Crépuscule

le soleil se couche à l'Ouest

le soleil se couche à l’Ouest

« Quelle est la première partie de la politique ? L’éducation. La seconde ? L’éducation. Et la troisième ? L’éducation. »
Le Peuple, Jules Michelet, éd. Paulin, 1846, chap. IX , « La politique identique à l’éducation », p. 310

Est-ce qu’un jour, nos « politiques » auront le courage de donner la priorité des priorités à « l’éducation ». Mais le malheur veut que chacun d’entre-nous donne au mot « éducation » sa propre signification et veut la transformer en assise de son pouvoir et de sa raison. Elle devient donc une atteinte à la liberté et, en même temps, le parent pauvre de la République. Les débordements actuels en tout genre, sont les fruits d’une éducation galvaudée prisonnière d’intérêts partisans. Nous paierons, et nos enfants encore plus, les dividendes de la politique de la terre brûlée. La politique du court terme. La politique du « après moi le déluge ».
Et pendant ce temps, le Monde avance sans nous. Quand la presse indienne parle de la France, c’est pour parler d’un pays en guerre en Afrique ou des aventures sentimentales du président de la République. Ne serions-nous que cela aux yeux du Monde?
Les civilisations s’écroulent… l’Occident sera-t-il capable de résister à la fatalité? Sommes nous au crépuscule d’hommes ayant perdu la raison et s’accrochant obstinément aux oripeaux d’une gloire dépassée?
Le soleil se couche à l’Ouest.
Etienne Lallement

à Chennai – Inde

Auchan : la conquête des Indes

Il y-a quelques mois, le groupe Auchan a ouvert son premier hypermarché en Inde, ici même à Chennai. Plus petit que les hyper français, il est enclavé dans un centre commercial de plusieurs centaines de commerces et un ciné-multisalle. Si ce genre de cathédrale au consumérisme me rebute quelque peu, nous sommes allé découvrir le complexe. La vente de détail ici reste reine, population locale oblige. Il est évident en voyant les autochtones hésiter que cette technique commerciale n’est pas encore rentrée dans les mœurs. Les vigiles de la sécurité ne sont pas des modèles d’accueil chaleureux. Néanmoins fières de cette implantation française, nous avons voulu faire quelques photos pour vous faire partager l’événement.  Les gardiens ne l’entendant de cette oreille: « no photo! ». Et si encore le rappel au règlement était fait d’une manière courtoise. Un de nos amis s’est vu alpaguer par un couple de vigile et obligé de faire défiler le contenu photographique de son téléphone et détruire ses clichés à la gloire du commerce français! Au Tamil-Nadu (et peut-être ailleurs dans le pays) Il est interdit des prendre des photos dans les lieux publics. Les quelques exemplaires ci-dessous, sont prises « sous le manteau ».

Exit Auchan, je retourne chez mes petits commerçants d’OMR ou de Neelankarai.

Eau pourquoi? Eau pour qui?

Avril 2013 – à quelques 300 ou 400 mètres de notre immeuble, la population fait la queue pour se procurer de l’eau amenée par camion et versée dans un conteneur de quartier. A ce moment, la température « à l’ombre » dépasse allègrement les 40°C. L’eau est dans une cuve métallique en plein-soleil! Il ne faut pas perdre de temps et tirer au plus vite l’élément vital.

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Au sommet de la colline où fut assassiné l’apôtre saint Thomas, le plus important lieu de pèlerinage chrétien en Inde, les passants se précipitent pour s’abreuver de l’eau qui s’échappe d’une fuite d’un camion citerne. Ici, nulle ombre. La température dépasse les 50°C.

Eau...si peu

Boire sa honte jusqu’à la lie!

Chaque jour, quelques femmes qui connaissent, au quotidien, ces problèmes vitaux viennent arroser nos pelouses pour qu’elles soient toujours bien vertes et quelques hommes s’affairent à entretenir la qualité de l’eau de nos piscines!

le petit bout de la lorgnette…

Cette jeunesse ne laissera pas passer la vie sans prendre sa part de notre vie.

Cette jeunesse ne laissera pas passer la vie sans prendre sa part de notre vie.

Curieux de tout ce qui concerne l’Inde, nous avons été attirés par un article paru dans le Courrier de l’Ouest en août dernier, lors de nos vacances en France. Celui-ci titrait : « Sonia Gandhi hospitalisée en Inde ». Que l’on s’intéresse à la santé de cette dame de pouvoir du deuxième pays au Monde par sa population est tout à fait normale. Ce qui l’est moins, c’est que cet état de santé, des plus anodins – une hospitalisation de 24 heures pour une poussée de fièvre (!), est retenu comme étant un élément majeur d’information et que la présentation par madame Gandhi, quelques heures auparavant, « d’un plan d’aide alimentaire pour 800 millions de personnes (70% de la population du pays) est reléguée au rang d’anecdote, noyée au coeur de l’article.

Une poussée de fièvre peut-elle cacher la misère de tout un peuple.  L’Inde s’éveille et mériterait plus d’attention des occidentaux frileux et engoncés dans leurs acquis qu’ils veulent éternels. Madame Gandhi passera. La misère aura encore de beaux jours dans son pays. La communication déferlant sur un peuple en mutation, le réveille. Maintenant il sait qu’une autre existence est possible. La religion de plus de 5 000 ans qui contentait leurs parents, ne suffit plus à la jeunesse indienne: pour eux l’Eden est à l’ouest. Les beaux discours des grands de ce monde n’éteindront pas ce rêve et l’histoire nous a, maintes fois, prouvé que « ventres affamés n’ont pas d’oreilles ».

Ne laissons pas l’arbre du puissant cacher la forêt de 800 millions de crève-la-faim: ce sont eux qui, en définitive, auront le dernier mot. A coup sûr, il nous sera désagréable.

L’Inde malade de son sexisme envers les filles

Etienne s’interroge:

J’ai beau lire et relire les « grands textes » des cultures, des philosophies et des religions Indiennes, mais je n’y trouve que des leçons dont la sagesse et la simplicité auraient dû éclairer depuis longtemps notre Occident si imbu de ses « richesses » et si prompt à vouloir les imposer par tous les moyens… Et pourtant dans les écrits indiens, je cherche la « Femme » ou plus simplement la femme, celle du quotidien, notre alter-ego, le complément indissociable de l’homme. Le Ying-yang ne serait-il, ici, qu’une vue de l’esprit, l’élucubration d’un sage-alibi, un symbole en en trompe-l’œil?
Les mots de Christine Ayagam sont révélateur de la réalité au quotidien de la vie des femmes indiennes. Comment autant de sagesse millénaire peut-elle coexister avec tant de barbarie? Comment un pays qui porte des femmes aux plus hautes fonctions politiques, peut-il encore accepter cet état de fait?
La culture chrétienne a fait reposer sur les épaules des femmes, le « péché originel » et, sous ce prétexte, la déconsidérer et la complexer pendant des siècles. Eve a-t-elle son pendant dans la culture indienne? Quelle faute expient-elles au quotidien?

ACTU INDE

La société indienne réserve un sort particulièrement peu enviable aux femmes. Beaucoup moins nombreuses que les hommes, elles sont discriminées à la maison comme au travail. Et les avortements comme les infanticides deviennent un problème d’ampleur nationale.

Ambika descend de son 4×4 dernier cri, elle remonte ses lunettes de soleil et attrape son petit garçon joufflu de 4 ans, assis derrière avec sa grand-mère. Elle l’embrasse tendrement et l’assoit sur ses genoux pour déguster un fresh lime soda (boisson citronnée) à la terrasse du Taj Hotel à New Delhi. Avoir une fille? «Jamais!», certifie-t-elle tout en caressant les cheveux de son bébé. Pourquoi? «Mais ce serait la plonger dans un enfer dans lequel elle aurait du mal à survivre!», s’exclame-t-elle.

La famille d’Ambika habite Greater Kailash, le quartier des nouveaux riches indiens dans le sud de Delhi. Ici se côtoient médecins, avocats, enseignants d’universités, ingénieurs, tous issus des familles les…

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Voeux!

ImageSanté, Bonheur, etc. Et puis après, débrouillez-vous!
Vais-je vous donner des conseils, De quel droit et quelle prétention?
Vais-je me donner des conseils, prendre des résolutions (intenables?) pour moi-même?
Pourquoi pas, après tout?
En 2013, je n’aurai plus peur du gendarme!
*Je respecterai les limitations de vitesse, les limites de stationnement dans le temps et dans l’espace et autres servitudes routières, non par peur, mais par RESPECT.
Le “RESPECT”, une part importante du Bonheur que je dois à chacun d’entre-vous.
Pour 2013, je souhaite au “RESPECT MUTUEL”, une réelle emprise sur nous tous.
Le RESPECT est la Tolérance des *Riches.
A l’impossible, tous, nous sommes tenus!
Béatrice partage mes espoirs et vœux pour vous en 2013 et au delà.
Respectueusement vôtre
éTienne LALLEMENT
* tant pis pour ceux qui prendraient cela au premier degré, tant pis à ceux qui ne prendraient cela qu’au premier degré.
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