D’Ormesson, Hallyday….

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Angoisse et goutte d’huile !

Que de bruit. La mort fait du bruit ou plutôt le cause.
Dans l’espace de vingt-quatre heures deux hommes cessent de vivre et la vie de beaucoup est bouleversée. Chacun s’exprime, en folliculaire se transforme, pour parler d’êtres qu’il n’a pas connus. En effet, il n’en connait que des images fabriquées dans les chaudrons bouillonnants des médias et jamais tamisées, à quelque niveau que ce soit, d’un quelconque esprit critique. De quelconques propositions divergentes pour ajuster son jugement.

Et même : dans les gardes rapprochées, ami ou ennemi peuvent-il, déjà, être objectifs ?

Mais en fait, le fidèle-adorateur ou l’iconoclaste ne recherche pas la pluralité des opinions. Il lui est servi le film de son rêve, le voile de ses illusions, et il refuse toute atteinte au scénario.

En fait, l’humain fabrique ce qu’il veut croire et s’y accroche comme un naufragé au radeau de la Méduse. Là est le frêle esquif de sa survie, de son espoir. L’être a besoin de certitudes comme autant d’étais à la charpente de ses fragiles convictions. Et gare à celui qui sèmera le doute et l’angoisse.

Il dresse, pour ses besoins, sa vie durant, des autels à des idoles qu’il a lui-même engendrées. Combien de croyants religieux de tout courant, d’incrédules, combien d’anticléricaux, combien d’athées sincères sont devenus « idolâtres » en contradiction de leurs propres affirmations ou négations.

A ces idoles, l’humain transfère son ego. Il vit par procuration. Il cultive son opium. Il rêve sa vie. La vie dont il ne sait pas tirer la quintessence. Personne ne lui a jamais appris, car il fallait faire bien d’autres choses de sa vie.

« Jean d’Ormesson possédait le talent et l’esprit qui me faisait défaut. » n’avoue pas l’un.

« Johnny Hallyday menait la vie de paillettes dont je rêvais et rêve encore. » avoue l’autre des étoiles plein les yeux.

Chacun est dans l’erreur, dans l’erreur commune, de croire que « certains » sont plus indispensables que d’autres.

Le plus humble d’entre nous a une responsabilité majeure dans l’existence, un rôle à « accomplir », une mission à « jouer » tout aussi importante que ceux qui crèvent l’écran. Personne ne nous en persuade. Tous sont dans le doute et la culpabilité refoulée. Convaincre serait humilier.

De temps en temps, une serrure a besoin pour bien fonctionner d’une simple et minuscule goutte d’huile. Sans huile, l’oxydation s’installe et bientôt l’huis le plus lourd est condamné. Qui se soucis de l’huile en regardant la porte s’ouvrir et se fermer.

Sachons, humblement mais fièrement, être des gouttes d’huiles pour permettre l’ouverture en grand et sans grincement des portes dans la vie. Invisibles mais indispensables. Sachons être mille choses encore…

Mais sachons « ETRE ».

Et comme disait Monsieur de La Fontaine trop vite écarté de notre éducation :

« Il faut, autant qu’on peut, obliger tout le monde : 
On a souvent besoin d’un plus petit que soi.
 »

 

…et s’il me faut être goutte d’huile, que je sois efficace dans ma mission : une huile essentielle.

Et que, grâce à nous, s’ouvrent les portes !

Etienne Lallement

8 décembre 2017

 

 

 

Pique-bœuf sur vache grasse

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Je ne lis plus pour m’instruire, mais pour m’imprégner. L’instruction, le savoir, la connaissance, à partir d’un certain point, ne servent qu’à magnifier mon « Ego ». En savoir plus que l’autre et le lui faire savoir. Mon instinct de domination, l’angoisse de mon infériorité, me transforme en animal savant. Débiter plutôt que sublimer. Vomir plutôt que digérer. Plus savant que…Je domine ou j’envie.

Je suis aux dernières pages de « Le moral du termite » d’Alain Subrebost. Je ne vous en dirai rien. J’infuse comme j’ai appris à le faire à chacune de mes lectures.

J’ai envie depuis quelques pages de trahir Jean-de-la-Fontaine qui a, pourtant, moralisé ma jeunesse « primaire ».

Arrêtez ! Prenez donc la peine 

De laisser du tréfonds remonter vos « vrais » besoins.

Un riche laboureur sentant sa mort prochaine,

Fit venir ses enfants, leur parla « devant » témoins. 

« Gardez-vous, leur dit-il, de « garder » l’héritage

Que nous ont laissé nos parents.

Nul trésor n’est caché dedans.

Je connais un endroit où sommeille le Sage

Que vous devrez trouver par votre ouvrage.

Remuez votre cœur, votre âme et votre esprit,

Creusez, fouillez, méditez, ne laissez nulle place

Où l’esprit ne passe et repasse.

Mais, sachez « vous arrêter », vous laissez envahir

Car la Vérité pourra, en fin, venir

Plus à celui qui écoute tous sens écarquillés,

Qu’à celui qui combat, toutes forces éparpillées.

D’argent, point de caché, mais le père fût sage

De leur montrer, avant sa mort

Qu’il faut « oser » à raison ou à tord

Oser quitter l’« acquis » pour d’autres trésors.

Un seul avis :

Osez donc la lecture de « La morale du termite ». Votre moral en sera secoué. C’est un risque qu’il faut oser prendre.

L’avenir de l’Humanité dépend de ce qui osent et oseront.

« Allez mon petit, y’a du boulot, en route vers de nouvelles aventures ! » -La morale du termite- page 124

« La morale du termite »

Alain Subrebost – éditions DETRAD aVs – 47 rue de La Condamine – 75017 PARIS

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