. L’Indien n’est jamais infidèle à son dieu, car il sait qu’il n’en ait qu’Un seul pour tous, aux multiples visages, dessinés par eux-mêmes et à l’image des dévots de la terre entière.

J’ai été prier… (01)

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J’ai été prier… ou plutôt, j’ai été partager la ferveur des musulmans jusqu’à la mosquée Haji Ali Dargah  plantée dans les eaux de la mer d’Oman et reliée au rivage par un mince ruban d’un kilomètre de terre bitumée où serpentent, chaque jour à marée basse, plusieurs dizaines de milliers de pèlerins. Les uns tout en retenue, les autres plus démonstratifs d’une foi exubérante, défilent patiemment devant le tombeau de Sayed Peer Haji Ali Shah Bukhari, un riche marchand du XVème siècle qui renonça à sa fortune après son retour de La Mecque.

Les jeudis et vendredis, ils ne sont pas moins de 40 000 – 80 000 pour la semaine – à s’engager dans ce cordon humain vers le blanc minaret . Quelques soient la foi et la religion, ici l’on vient pour obtenir les faveurs du saint: les uns s’inclinent plein de respect par dessus le tombeau, d’autres en criant leurs prières épongent la sueur de leur front et leurs larmes d’espoir ou de désespoir avec les pans de la chaddar rouge et vert couvrant la pierre tombale. La foule est si dense que les gardiens du lieu saint poussent ou tirent, une à une, les vertèbres de ce mille-pattes géant qui ont à peine le temps d’esquisser une courte prière ou un simple geste de dévotion.

Depuis la côte, depuis l’enceinte citadine de Mahalakshmi, l’immaculé Dargah Sharif, éclatant de soleil, semble un diamant incrusté dans le velours sombre de la baie de Worlie.