Naguère et aujourd’hui…

74 000 Indiens ont été tués en France pendant la première guerre mondiale.
74 000 Indiens ont été tués en France pendant la première guerre mondiale.

Je suis né au « beau » milieu du XXème siècle. L’Europe sortait à peine d’un demi-siècle de deux guerres mondiales sur son sol. Les tonnerres des combats s’estompaient vers l’Est. Vers le Sud. Malgré cela les tombeaux français avalaient toujours et encore…

L’éducation – dite « nationale« , nous vouait au culte du « héros de 14-18« , du héros « de 39-45« .

Je vivais dans un pays de « héros« ! A leur exemple, je devais, s’il le fallait, « mourir pour la Patrie » comme le firent mes pères! Je m’époumonais en Novembre et Mai, un bouquet de fleurs à la main au pieds du monuments aux morts de ma commune suivant docilement et fièrement mon instituteur.:

"Nous entrerons dans la carrière,
 Quand nos aînés n'y seront plus ;
 Nous y trouverons leur poussière
 Et la trace de leurs vertus. (Bis)
 Bien moins jaloux de leur survivre
 Que de partager leur cercueil
 Nous aurons le sublime orgueil
 De les venger ou de les suivre."

De tout temps, les enfants entonnent des hymnes dont ils ne saisissent pas les significations profondes.

Cette image « héroïque » s’est bien écornée depuis. Pire! Pire encore!

Dans les deux guerres « intramuros« , « la fine fleur » de la jeunesse bien portante de notre pays est poussée au front portée par la drogue de discours anesthésiants. La conviction s’inocule. L’émotion porte à la violence.

"Entendez-vous dans les campagnes
 Mugir ces féroces soldats ?
 Ils viennent jusque dans vos bras
 Égorger vos fils, vos compagnes"

On s’en laisse conter! Et gare aux rebelles!

 » C’est nous qu’on ose méditer
 De rendre à l’antique esclavage ! »

Les généraux prouvaient leur utilité et leur talent de maîtres-boucher . Gagner quelques dix kilomètres dans la Somme valait bien 1,2 millions de morts, disparus ou blessés en 1916! Les dirigeants sauvaient leur Patrie. Sauvaient leur patrimoine. Les médailles fleurissaient les poitrines turgescentes.

Les familles pleuraient leurs héros. « Trop tôt disparus« .

Et la leçon? Quelle leçon?

« Ouvrez le ban! Sonnerie aux morts! » La jeunesse a le privilège de mourir à la guerre, de mourir pour des Idées. Les idées de qui? Pour les idées d’autres dont le seul fait d’armes est de financer les monuments aux morts, frapper des médailles, rassurer les veuves et les mères éplorées! Les champs d’horreurs se muent en champs d’honneur. « Des monuments à leur gloire éternelle » osèrent les chevilleurs de la jeunesse. L’Honneur est sauf! Fermez le ban!

La vie continue! Chacun retourne à sa besogne et ses soucis « personnels ». A ses « propres » préoccupations. Les noms s’estompent sur les monuments et les tombes, comme « Liberté, Egalité et Fraternité » s’effacent du fronton des écoles de la République, s’effacent des cœurs, s’effacent des âmes!

2020 : « Nous sommes en guerre! ».

Un virus nous déclare la guerre au nez et à la barbe des généraux devenus bien inutiles et trop occupés à une guerre sans Champs d’Honneur! Sans gloire pour eux! Les places étant vacantes, les étoiles de la médecine et de la pharmacie crèvent les écrans et s’engouffrent dans la brèche et rivalisent de stratégies improvisées, hétéroclites, contradictoire. Les industriels de la pharmacie produisent à la hâte des munitions antivirales. Les armées ont changé de professions. Les néo-généraux de cette guerre sont, ici aussi, planqués derrière les fantassins en blouses blanches. Les remparts innocents des émirs de la molécule seront couverts de gloire et de reconnaissance, voire de décorations pour bravoure au front.

Au front de cette guerre, chaque mort est une défaite! Les statistiques font des ravages dans les esprits! Les avalanches de discours nous font douter de notre intelligence, de notre capacité de discernement.

Les réactions de tout un chacun prouvent que le « patriotisme » est d’un autre âge. Désormais, l’idée même de la mort effraie nos dirigeants. La multiplicité des médias s’affronte et façonne. La démagogie règne en maître. La démagogie sème illusions et angoisses. Les totalitarismes fourbissent leurs armes de séduction, « blanchissent » leurs uniformes. « L’heure est venue!« . Le malheur de tous fait le bonheur de quelques uns. Quelque soit les candidats, quelque soit l’époque, toutes les guerres sont des affrontements d' »EGO- SUM« ! Moi, Je suis. J’existe, je m’impose et je dicte. Les uns cherchent la Gloire, les autres la fortune. Les partisans de la gloire s’illusionnent. Les adeptes de la fortune continuent de tisser leurs stratégies « inhumaines ».

Les marionnettes politiciennes s’illusionnent encore sur leurs pouvoirs. Sur leur liberté!

Les Hommes disparaissent, les mentalités demeurent.

L’EGO-SUM a ruiné l’Egypte. L’EGO-SUM a réduit à néant l’Empire Romain. L’EGO-SUM a détruit l’Empire Chinois et de petits royaumes. L’EGO-SUM de quelques-uns étouffe notre civilisation. « Mais après tout, après nous le déluge! » diront-ils. L’important c’est d’être et d’exister pour les autres à son propre bénéfice. Pour Soi. L’EGO-SUM n’est pas l’exclusivité d’une strate de population, nous sommes tous concernés.

Notre époque voit de nouveaux « communautarismes » fleurir et se renforcer dans de nouvelles formes de patriotismes « sectaires« . Les agrégats humains se diversifient dans des attractivités aux émergences « sauvages« . La désagrégation des grands courants religieux et politiques, une perte générale de confiance génèrent et amplifient les « angoisses« .

L’instinct de survie crée une « féodalité » du XXIème siècle. Contre ses peurs, l’humain bâtit des murailles et s’y enferme avec ceux qui « attisent » sa sympathie. Contre l’angoisse, pour se libérer, il choisit la plus inexpugnable des forteresses et s’y incarcère.

Pourtant, « l’œil » est au coeur des remparts et poursuivra le bâtisseur jusqu’au seuil de la tombe qu’il atteindra cahin-caha.

Etienne Lallement – le 28 mars – 2021

Les photos de cet article ont été prises au mémorial militaire indien de Neuve-Chapelle dans le Pas-de-Calais par Jean-Guy Degroote.

pour voir plus d’illustrations sur le mémorial indien: https://flic.kr/s/aHsk4FWBTE

pour en connaître plus sur l’engagement des troupes militaires indiennes pendant le première guerre mondiale:

https://www.centenaire.org/fr/espace-scientifique/pays-belligerants/lengagement-militaire-indien-pendant-la-grande-guerre

pour mémoire : https://sydrach357.com/2013/08/12/france-inde-naguere/

Ne laissons pas la forêt nous cacher l’Arbre!

Via Francigena – GR 145 – Chemin du Viel-Fort – Artois

En réponse à Marco, Corinne et quelques autres…

L’Homme a ses raisons que la Raison ne connaît pas. L’Homme a créé la Raison, sa Raison, mais l’adapte à ses besoins du moment… et il a toutes les bonnes raisons de le faire. Selon lui.

Actuellement nous sommes submergés d’informations sur un seul et même sujet : le coronavirus.

L’arbre qui cache la forêt direz-vous ? Pas sûr. La forêt s’agite et nous masque l’arbre. L’Arbre.

« J’accuse » est le refrain à la mode. J’accuse les uns de faire, les autres de faire trop peu ou de ne rien faire. Chacun, bardé de son incompétence, juge chaque autre. Les exécutions se succèdent au peloton des langues et des plumes acérées au fiel de la vindicte. Personne n’aime l’impuissance face à l’inconnu, face à la méconnaissance, face au non-savoir. Alors il faut dire, il faut crier, il faut hurler…Il faut cracher des décibels verbeux en guise de seuls arguments pour dominer l’autre. Rapidement des vomissements de verbigérations pour dominer ses propres angoisses. Tenter de…

Celui qui subit ne sait où donner de la tête. Alors, celui qui subit, dans un sursaut d’ultime respiration condamne à son tour et fusille à tout-va. Nous nous tournons de préférence vers des propos qui caressent notre intellect dans le sens du poil. Ce n’est généralement pas le meilleur des discours. Y-a-t-il seulement des discours meilleurs que les autres ? Ou pires?  Tous « prétendent » pour nous rassurer, pour se rassurer. Et pourtant, pourrait-on, doit-on annoncer à la face de tous : « Je ne sais pas ». Mais voilà bien la phrase que personne ne veut entendre. Le mensonge ou le charabia est un pis-aller qui ne fait que reculer l’affrontement avec la réalité. Plus dure sera la chute !

Un jour, j’ai eu à échanger avec le professeur Pierre Joliot qui venait juste de quitter la présidence du comité d’éthique du CNRS. Je lui demandai de me définir le mot « éthique ». Il écarta mon micro et me dit simplement : « Ne me posez pas la question. Je ne sais pas. » Belle leçon d’un petit-fils de Marie et Pierre Curie, fils du couple Joliot-Curie, tous les quatre Prix Nobel. Néanmoins, en sept minutes, nous avions brossé une définition bancale du mot. Une définition qui me parait toujours bancale. Comme la Raison, l’Ethique se définit à l’aune de chacun. A chaque Ego, son dictionnaire.

Le bouc émissaire est par excellence « le politique » de tous niveaux. Quoiqu’en jugent certains, ils n’ont pas choisi les « meilleures places ». Ceux qui arrivent au pouvoir, aux pouvoirs, quels qu’ils soient, sont des « amateurs ». Des rêveurs sans doutes. Alors, ils s’entourent de « conseillers » bardés de leurs savoirs et gonflés de leur « Ego ». Le pouvoir crée l’angoisse et le vertige. Le détenteur du pouvoir devient boulimique pour calmer ses peurs et sublimer ses vertiges. Ainsi naissent les tyrans. Ainsi s’en suivent les révolutions. Ainsi s’imposent les dictatures. Puis revient le temps des tyrans. Et ainsi de suite…

Le chaos engendre le chaos. L’ordre n’est qu’une utopie qui ne satisferait personne. L’Homme a besoin du chaos pour exister.

Nous devons faire « avec ». Ou changer le monde. Mais la volonté de changement est-elle réelle ?

Il suffit de lire les « réseaux-sociaux », la solution est là. Chacun y va de sa solution miracle tellement évidente que « ceux qui sont aux pouvoirs sont vraiment des imbéciles de ne pas y avoir pensé « avant » ! Ceux qui sont aux commandes sont des voleurs, des criminels, des assassins. Moi si j’étais au pouvoir… »

Justement, pourquoi ne sont-ils pas au pouvoir, les donneurs de leçons, les possesseurs de la vérité, les inventeurs de solutions miracles ? Nous nous comportons comme des supporters de matchs de foot. Depuis les tribunes nous invectivons ces bons-à-rien qui ont perdu la partie, cet avant-centre qui a raté ce but inratable. Quand ils gagnent, c’est « nous » qui gagnons, mais « malheur aux vaincus ». Pour l’arène, nous payons chers les gladiateurs, mais notre pouce glissera rapidement du zénith au nadir pour l’immolation du vaincu, celui par qui est venue la déception. La roche Tarpéienne est toujours aussi proche du Capitole. Malheurs aux vaincus !  Si l’occasion nous était donnée, nous bâtirions des holocaustes pour ceux qui ont pris « nos » responsabilités », mais échoué dans leur mission: notre satisfaction « dans les plus brefs délais ». Le fil d’une épée nous sépare du temps des assassins. Ah! Si les choses étaient aussi simples que sur « Instagram » ou « Facebook », ces vomitoires de l’impuissance. « Vae victis ! » « Vae victis ! » « Vae victis ! »

Alors que faire ?

« VIVRE !!! » faisons de l’épreuve, une force de vivre !

Notre « Être » est un roman porté à l’écran.

Nous nous « régalons » des romans que nous lisons, des films que nous voyons. Sont-ils des histoires sans histoires, des histoires insipides aux béatitudes éternelles ? Que non ! Nous nous régalons des malheurs et des violences. Les fictions battent en brèche la censure de notre intellect et de notre esprit. Rapidement les « fins heureuses » nous déculpabilisent d’avoir joui de ce que notre morale et notre éducation réprouvent. Nous transférons sur les « héros » nos passions inassouvies, nos rêves inaccessibles, nos haines, nos amours… nos refoulements.

Pourquoi ne pas vivre au-dessus de nos rêves…un peu…beaucoup…passionnément !  

Nous n’avons, certes pas tous, les capacités de supers héros, mais avons la capacité de nous dépasser nous-même, de nous extraire de notre canapé et décider « aujourd’hui, j’y vais ! ».  

Aller où ? Où nous voulons ! Où nous déciderons d’aller! Mais allons-y en toute conscience ! Et advienne que pourra !

Soyons l’Arbre capable de se distinguer de la forêt.

Même si nous rêvons de changer le monde, allons-y même si notre influence ne doit être qu’ultrasensible.

Les Grecs avaient écrit « Connais-toi, toi-même… » sur le fronton du Temple de Delphes. Nous avons à apprendre qu’elle est notre place dans la société et d’y remplir la mission qui nous est dévolue en fonction de notre « Être ». La nature nous conduira à la bonne place, au bon moment. Laissons « les-autoproclamés-super-héros » faire « des exploits » tout en sachant que tout « super » soient-ils, ils ont toujours besoins de « plus-petits-que-soi ». La vie sociale se doit d’être « une et indivisible » emprunte de respect individuel.

Alors, le « coronavirus » dans tout cela ? Si certain paieront de leurs vies cette épreuve, il faudra que l’Humanité tout entière tire de cet aléa, des leçons pour réorienté son cheminement. Le XXème siècle nous a laissé une leçon magistrale : « les Humains » ne savent pas tirer de « l’Histoire » les remèdes à ses divagations.

Un virus pourra-t-il convaincre après avoir contraint!

Etienne Lallement – Le 26 mars 2020

Lettre à Anélia

En réponse à ton message du 27 décembre 2018 suite à mes vœux 2019:

« Tout est simple et limpide« .

Cela nous semble évident. A certains? A tous? Mais qu’en est-il du sens commun? Le sens commun n’existe pas…pas plus que « La Raison ». La raison est affaire d’individu. L’Histoire de l’Humanité n’est qu’affrontement de « raisons ». L’Ego se duplique dans la « raison ». Beaucoup, sinon tous – nous mêmes! – veulent imposer leurs principes de raison: l’ego devient tyran. Tyran pour l’autre. Tyran pour soi. Les tyrans sont de bonne foi.

« Pour tout faire bouger« .

Rien n’est immobile. Nous ne maîtrisons pas les flux. Tels des apprentis-sorciers, nous ne soupçonnons pas les effets de nos actes. Réaction, contre-réaction. Nous voulons inspirer, diriger dans le sens de « notre raison »? Nous ne maîtrisons pas l’attelage: il se cabre sous nos sollicitations. Convaincus. Quels sont nos arguments pour convaincre? Mais de quel droit? Nos concitoyens s’engluent dans la nostalgie et espérant des futurs immédiats qui chantent. Devons-nous les en dissuader?

Oublier le présent où ils oublient de jouir de ce qui « Est » – Être-étant -. Ils se font jouir d’artifices créés spécialement pour eux et par eux, pour occulter l’angoisse. « Je consomme donc je suis. Je ne pense pas, donc je suis.« . Les aspirations ne sont que combler un déficit, un vide de divertissements.

Notre humanité occidentale s’ennuie. Nos concitoyens se masturbent aux lumières artificielles. Ils préfèrent les lueurs des leds à porté de mains, à la lumière du soleil. Les faire bouger est une affaire de siècles. Iront-ils dans notre direction? Et pourquoi notre direction, même si nous sommes persuadés de son caractère aléatoire? Le chaos retournera-il au chaos. L’a-il seulement quitté? N’est-il pas de la nature du monde de n’être que chaos?

« Amour, compassion, humilité« 

Amour? Qu’est-ce que l’amour? Nous nous perdons en définitions aussi embrouillées que désespérées. Souvent ce que nous appelons « amour » est « ego-centré ». Il n’a pas beaucoup à envier aux artifices consolateurs et rassurants. L’amour sert, trop souvent, à rassurer l’aveuglant et l’aveuglé. La cécité est le confort de l’amour. Notre vie est illusion. La réalité se déguise. Il suffirait d’en déchirer le voile. Il suffirait d’en avoir le courage, l’envie, la volonté…et surtout de ne pas imaginer et échafauder ce que l’on cherche et créer un autre voile encore plus opaque. Plus résistant! Partager la souffrance…d’abord, ne pas faire souffrir soi-même. Mais la souffrance vient souvent du non-accomplissement d’un désir, d’un rêve…alors, doit-on aider à accomplir? La compassion doit-elle aider à renoncer? La souffrance physique serait-elle l’unique objet de la compassion? L’humilité est souvent le masque de celui qui ne veut entreprendre. « …sentiment qui pousse une personne à s’abaisser volontairement…« (Petit Robert) L’humilité est donc un voile qui cache la réalité de l’être. Soyons ce que nous sommes et ne masquons pas notre réalité dans nos actes du quotidien. Ne gaspillons pas notre énergie à composer « une image » de ce que nous ne sommes pas. Ton humilité rassure le dés-œuvré volontaire. Il ne faut pas que l’humilité soit un rempart face au regard réprobateur de l’autre en peine d’efforts.

« Aligner les cerveaux« 

N’oublions pas que l’humain reste, en ses racines, un animal. Il a gardé l’instinct qui le pousse à la reproduction et à la survie. Les cerveaux restent en concurrence et, selon le besoin, l’un ou l’autre prend le dessus. L’atavisme « sécuritaire » des lois des hordes primitives reste le fondement du comportement des civilisations. La guerre en est l’exemple le plus douloureux. Comme l’animal, l’homme protège sa famille, son territoire est ses biens en général jusqu’à la mort. Jusqu’à tuer son alter-ego. L’homo se protège avant de protéger autrui. Il s’aime (?) au travers autrui. Amour est ego-isme. Amour est de formulation humaine et ne peut se concevoir sans le « Grand Tout ». Donc inconnu. Il ne ne appartient plus, à ce niveau, de concevoir, mais de nous laisser « imprégner » en nous abandonnant en état de réceptivité spirituel sans conceptualisation de….?

« Colibri et grands penseurs« 

Chaque matin, une famille de colibris vient égayer notre petit-déjeuner. J’ouvre un livre comme je regarde des colibris. Chaque livre est une rencontre et un plaisir. Il fût un temps ou j’essayais de « retenir », sans doute pour essayer de « briller » en société. Désormais, je ne réponds plus quand quelqu’un m’interroge sur mes lectures. La réceptivité intellectuelle précède et procède la réceptivité spirituelle. La première alimente la seconde…à condition de ne pas vouloir se forger des vérités à partir d’œuvres humaines. Laissons distiller, instiller, imprégner…Tout aliment sera rejeté dans sa quasi totalité par mon organisme, celui-ci ne conservant que l’essentiel. A mon insu. Il en est de même pour tout contact intellectuel ou spirituel.

« La cohérence et la beauté du Tout – Religion« 

Comment parler d’un concept humain qui parle de ce que l’humain ne re-connaît pas? Ici commence, peut-être, une travail collectif (religion?), mais bien plus surement un travail immersif personnel. Le danger de la religion est qu’elle nous gorge de concepts, de dogmes. La religion devrait nous libérer: elle asservit qui veut de la sécurité et de l’espoir. La vie est une prise de risque de chaque instant . Risque de se tromper.

Respect Universel

Voilà, à mon avis, ce qui manque le plus à l’Humanité. Respect des êtres, respect de la création tout entière quelque soit sa forme. C’est pour moi le Grand Défi de l’Humanité. Le pont vers une Humanité « Autre ». Quant à savoir si cette « Autre » sera un progrès???
N’est-il pas de la nature du monde de n’être que chaos?

Au risque de déplaire,

Etienne Lallement – le 4 janvier 2019