Inexorable violence?

La violence se fonde sur des prétextes. Non sur la réalité. Les causes profondes sont inconnues ou niées.

L’angoisse est source de toute atteinte à l’intégrité d’autrui. Cette guerre contre la peur est vaine. Les tentatives d’ « ex-pression » par la violence est une spirale vicieuse. Infernale.

Il est dans la nature de l’Homme de retourner à « l’état sauvage ». Primitif. Essentiel.

Voulu ou forcé, ce retour sera douloureux.

Le fou fait de l’audience. Le sage est ignoré.

L’avenir est dans la non-violence.

La non-violence ne se prêche pas. Ne s’enseigne pas. Elle s’imposera d’elle-même comme une évidence quand toutes les autres voies auront échoué.

Quand l’Humanité aura vaincu ses peurs et découvert sa véritable nature.

Etienne Lallement – le 3 août 2021 – Saint Joseph – La Martinique

Êtres Libres!

Œuvre de Fabien Mériel – Plage de Sainte-Adresse – Le Havre – 27 avril 2020

L’être est libre!

La Liberté, l’être humain en fait une utopie, un rêve, alors qu’il la possède. Elle est inhérente à la vie. Mais que fait-il, que faisons-nous de cette liberté?

Et bien, l’être s’ingénie à vouloir asservir les êtres et la nature. Et la raison du plus fort est toujours la meilleure!

Il chante, il crie, il hurle « Ma Liberté, ma Liberté chérie! » tout en asservissant ses semblables et toute chose à sa porté. Il se condamne lui même, s’enchaîne aux lourds boulets qui scintillent, se pend haut et court à l' »arbre-potence » du désespoir et de l’angoisse.

LIBERTE est un maître-mot . Nous en sommes les esclaves. Esclaves de l’idée de liberté.

L’être est libre, mais « vivre libre » est-il de la nature humaine? « Etre libre » et « vivre libre » sont-ils incompatibles?

La liberté du plus fort…

Notre liberté ne serait elle que la liberté du choix de nos chaînes. Nos chaînes charpentent notre ego, ego de dominant, ego de dominé. L’ego nous fait survivre: la liberté ou la mort proclamait la Révolution. Avons nous le choix? La liberté ou la mort. La liberté et la mort.

Accroché à la nef de la vie, l’être, à la fois, exige et refuse la Liberté parée de la beauté du diable. La Liberté Vraie captive et épouvante.

La liberté est la mort.

Etienne Lallement – le 6 mars 2021 – Saint-Joseph – La Martinique –

Liberté! J’ai crié ton nom!

Araignée à l’affût au centre de sa toile – Saint Joseph – La Martinique

L’Être libre…

La Liberté, l’Être humain en a fait une utopie alors qu’il la possède. Elle est inhérente à la vie. Mais que fait-on de cette liberté?

L’Être s’ingénie à vouloir asservir ses semblables et la nature.

Il chante! Il hurle! « A moi la Liberté! » tout en essayant d’emprisonner ses semblables et toute chose à sa portée. Non satisfait d’enchainer autrui, il se charge, lui même de lourdes chaînes et se condamne, se pend à l’arbre-potence du désespoir et de l’angoisse.

Liberté est un « maître-mot », une « idée-maîtresse ». Nous en sommes les dévoués esclaves.

Etienne Lallement – le 24 mars 2021 – Saint-Joseph – La Martinique

Il chante! Il hurle! « A moi! la liberté! » tout en enchainant ses proches et toute chose à sa porté.

Tel est la question…

Enfin, une des questions…

Une question multiple…

Un acte peut-il être jugé – « bon » ou « mauvais » – en raison des motivations qui l’ont induit ou en fonction des conséquences qu’il a provoquées? Une cause « immorale » peut-elle condamner un acte aux effets « moraux »?

Peut-on condamner Robin des Bois qui détrousse les riches au bénéfice des pauvres? Déjà là, les discussions s’engagent, les avis se nuancent. S’opposent!

Qu’en est-il du soldat « meurtrier sur ordre » dont les arguments des dirigeants ont libéré la conscience et motivé la volonté?

Peut-on condamner les Compagnons d’Emmaüs de l’abbé Pierre de réhabiliter des maisons murées par leurs propriétaires, afin d’y loger des sans-abris? Lors d’une conférence de presse, nous faisions remarquer à l’abbé Pierre que de plus en plus il mettait son association et bien sûr ses membres, en contradiction avec la loi. Sa réponse fut nette : « Il faut savoir braver la loi quand elle ne respecte pas et bafoue la personne humaine, « .

Quand j’étais en Inde, j’ai pu constater que les « pauvres » étaient accueillis chaque jour dans des cantines où ils pouvaient se restaurer. L’opposition criait à la démagogie. Il est vrai que la présidente de Tamil-Nadu (76 millions d’habitants) était, sans doute, une démagogue. Un arrivage de riz envoyé par la France avait été détourné et le portrait et le nom de la présidente avaient été plaqués sur tous les sacs de céréale avant qu’ils soient distribué. Néanmoins, cette même présidente avait été arrêtée pendant son mandat et condamnée à 4 ans de prison. Cela provoqua des émeutes et quatre suicides.

Une révolution violente peut-elle se justifier?

A question simple, les réponses sont multiples et contradictoires.

Allons plus loin…

Le bien et le mal sont-ils des réalités?

Qui a la capacité de les distinguer?

La morale peut-elle se distinguer de la loi? La loi peut-elle enfreindre la morale?

La loi peut-elle être en adéquation avec « LIBERTE, EGALITE, FRATERNITE »?

Etienne Lallement – le 23 mars 2021 – Saint-Joseph – La Martinique

Désirs

Entrée du temple de Mylapore – Chennai – Tamil-Nadu – Inde

Le disciple demande au maître : « Maître! Pour suivre tes conseils, je veux chasser tous mes désirs et ainsi atteindre la Paix!".

« Pour débuter, dit le maître, commence par chasser le plus grand de tes désirs!« 

« Mais, Maître! le plus cher de mes désirs est de ne plus avoir aucun désir!« .

Le maître ne répond pas. Son désir de maître est que son élève trouve lui-même la voie.

Etienne LALLEMENT – LE 17 MARS 2021 –

La vérité est-elle un mensonge comme les autres?

La Martinique – Le Diamant – Anse Cafard –

« Inespérant » de saisir une quelconque vérité, l’humanité fait ses choux-gras de bruits qui courent.

La vérité s’esquive au fur et à mesure que l’être avance comme la ligne d’horizon tangue plus ou moins loin de notre regard. L’inaccessible ligne imaginaire force la divagation de l’imagination. L’occident regarde l’orient. L’orient rêve d’occident.

L’être vit d’images et s’en gave, baptise « vérité », le mensonge qui le séduit, baptise « mensonge », la vérité qui le dérange. Au marché des dupes, les marchands d’épices font la loi. Les mets s’estompent à disparaitre sous la sauce.

Forgé d’une culture formatée, l’éducateur formate à son tour. Le fer doit prendre la forme du sabot entre l’enclume et le marteau. Le fer achoppera sur les silex des chemins torturés et ravinés. Et chacun laisse faire…par faiblesse, par ignorance, par désintérêt, par peur… Par volonté!

Le dupeur sait qu’il ment et ne peut donc avoir confiance en personne. Le dupeur sait qu’il ment, mais veut faire de son mensonge une vérité qu’il finira par admettre comme telle. L’arroseur le plus averti se sait lui-même arrosé.

Une vérité quelconque peut-elle exister au royaume du mensonge? Imaginons qu’une vérité existe. Une étiquette « mensonge » barrera bientôt son front. Donc mensonge et vérité portent la même couronne et ne sont pas discernables. Le milieu crée la loi. La loi du plus fort.

L’humain se complait d’un mensonge étayé et le préfère à une possible vérité enrobée d’incertitudes.

Le doute génère l’angoisse. L’angoisse est le terreau de la politique d’apprentis sorciers qui céderont bientôt leur sceptre aux tyrans.

« Inespérant » de saisir une quelconque vérité, l’humanité fait ses choux-gras de bruits certifiés que l’ON fait courir!

« Liberté » crie l’esclave qui forge lui-même ses chaînes! Forgeron de sa servitude, l’être s’épouvante face à l’idée même de son rêve!

Etienne Lallement – 1 mars 2021 – Saint-Joseph – La Martinique

La guigne: dévolution successorale

Cette remarque nous semble terriblement d’actualité! Et pourtant! Friedrich Nietzsche l’a écrite entre 1882 et 1887.

De toute mon existence, j’ai entendu des lamentations sur « la vie qu’on vit!!!« . Il semble être dans la nature de l’être humain de déplorer, de se morfondre de l’atmosphère de l’époque qui l’a vu naître.

La « belle époque » est toujours du temps passé et seuls, les lendemains chanteront. Néanmoins, sur ces derniers, le doute plane…et le doute angoisse.

Moi qui ai « un peu » vécu, ai entendu de tout temps des chœurs de cassandres gémir des « de-profundis » et notre XXIème siècle n’échappe pas à cette règle: à les entendre, nous subissons l’apocalypse et « le bonheur est toujours pour demain« .

Si…Si…Si.. Chaque génération semble transmettre à ses enfants ce misérabilisme. Ah! Si j’étais riche! Ah! Si j’étais libre! Ah! Si j’étais…Ah!

Chacun pose ici ses conditions, mais soixante dix millions d’individus ne partagent pas les mêmes « Si ». Sept milliards…

Un partie de l’humanité s’ennuie. L’autre trompe son ennui. Du moins essaye…

Il faudrait prendre conscience que nous sommes, chacun d’entre nous, « capitaine » de notre propre bateau qu’il soit « frêle esquif » ou « géant des mers ». Les océans sont les mêmes pour tous et de tout temps. De toute météo. Nous ne pouvons rien contre les caprices de la nature et devons adapter notre navigation: hisser ou affaler les voiles qu’il faut au moment opportun.

Mais voilà, le matelot rêve de devenir « capitaine » du géant qui l’effraie. Le « commandant » rêve de la liberté du tireur de filets. Chacun désire la richesse de l’autre sans renoncer à son « avoir ». Chacun rêve de tout. Chacun ne voit dans l’autre que la brillance des apparences. chacun fait l’impasse des chances de sa condition. De ses propres richesses. Partir à l’abordage est le maître-mot de l’envie. Tous et chacun rêvent. Le rêve mobilise l’Humanité tout entière. L’ÊTRE n’existe-t-il que pour rêver?

Tempêter contre la tempête est la révolte de tous temps. Mais, c’est l’individu qui est en cause et non la mer, ni le vent.

Tels des juges, nous jetons l’opprobre sur nos semblables. Tel de coupables Caïn, nous vivons sous le regard d’un œil que nous avons créé. Râler est le propre de l’agonisant en souffrance.

Malgré tout, cette déploration de contemporanéité a un effet bénéfique. Elle permet à certains de se surpasser et continuer, bon an, mal an, à faire progresser l’humanité. L’éducation devrait faire de nous des conquérants. Des révoltés « actifs »!

La roue reste à réinventer.

La conquête de l’espace balbutie et enflamme les imaginations. La conquête de et pour l’Être reste à faire.

A nos épures!

Etienne Lallement – 21 février 2021 –

Il faut s’être détaché de beaucoup de choses qui nous oppressent, nous entravent, nous tiennent baissés, nous alourdissent, nous autres Européens d’aujourd’hui. L’homme d’un pareil au-delà, qui veut embrasser lui-même les évaluations suprêmes de son époque, a besoin d’abord de « surmonter » en lui même cette époque – c’est là son épreuve de force – et, par conséquent, non seulement son époque, mais encore la répugnance et l’hostilité qu’il ressentait jusqu’à présent envers cette époque, la souffrance que lui causait cette époque, son inactualité, son romantisme…

Nietzsche – 1844-1900 – Le Gai Savoir (380) – 1882-1887 –

Parmi la foule…

Habitation Saint-Etienne – Le Gros-Morne – La Martinique

Un homme marche. Solitaire

Au milieu de la foule.

Est-ce une femme? Est-ce un homme?

Qu’importe!

Son déguisement l’immerge, invisible, dans la masse.

Bigarré, il passe inaperçu.

Tous sont comme elle. Comme lui.

La foule opprime. La foule compresse. La foule l’entraîne à son corps défendant.

Il ou elle s’arrête, soudain!

Fi de la presse! Fi de la compresse!

Un être l’a regardé sans voir.

Il veut l’atteindre.

Pourquoi? Pour rien.

Il a envie de le suivre.

Pourquoi? Pour rien.

S’attacher à ses pas.

Pourquoi? Pour rien.

Croit-il.

A l’assaut des ressacs de la foule qui l’ignore ou veut l’ignorer,

Le suivi semble chercher sa route.

Sa route est sous le pas de la foule qui l’ignore ou veut l’ignorer.

Le suivant vient de choisir un maître,

Le suivi l’ignore.

Le suivant est convaincu.

Le suivi ignore, qu’à cet instant, il est devenu

UN MAÎTRE

Etienne Lallement – 24 janvier 2021 – Saint-Joseph – La Martinique

« (je)Veux pour 2021 »

Presqu’île de La Caravelle – La Martinique

« Arrivé à 70 ans, je me pose la question : Qu’ai-je fait de ma vie ? »…

 Un ami soulevait cette question lors d’une conversation, il n’y a pas si longtemps…

Cette interrogation, chacun peut se la poser à n’importe quel âge. Les années passant, elle peut, doit se faire , pour beaucoup,  plus obsédante.

MAIS…

Nous ne sommes pas en capacité d’évaluer notre impact, notre influence sur notre entourage. Sur le Monde.

Cet impact est le fait de « tout un chacun« .

Un jour, une maman se déplaça spécialement pour me remercier. Depuis que son fils adolescent avait pu échanger avec moi – (si peu) – il avait trouvé un solide engouement pour son avenir  professionnelle. Pour moi, cette mère et son fils restent des inconnus. Après réflexion, je compris que « peu« , peut faire « beaucoup« . Sans volonté de…

Plus récemment, à l’entrée d’un parking de Fort-de-France, un homme tendait la main. Je lui donnais une pièce de deux euros. En retour, je recevais une bordée pleine de colère. Quelqu’un qui m’accompagnait, m’expliqua que la raison de cet emportement était la conséquence de ma désinvolture: je n’avais pas regardé « dans les yeux » l’homme à qui j’avais fait l’aumône. Manque de respect à la personne humaine. Ce mendiant, en une minute, me rendait la monnaie de ma pièce, m’enrichissait plus que maints discours sages et savants.

Nous sommes, sans même le savoir, des » révolutionnaires » en puissance. Des sages aussi. Ce n’est pas nous qui décidons. Notre entourage d’une vie ou de quelques instants aura son existence « déviée » par une parole, une lecture, une action de notre part. Sommes nous suffisamment conscient de ces « instants de grâce » qui, un jour, ont été peu ou prou, des infléchissements, voire des révolutions, dans l’histoire de nos contemporains du plus humble au plus pérorant ? Prenons conscience de nos capacités. Soyons conscients de notre influence. N’en faisons pas une gloire. Je donne. Je reçois. Soyons rassurés ! Chacun d’entre nous a réalisé des choses extraordinaires. A notre insu le plus souvent, elles ont fait et feront bouger l’humanité. Elles feront bouger le Monde.

Alors 2021 et plus…

Nous nous devons réinventer à chaque instant, un art de vivre ensemble.

Peur de la nouveauté?

Osons quitter un ancien monde qui ne nous rassure plus : désormais, un tien vaut moins que mieux tu auras.

Le monde évolue plus vite que les idées. Les idées naissent de la vie, naissent de la conséquence de nos actes.. Empirisme

« Doxa » n’est pas vérité, mais photographie instantanée d’un moment étayé de paille.

La philosophie devrai être l’enseignement majeur de toute éducation. La philosophie devrait suppléer les religions qui sont, dans leurs formes actuelles, moribondes. C’est-à-dire toutes. De par sa vocation l’Humanité s’en sortira. Il lui faudra inventer ou trouver l’Être qui pense. Le véritable Être en elle. Un Être Universelle qui ne sera plus « une-bête-à-fabriquer-et-consommer« .

Un « Surêtre« .

Celui-ci ne sera pas achevé par notre génération, ni celle de nos enfants…L’entéléchie n’est pas pour demain. Mais nous pouvons tirer une grande part de notre bonheur d’être les transmetteurs des fruits de nos expériences. Le progrès est un courant alternatif ascendant. Ce que nous jugeons nos pires moment sont néanmoins des instants de progrès.

Notre impatience, notre égoïsme ….

Les fruits de nos connaissances et de nos savoirs serviront à parachever le Bonheur de l’Humanité tout entière. A (très) long terme… Mais nous sommes les acteurs de cette belle aventure. L’aventure de la Vie.

Nous pensant « minable » face à la vie, nous dépensons trop de temps à la chasse aux sorcières, sorcières qui seront chargées de nos propres incompétences, alors que nous sommes tous des êtres  de combats et de réalisations.

Sachons pour l’an nouveau dire « JE VEUX ». Sachons pour l’an nouveau et les suivants dire  « JE FAIS ».

Je FAIS dans le respect de tous.

2021 est pour demain. Nous ne pouvons pas reculer.

Aléa jacta est.

Béa et Etienne ne vous souhaitent que du bonheur, la réalisation de vos « JE VEUX! », l’aboutissement de vos « JE FAIS »!

Etienne Lallement – le 10 décembre 2020 – Saint Joseph – La Martinique