Vers l’Inde à petits bonds (1)

Si les péripéties que nous allons vivre, ne sont pas celles d’un Marco-Polo, notre trajet n’a pas manqué d’imprévus et nous a permis de cultiver deux qualités indispensables pour qui veut aborder ce continent: la patience et l’humour. Les prémices et le voyage doivent s’accepter et se vivre comme une gestation pour une nouvelle vie, un temps d’incubation introspective.

Je renonce à la dissertation: je ferai court.

Depuis le jour de l’an, nous résidions à l’hôtel « Le Vent d’Ouest » au Havre dans l’attente des visas qui devaient arriver avant le 11 janvier. Le cinq, nous faisons un aller-retour pour partager un très amical repas avec de sympathiques têtes de noeuds  Noeux et d’ailleurs, d’ailleurs. Les visas ne seront apportés que le jeudi 17. Pour ma part, j’avais épuisé la carte du restaurant de l’hôtel.

Donc, jeudi 17 à 11h20, on annonce à Béatrice la délivrance de nos documents par l’ambassade de l’Inde. A 14h00 nos passeports et visas nous arrive de Paris. A 14h15, la navette vient nous cueillir à l’hôtel. Youssef, notre beau-fils ou presque, récupère la voiture et les dernières choses que nous ne pourrons pas emmener avec nous. Nos valises atteignent le poids maximum autorisé et nos bagages à mains pèseront lourdement durant le voyage.

La navette démarre enfin. Mais… Nous devons prendre une passagère à Saint-Romain. Bouchons pour sortir du Havre. L’adresse est imprécise. Le conducteur n’a pas le numéro téléphonique de la cliente qui heureusement est connue dans le village. Elle apprend à notre chauffeur qu’il faut aussi prendre à bord une amie à elle. Cette dernière habite dans un hameau au bout d’un chemin de terre. Elles doivent arriver pour leurs procédures d’embarquement à 18h30. La radio annonce de nombreux bouchons sur Paris. Notre conducteur renonce au périphérique et traverse la Capitale en prenant quelques risques et quelques libertés avec le code de la route. Il est sans doute un ancien chauffeur de taxi parisien. Il nous dépose, à 18h20, à la porte de l’Ibis-Roissy et repart aussitôt avec les deux co-voiturées qui espèrent ne pas rater leur vol vers la Tunisie.

A 19h30, André, le frère de Béatrice, nous cueille et nous emmène chez lui à Liverdy-en-Brie pour un repas en famille et nous ramène au milieu de la nuit. Il aura fait deux cents kilomètres pour nous avoir à sa table et nous faire partager une petite touche de bonheur familial.

Fin de la première journée de la transhumance.

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