Kerala 03 : Manifestation mixte!

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Nous ne connaîtrons pas les revendications portées par ces manifestants porteurs de drapeaux aux couleurs révolutionnaires. Cette manifestation est mixte. Les femmes sont regroupées en fin de cortège avec un encadrement policier.

Et pourtant!

L’égalité des femmes et des hommes est reconnue par les textes législatifs indiens depuis 1950. Elle a permis aux femmes d’accéder à tous les postes politiques, jusqu’au sommet de l’Etat. Mais dans la rue, au quotidien, la coutume l’emporte sur la loi.

La révolution. Soit! Mais à condition de préserver les traditions!

Kerala 02 : Camellia sinensis

P1190717Le sud de l’Inde cache une mer, une anse de volupté ou s’arrondissent des vagues verdoyantes caressées par le vent de l’océan d’Arabie. Munnar, aux trois rivières, se blottit comme un île de couleurs et de bruits perdue au milieu de ce flot de théiers où s’incrustent, tel un plancton laborieux, femmes et hommes à la cueillette des saveurs orientales et des parfums capiteux d’une nature aimée où se mêlent des effluves de café et de cardamone. Ici les enfants d’Homme travaillent « Mère Nature » et s’abreuvent à son sein dans le plus grand des respect, conscients de célébrer le mystère sacré de la Vie.

Kérala 01 : Héritage Chinois

– KERALA – FORT KOCHI –

Filet de pêche chinois utilisés ici depuis 1350

Filet de pêche chinois utilisés ici depuis 1350

En 1341, des conditions climatiques calamiteuses formèrent, par la force des eaux, un port naturel. Cela fit l’affaire des colons et des marchands venus du monde entier. Ils firent la fortune de Cochin. Au XVIème siècle, les Portugais édifièrent une forteresse. Fort Kochi fut ensuite occupé par les Hollandais, puis les Anglais. Tous y ont laissé des traces. A l’époque de Marco-Polo, l’amiral chinois Zeng He, sous l’autorité de l’empereur Kubilai Khan, y fit escale en 1350. Son passage y fut suffisamment marquant pour laisser aux autochtones une technique de pêche particulière. La pêche au carrelet y est toujours en activité, sans doute maintenue artificiellement pour son attrait touristique.

Il faut dire que le travail est harassant. Pour quelques roupies, les touristes peuvent jouer au « pêcheur ». L’effort de quelques minutes démontre, à peine, la pénibilité d’un travail peu productif. A chaque remontée, quelques petits poissons peu appétissants s’agitent dans le filet. La pêche, quand elle n’est pas motivée par l’attrait des visiteurs, se pratique essentiellement le nuit, au fanal, la vente se faisant, sur place, dès le petit-matin.