
D’emblé, il site ses références anarcho-chansonnières. Parfois, quelques mesures introductives nous rappellent l’un – ou l’une – ou l’autre…
Rapidement nous n’écoutons plus qu’Eric Frasiak!
Un trouvère poing levé, le coeur en bandoulière. Ses chansons sont autant d’épines sur la tige d’une rose qu’il étreint à main fermée. Il soupire, il égratigne plus qu’il ne blesse, à part, peut-être, « Un Gros Con » pour qui le temps n’a rien fait à l’affaire…
Quels bonheurs d’écouter des textes porteurs de messages, gonflés de poésie. Qu’importe si, parfois, la rime n’est pas riche quand le cri jaillit, éclabousse le badaud et lui tord l’oreille. « Politique! » diront certains? Certes, mais la politique n’est-elle pas l’affaire de tous?
Mais pourquoi donc l’invective nous dérange tant? Sans doute parce que « l’épine » est planté où « le furoncle » se refoule.
Deux cents oreilles se sont laissées imprégner, déranger à Bruay-La-Buissière, de ses textes et mélodies.
A n’en pas douter, il réveille « l’anar » qui se planque en chacun de nous et botte le cul des autruches ensablées.
Mais lui reste un tendre. Anarchiste, mais tendre!
A écouter plus qu’à entendre.
Etienne Lallement – 18 octobre 2025 – garantie sans IA
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Et s’il ne fallait qu’une chanson pour tenter, maladroitement, de résumer l’artiste.