Eric Frasiak! Tendre Anar!

D’emblé, il site ses références anarcho-chansonnières. Parfois, quelques mesures introductives nous rappellent l’un – ou l’une – ou l’autre…

Rapidement nous n’écoutons plus qu’Eric Frasiak!

Un trouvère poing levé, le coeur en bandoulière. Ses chansons sont autant d’épines sur la tige d’une rose qu’il étreint à main fermée. Il soupire, il égratigne plus qu’il ne blesse, à part, peut-être, « Un Gros Con » pour qui le temps n’a rien fait à l’affaire…

Quels bonheurs d’écouter des textes porteurs de messages, gonflés de poésie. Qu’importe si, parfois, la rime n’est pas riche quand le cri jaillit, éclabousse le badaud et lui tord l’oreille. « Politique! » diront certains? Certes, mais la politique n’est-elle pas l’affaire de tous?

Mais pourquoi donc l’invective nous dérange tant? Sans doute parce que « l’épine » est planté où « le furoncle » se refoule.

Deux cents oreilles se sont laissées imprégner, déranger à Bruay-La-Buissière, de ses textes et mélodies.

A n’en pas douter, il réveille « l’anar » qui se planque en chacun de nous et botte le cul des autruches ensablées.

Mais lui reste un tendre. Anarchiste, mais tendre!

A écouter plus qu’à entendre.

Etienne Lallement – 18 octobre 2025 – garantie sans IA

  • Découvrez par vous-mêmes:

Et s’il ne fallait qu’une chanson pour tenter, maladroitement, de résumer l’artiste.

Folie virale…

Un ami vient de perdre une nièce.

Mourir de maladie, d’un virus. Soit!

Que la bêtise humaine s’en mêle révolte! Mais qui se révolte?

« Il n’est de pire aveugle que celui qui ne veut pas voir! »

Qui reconnaîtra son erreur parmi tant d’autres? Celui qui crie a souvent tord et les décibels lui servent d’arguments et rassurent les moutons dressés à l’obéissance aux aboiements des chiens. Tout autant coupable, celui qui se tait. Tout autant coupables ceux qui accordent leur haine à la haine des moutons aveuglés, des moutons apeurés broutant des herbes putrides des prés intoxiquant!

Par intérêts personnels, l’humain est prédateur. L’humain est pusillanime. L’humain reste indifférent.

L’intérêt collectif a-t-il encore un sens?

Etre « Humain » a-t-il encore un sens?

Etienne Lallement – 19 août 2021

La nouvelle du décès à peine parvenue, nous entendions et avons réécouté cette chanson de Jean Ferrat. Décidemment, le hasard n’existe pas. Titre de l’album: « Dans la jungle ou le zoo ».