Birmanie : la détresse des Rohingyas

Birmanie : la détresse des Rohingyas.

Les medias nous bombardent, plus ou moins innocemment, d’informations sur les misères du Monde. Ils font des choix des misères publiées en fonction de critères souvent (?) économiques : il faut plaire au lectorat, il faut faire de l’audience! La misère est un produit de consommation à manipuler avec beaucoup de prudence face à un public aux « appétits » versatiles. Nous sommes face à cette « abomination » de notre civilisation (!) qui a su transformer la misère en source de profits!

Etienne Lallement

 

Religions…

Les admirateurs de Gandhi se font photographier près de son buste dans l'entrée de la maison.

Les admirateurs de Gandhi se font photographier près de son buste dans l’entrée de la maison.

Je citais dans un article précédent les paroles de Vivekananda sur l’acceptation de toutes les religions. Le Mahatma Gandhi va lui même encore plus loin dans ses propos tenus face à ses confrères des « International Fellowships of Reconciliation » en 1928.

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« Après une longue étude et une longue expérience, je suis venu à la conclusion qu 

1°) toutes les religions sont vraies

2°) toutes les religions ont en elles quelque erreur

3°) […] Ma vénération pour d’autres fois est la même que pour ma propre foi. […] L’objet des Fellowships doit être d’aider un Hindou à devenir un meilleur Hindou, un Musulman de devenir un meilleur Musulman, un Chrétien de devenir un meilleur Chrétien. ».

Non seulement, les « grandes » religions. Interrogé sur l’animisme, il répondit:« […] je ne puis sentir qu’il me soit inférieur ». […]Une fourmi peut-elle désirer que sa propre connaissance et expérience soient accordées à l’éléphant? et vice et versa?… Priez plutôt que Dieu donne à votre ami la plus pleine lumière et connaissance, non pas nécessairement celles qu’Il vous a données.

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Propos rapportés par Romain Rolland dans : « La vie de Vivekananda et l’évangile universel » – Stock –

Ci dessous : Maison où résida le Mahatma Gandhi de 1917 à 1934 à Bombay (actuelle Mumbai)

Je garderai mon coeur ouvert…

Vivekananda - 1863-1902

Vivekananda – 1863-1902

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je n’aime pas abuser des citations qui toujours sorties de leurs contextes, ne veulent plus dire grand chose sinon pour le « voleur de mots » dans le contexte de sa propre existence.

Mais « l’exception à la règle » me permet de retenir ce passage du Jnana-yoga » de Vivekananda (1863-1902).

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« Notre mot d’ordre sera donc d’admettre et non pas d’exclure. Non pas seulement tolérer, car la soi-disant tolérance est souvent un blasphème et je n’y crois pas. Je crois qu’il faut admettre le point de vue des autres. Pourquoi serais-je tolérant? Tolérer signifierait que je crois que vous êtes dans l’erreur et que je veux bien vous laisser vivre. N’est-ce pas blasphémer que de penser que vous et moi conférons à notre prochain le droit de vivre? J’accepte toutes les religions qui qui ont existé dans le passé et j’adore Dieu avec chacune d’elles, quelle que soit la forme sous laquelle elles L’adorent. 

J’irai à la mosquée du musulman; j’entrerai dans l’église du chrétien et je m’agenouillerai devant le crucifix; j’entrerai dans le temple bouddhique et j’y prendrai refuge dans Bouddha et dans sa loi. J’irai dans la forêt et m’assiérai pour méditer aux côtés de l’hindou, quand il cherche à voir la Lumière qui illumine tous les cœurs.

Non seulement, je ferai tout cela, mais encore je garderai mon coeur ouvert à toutes les religions qui pourront venir plus tard. ».

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 Je ne connais pas de mot qui caractérise cette vision de la vie, ou peut-être ne serait-elle pas la définition ultime du mot « Laïcité« ?

 

les 3 éléphants : Renoncer, recommencer… gagner la paix

Havre de paix loin de tous les tumultes

Havre de paix loin de tous les tumultes

En septembre 2006, un jeune couple de parisien décide de tourner une page de leur existence, ou plutôt d’écrire un nouveau tome à leurs mémoires de leur futur. Ils quittent Paris, parents, amis et plongent avec deux valises dans un insondable projet avec pour ambition de donner corps à un rêve fou comme le sont tous les rêves qui s’éteignent avec le crépuscule. Mais celui-là s’est incarné à la lumière du jour.

Échapper à la folie, trouver la paix.

Ils ont donc créé de toutes pièces, avec peu de moyens, un complexe écologique à 8 000 km de leurs racines, à Cherai-Beach, endroit sauvage près de Kochi dans le Kerala.

Lui se définit « artiste et philosophe »; elle est « anthropologue spécialisée dans les études de l’art de la performance »(?).

Le premier chapitre du tome II de leur existence à pris corps sous la forme d’un lieu où le temps, s’il ne s’arrête pas, ralentit à l’extrême et invite au repos et à la méditation. Nul ne passe ici par hasard. Ici nous sommes hors du temps.

A l’orée du Kerala, c’est un ponton dressé pour la découverte d’un pays de l’Inde qui a échappé à l’invasion bétonnière.

Ancré sur une langue de terre, adossé à la mer et regardant les backwaters, ce lieu de paix sauvage et l’accueil de ces fous heureux, bâtisseurs et chaleureux, « les 3 éléphants » est sans doute un avant goût du Paradis, si celui-ci existe.

S’il n’existe pas, il nous reste à le chercher, à le bâtir.

Crépuscule

le soleil se couche à l'Ouest

le soleil se couche à l’Ouest

« Quelle est la première partie de la politique ? L’éducation. La seconde ? L’éducation. Et la troisième ? L’éducation. »
Le Peuple, Jules Michelet, éd. Paulin, 1846, chap. IX , « La politique identique à l’éducation », p. 310

Est-ce qu’un jour, nos « politiques » auront le courage de donner la priorité des priorités à « l’éducation ». Mais le malheur veut que chacun d’entre-nous donne au mot « éducation » sa propre signification et veut la transformer en assise de son pouvoir et de sa raison. Elle devient donc une atteinte à la liberté et, en même temps, le parent pauvre de la République. Les débordements actuels en tout genre, sont les fruits d’une éducation galvaudée prisonnière d’intérêts partisans. Nous paierons, et nos enfants encore plus, les dividendes de la politique de la terre brûlée. La politique du court terme. La politique du « après moi le déluge ».
Et pendant ce temps, le Monde avance sans nous. Quand la presse indienne parle de la France, c’est pour parler d’un pays en guerre en Afrique ou des aventures sentimentales du président de la République. Ne serions-nous que cela aux yeux du Monde?
Les civilisations s’écroulent… l’Occident sera-t-il capable de résister à la fatalité? Sommes nous au crépuscule d’hommes ayant perdu la raison et s’accrochant obstinément aux oripeaux d’une gloire dépassée?
Le soleil se couche à l’Ouest.
Etienne Lallement

à Chennai – Inde

Éthiques et toc!

Kanchipuram - Ekambareshvara Temple

Kanchipuram – Ekambareshvara Temple 

Ethique.

Intervenant devant des étudiants, la question a été posée par l’un d’entre-eux: « Qu’est-ce qui vous a frappé le plus depuis votre arrivée en Inde? ». Ce à quoi, j’ai répondu qu’ayant lu les enseignements de Ramakrishna, Vivekananda, Ramana Maharshi et d’autres, je m’étonnais que les Hindous ne tiraient pas une éthique, un art de vivre, une science du bonheur des paroles et des exemples de vie de leurs maîtres à penser. Depuis mon arrivée, force m’était de constater que nous étions à cent lieux de ces beaux principes, ne serait-ce qu’aux chapitres de l’égalité de hommes, de l’égalité des hommes et des femmes, des rapports de l’homme, avec la nature… Par ailleurs, contredisant la voie du renoncement, le consumérisme semble devenir la nouvelle religion de l’Inde.

Un seul m’a répondu : « Pourquoi l’Occident ne suit-il pas les enseignements de Jésus? »

et toc!

Chennai - église Saint Andrew

Chennai – église Saint Andrew