Les écrans aboient! Le monde bénit ses bourreaux, ses bourreurs de crânes!

L’alerte est donnée, mais la « rage » nous gangrène !

Un modeste champignon peut tuer le plus majestueux des arbres de la forêt! Les champignons sont déjà dans nos têtes: il en faut peu pour nous coloniser, si ce n’est déjà fait!

Les meilleurs hommes politiques, ceux qui ont les réponses à tout, ceux qui ont les recettes pour sauver le monde, se sont improvisés « journalistes ».

Les meilleurs généraux capables – de toute évidence selon leurs propos – de gagner des guerres sont devenus des » journalistes » spécialisés dans « l’art de la guerre! ». N’est pas Sun Tzu qui veut!

Ces folliculaires planqués confortablement derrière nos écrans, que font-ils? Ils palabrent, palabrent, palabrent, s’affrontent ou se courtisent des heures durant…

« Blabla… » dit l’un avec beaucoup d’assurance, l’assurance de celui qui sait comme personne…

« Blabla… » dit un autre en fronçant des sourcils et corrigeant l’assurance du premier.

Entre les deux, Madame et Monsieur Loyal (!) – peut-être la seule ou le seul « vrai journaliste »(?) – s’agitent et distribuent les rôles, peinant souvent à faire parler les uns ou plus difficilement et plus souvent encore faire taire les autres! Mais, emportés par les discours des fauves qu’ils devraient dompter, ils se mettent à proclamer leurs propres « vérités ». Le « média » se suicide au profit de « l’idéologie ». Les « influenceurs » sont aussi là et ce sont les plus dangereux.

« Viens voir les comédiens, voir les musiciens[…]
Voir les magiciens, qui arrivent,[…]Et derrière eux comme un cortège en folie

Ils drainent tout le pays
, les comédiens[…] »

Charles Aznavour

« Ils drainent tout le pays… ».

Ces comédiens de plateaux s’agitent pour nous secouer d’émotions, nous gaver d’artifices et alternativement, pour nous effrayer ou nous rassurer, et créer de la dépendance à leurs grimaces! Désormais, qui peut accorder sa confiance et à qui?

Personnellement, j’ai multiplié les sources d’informations. D’un média à l’autres « s’organisent » des combats du tout et son contraire. Cette gabegie me rend la réalité (?) inaudible. Ma main tremble quand je glisse mon bulletin dans l’urne où sèchent les cendres de la démocratie. La dégradation de l’éducation ne fera qu’aggraver la situation pour nos enfants. Le désintérêt pour la politique ira grandissant, laissant les coudées franches « aux prédateurs ».

L’humanité « occidental » s’évertue à tuer ses dieux pour installer le diable et réclame de plus en plus « d’opium »: les dealers sont à l’œuvre à nos portes!

Garantie sans IA – Etienne Lallement – le avril le 4 avril 2026.

De l’hiver à l’été : quelques riches lectures!

2 avril 2026. Arrivage de la FNAC ce matin….

L’Humanité a de multiples facettes capable du meilleurs comme du pire! Elle transpire sa réalité dans les sillons de ses écrivains. A nous de distinguer le futile de l’essentiel, de démêler le mauvais du bon!

Pour lever un coin du voile et ce qui a motivé mes achats au travers du petit écran qui est parfois une fenêtre grande ouverte sur l’oxygène de la vie :

« SUCCESS de Raphaël Liogier » : https://www.france.tv/…/8240520-a-l-epreuve-de-la…

« Les 22 clés de l’alphabet hébraïque » de Frank Lalou : https://www.france.tv/…/8287143-histoires-l-alphabet…

Les auteurs – très différents, deux convertis, l’un à l’Islam, le second au judaïsme – ont en commun, la passion. Passion Ô combien dévorante dans des directions bien différentes.

Le premier se révolte contre « *la société contemporaine absorbée par l’exhibition , y compris celle de notre bonheur et de nos engagements […] Il est alors urgent de réintroduire un sens spirituel, une vision inspirante de la grandeur humaine et du monde.« .

Le second nous apprend l’importance vitale de la respiration qui guide la spatule sur le chemin « *initiatique de l’ordre alphabétique.[…] La richesse symbolique des lettres hébraïques, s’enracinant dans plus de 3 000 ans d’histoire, apporte des éléments nous aidant à mieux poser les grandes questions philosophiques : les commencements, le principe de la séparation, la nécessité de l éthique, la permanence et l’impermanence.

Il va me falloir patienter…ou transgresser et choisir l’errance tout azimut!

En effet, auparavant, je dois terminer le « Corpus Hermeticum« , « La Table d’Emeraude » et « les Noces Alchymiques de Christian Rosenkreutz » et quelques autres… (avant dernier arrivage de la FNAC!)

Je pense en avoir jusqu’aux vacances…à moins que!

Etienne Lallement, le 2 avril 2026


*les phrases en italique sont tirées des quatrièmes de couverture de chacun des livres.

Pour en savoir encore plus – chez chez les éditeurs ou distributeurs:

« Les 22 clés de l’alphabet hébraïque de Frank Lalou » « :

https://www.editionsddb.fr/product/100577/les-22-cles-de-l-alphabet-hebraique/

Qu’attendre de 2026?

Année 2026!

Année

Arc-en-Ciel

Le Soleil crée des merveilles,

par 7 couleurs (et plus), il nous incite au Bonheur!

Par le ROUGE, que toutes et tous bougent et que tout bouge!

Par l’ORANGE, que le mal en bien se change!

Par le JAUNE, que chacune et chacun d’entre-nous, encore, s’étonnent!

Par le VERT, que chacune et chacun d’entre-nous en ses rêves persévèrent!

Que le BLEU nous transcende en Être heureux!

Que l’INDIGO délite, peu à peu, notre ego!

Que le VIOLET nous incite aux projets!

Et par le ROSE de l’Infini sachons, chaque jour, encore dire « J’OSE »!

Souhaitons nous une Année 2026 « ARC-en-CIEL »!

Que chacune et chacun, dans 365 jours, à l’aube de 2027, puissent proclamer haut et fort comme Michel de Montaigne dans une période de troubles majeurs et de désespoir où notre civilisation européenne connaissait une révolution des idées et des sciences…

« Pour moi donc, j’aime la vie! »

Année Arc-en-Ciel à tous et à toutes.

Etienne LALLEMENT le 22 décembre 2025 (propos sincères certifiés sans l’IA)

Quelques livres – parmi d’autres – qui m’ont passionné autour du sujet de l’Arc-en-Ciel.

Corps arc-en-ciel et résurrection Francis Tiso

Bardo-Thödol

Genèse Chapitre 12 Versets 12 à 17

« Quand l’arc sera dans les nuages, je le verrai. Et je me souviendrai de l’alliance que j’ai faite pour toujours avec tous les êtres vivants de la terre. » Et Dieu redit à Noé : « L’arc-en-ciel est le signe de l’alliance que je fais entre moi et tous les êtres vivants qui sont sur la terre. »« .

Que symbolise l’arc-en-ciel en Islam ?

Ibn ‘Abbas a dit : « L’arc-en-ciel est une garantie pour les habitants de la terre qu’ils ne seront pas engloutis . La Voie lactée est la porte des cieux et y trace un sillon. »

« N’importe quoi!! » aurait dit mamie… 04

« Fatum »

Les derniers quinze jours : entre souffrance, résignation et…

Du centre de soins palliatifs de l’hôpital Oscar Lambret de Lille, Béa a été dirigée vers celui de Bruay-La-Buissière: Amélie Loutre. Nous partagions en ces moments un sentiment bizarre fait de résignation et de confiance. De silence.

A partir de ce moment, j’allais d’étonnement en surprise.

Pompes-funèbres

Le dimanche 7 août, Béa m’a demandé d’une voix qui me surprit par sa fermeté, si j’avais pensé « à une entreprise de pompes-funèbres« . A ma réponse affirmative, elle me demanda de m’enquérir de devis. Quand je revins le lendemain, avec les devis, elle ne voulut pas considérer celui concernant la crémation: « je ne veux pas être brûlée! ». Pourtant, le peu d’échanges que nous avons partagés sur le sujet depuis bien longtemps, signifiaient qu’elle ne voulait pas infliger à nos enfants « un attachement » à une sépulture. Elle refusa de lire les détail du second et ne s’enquit que du montant du devis.

Deuxième surprise et non des moindres : « Je veux un prêtre!« .

Par les intonations de ses formulations, je comprenais qu’elle reprenait en main son destin qui s’effilochait irrémédiablement.

Je cherchais donc un prêtre. Malheureusement, celui de Bruay était en vacances dans son pays natal, la Pologne.

Dès lors, vont se succéder des évènements qui continuent de m’interpeler. Ils auraient, sans doute, fait dire à la maman de Béa : « N’importe quoi! » de sa voix rocailleuse de fille de la Sarthe. Lucienne, mamie Lulu brûlait de la foi chrétienne du charbonnier, et n’était catholique que quand « le curé » lui plaisait: c’est à dire rarement.

La Voix du Nord

Le vendredi 12 août, j’étais toujours à la recherche d’un prêtre. Je passe chez mon frère Bernard et ma belle-sœur Pascale qui est la sœur de Béatrice. Il faut dire que nous sommes 3 frères mariés avec 3 sœurs. Sur la table de la cuisine, un exemplaire du quotidien La Voix du Nord…peut-être y aurais-je trouvé les coordonnées d’un homme d’Eglise?

Mieux! Un article annonce pour la journée du 15 août, une procession dans le quartier de La Volville et la bénédiction par un prêtre d’une chapelle fraichement restaurée par une équipe de bénévoles animée par Jean-Paul Pourchez! J’avais de très bons contacts avec ce dernier quand je travaillais à Bruay, mais je ne l’avais pas revu depuis au moins 10 ans! Pas de coordonnées! Il était absent de l’annuaire! Dans mon entourage, personne ne savait où il habitait!

Remboursement

Le 14 août à 8h30 du matin, je me rend dans l’hypermarché de Cora-Labuissière pour me faire rembourser un câble audio. Pourquoi en cette période de trouble intense allais-je me faire rembourser un câble de moins de 5 euros? J’arrivais à la caisse des remboursements, mais une dame devant moi était « en confidence » avec l’hôtesse. Elle venait de toute évidence épancher son vague à l’âme conséquence d’une nuit sans sommeil. Après 2 ou 3 minutes, il lui fût signifier avec beaucoup de courtoisie qu’il fallait qu’elle revienne plus tard, « des gens attendaient« . Mon remboursement fût rapide et quand je pivotais pour quitter les lieux, sortant de la caisse adjacente, je vis l’homme que je cherchais. Après de rapides échanges de banalités, je lui fit part de ma recherche. Il m’invita à la cérémonie mariale. Il me présenterait à l’abbé Victor, prêtre africain, en séjour dans la région lensoise.

15 août, procession, père Victor…

lundi 15 août 2022 – chapelle Gilliot

Etant absent depuis environ 10 ans de la région, je retrouvais parmi les participants à cette cérémonie de nombreuses personnes qui me reconnaissaient et m’interpellaient. J’écartais rapidement les uns et les autres: mon objectif était d’amener l’officiant auprès de Béa. Enfin, j’arrivai près de l’homme d’Eglise et l’emmenais au centre de soins palliatifs… Je laissais Béatrice et le prêtre en tête à tête…

Dernière nuit

Les quelques journées qui suivirent virent l’état de Béa se dégrader.

Dans la nuit du 20 au 21, Béa m’interpella une première fois: «  tourne-moi sur le côté…j’ai mal… ». J’obtempérai avec difficultés. Emotion et maladresse à manipuler ce corps décharné en souffrance. Le corps de Béatrice?

Non pas uniquement un corps, mais un « Être » dans sa complétude.

Quelques minutes plus tard, Béa m’interpella une seconde fois: « tourne-moi! j’ai trop mal!« . Les tubes s’entremêlaient. Mon émotion était indicible. Impuissant, j’appuyais sur le bouton d’appel. Deux dames arrivèrent rapidement et s’ingénièrent à trouver une position la moins inconfortable possible. L’une d’entre-elle se tournant vers moi:  » Demain matin, nous allons voir avec le médecin pour augmenter les doses…« . Je n’entendis pas les propos qui suivaient.

Je savais désormais que l’échéance dont nous repoussions l’idée depuis 21 mois était imminente.

Le lendemain, la médecin me signifia « qu’on allait augmenter massivement… »

Mes oreilles se fermèrent aux phrases qui suivirent. Béa « devait s’endormir »…Elle résista aux sédatifs et autres « potions » jusque 16h20.

L’heure de la transmutation.

Mais à la dernière minutes que voulait-elle donc chasser?

et si…et si…et si…

à suivre…

post scriptum :

Il y a peu de temps, suite aux articles précédents, une amie m’a glissé dans ma boite aux lettres, un n° hors série de Sciences et Vie de septembre 2009. Apparemment, il n’est plus disponible. Dommage…

En zappant, le « hasard qui n’existe pas » m’a permis d’écouter ce dialogue: un très beau témoignage…

« N’importe quoi? » aurait dit mamie. 01

« écrire« 

L’écriture peut-elle être l’outil d’une catharsis? d’une libération? peut-être.

Une joie, sans aucun doute, mais une joie au forceps pour mieux se connaître soi-même.

Depuis de nombreuses années, je me suis gavé de livres de philosophie ou religieux. Essentiellement.

La philosophie sème le doute. Il nous faut l’accepter. Il nous nous faut continuer à chercher, à écarter, à gratter. A plonger et replonger. A rebrousser chemin et repartir encore et encore. La montagne des doutes accouche des pépites de vérités…éphémères. L’être humain est un aventurier à la recherche de ce qu’il cherche par une quête sans fin.

« La quête sans fin d’un but indéfini » est, sans doute, la mission du vivant.

Malheureusement, nous préférons jouer avec le carton, l’emballage et les rubans de notre cadeau qu’est la Vie. Nous préférons les fanfreluches à « l’Essentiel ». Un « tien » vaut mieux que l’inconnu! l’incertitude! l’angoisse!

Mais qu’est-ce que l’Essentiel.

Les vôtres et le mien diffèrent dans notre conscient. Le mien divague d’interminables errances.

L’essentiel n’est sans doute que « UN » pour tous.

Mais est-il si éloigné de nous?

Expérience par l’épreuve du vécu.

Bruay-la-Buissière. Unité de soins palliatifs Amélie Loutre. Dimanche, 21 août 2022. 16 heures 20. Alexandra, notre fille, tente de maîtriser le bras gauche de sa maman qui tente de repousser frénétiquement, des deux bras, des deux mains, je ne sais quelle vision, quel fantôme. « Vade retro! » crie le corps tout entier. Quelle aspiration? Béatrice se redresse brutalement. Les yeux s’écarquillent. Un cri étranglé. Elle tente désespérément d’aspirer une ultime bouffée d’air. Une dernière bouffée de vie. Elle s’affaisse sur le lit. Un râle. Sa poitrine se contracte. Elle exhale tout son souffle, sa vie.

Transmutation!

L’infirmière, appelée à la rescousse : « Laissons la! Elle part!« .

Béatrice, désormais sait…peut-être.

Béa n’a plus peur…sans doute.

Personne n’échappe à la mort d’un proche. C’est comme un écran de pub qui coupe un long-métrage. Avant nous n’y pensons pas ou si peu. L’irruption dans notre vie creuse un traumatisme…La reprise du « divertissement » -le « film » de notre vie – comble plus ou moins rapidement « cette interruption momentanée du programme« . La « fatalité » nous condamne à la résignation. La vie continue. Advienne que pourra!

Mais, personne n’échappe à sa propre mort.

à suivre*…

Etienne Lallement –

texte et images – en écriture de ce texte depuis septembre 2022

Mourir pour Elle…

« Un Français doit vivre pour Elle! Pour Elle un Français doit mourir!« 

France-Musique me réveille ce vendredi matin par ce chant guerrier!

Oui, certes, vivre ou mourir pour Elle! La France!

Mais que ce que la France? Une France géographique? Un France historique? Une France politique? Une France ethnique?

Envahie par les Huns et par les autres. Beaucoup d’autres!

Elle est un « fondu de peuples migrants ». Un compost.

Alors, qu’est ce que la FRANCE?

Qui peut s’écrier, « la France c’est Moi!!! » ?

la France, c’est moi! La France, c’est toi! La France, c’est lui, c’est nous, c’est vous! La France, ce sont eux! la France est plurielle et riche de ses pluriels.

Une certaine idée de la France? De nombreuses idées de la France s’opposent!

Mais être Français, n’est-il pas de tendre vers l’universel?

Faisons un rêve: « Mourir pour des idées, d’accord! mais de mort lente ».

La violence n’est jamais la solution, car la violence s’autorégénère.

Les derniers mots du Chant du départ sont :

« Les Français donneront au monde
Et la paix et la liberté.
« .

La Paix et la Liberté par la Fraternité! Non par la violence!

Etienne Lallement – le 12 juillet 2024 – texte et photo du titre

Sentier des deux bois…

Le Bois des Dames, la Louvière

Je désire reprendre l‘exploration de mon périmètre naturel de vie où je l’avais abandonnée avant-hier. Pour cela, je rebrousse la descente pavée des Hayettes. Ce petit chemin sentira bientôt la noisette. Pour l’instant, s’épanouissent sur ses flancs, des fruits d’églantiers que savants appellent les cynorhodons et que, dans ma jeunesse, nous appelions d’un nom désormais interdit sur Google pour atteinte aux bonnes mœurs : les « gratte-c.l! Plus loin, une guêpe? Pas du tout, un syrphe ceinturé, notre alliée contre les pucerons. Des framboises débordent devant moi: elles attendent les gourmands dans quelques jours, au terme de leur brunissement.

Je continue l’exploration de mon environnement…il suffit de ne pas passer le pont pour rejoindre la forêt du bois des Dames. Virage à gauche!

Ma pérégrination se faufile entre la rivière La Lawe et une rangée de pavillons où hurlent des bergers-allemands, où s’égosille un roquet pomponné, où se surexcitent des bâtards hargneux: la promesse de sécurité est à ce prix. Je presse le pas…

Malgré les vociférations canines, la nature rehausse de sa beauté les bas-côtés oubliés par l’homme et ses machines. Une linaire-commune agite ses calices. Une abeille, cette fois, s’équilibre et butine au sommet d’une porcelle-enracinée.

Puis, la délivrance à l’orée de la forêt précédée d’un tapis pastel : impressionnisme végétal d’un paysagiste, paysan inspiré. Tel un pinceau abandonné au bord de la palette après l’ouvrage, un pois-de-senteur est bien isolé sur le bord du chemin.

Puis la forêt s’ouvre et je suis rapidement happé, englouti dans un monde de bouleaux, de hêtres, de châtaigniers, de chênes même… Une cathédrale de silence. Silence mystère, silence mystique, silence sacré. Les papillons de chœurs vêtus d’ailes blanches immaculées, virevoltent jusqu’à m’effleurer et tirent mon regard vers la canopée. D’entre ses entrelacs de verdure, la voute gothique libère à foison des colonnes de lumière céleste qui dessine sous mes pieds des labyrinthes ondoyants.

Une alternative: Le sentier du Bois des Dames ou le sentier de la Louvière. Pour aujourd’hui, ce sera La Louvière.

Quelques infos glanés sur les panneaux plantés à l’entrée du site du côté de Lapugnoy: « Le bois repose sur une bute sableuse datant du Tertiaire (- 65 millions d’années à – 1,8 millions d’années), témoin du va et vient de la mer pendant des millions d’années. Ce substrat est peu répandu en région. Exploité au cours du XXème siècle probablement pour la verrerie, sont usage a cessé dans les années 1960, laissant place à des pelouses acidiphiles (qui se développent sur sols acides, riches en silice), habitat très rare et menacé en région. Plus de 500 mares font l’originalité du site. Leur origine est peut-être due aux bombardements lors de la Seconde Guerre Mondiale. C’est un lieu de vie précieux, mais qui se fait de plus en plus rare. Avec une superficie de 22,42 hectares, le bois de La Louvière est la seules partie communale du massif forestier du Bois des Dames (630 hectares) poumon vert du triangle constitué des villes de Béthune, Bruay-la-Buissière et Marles les Mines. Le bois de La Louvière présente de grandes similitudes avec celui de Roquelaure, situé non loin. Le site possède une physionomie tout à fait originale de par l’alternance de milieux secs et humides et la présence de plus de 500 mares, de petits suintements et d’une ancienne sablière. La richesse des habitats s’accompagne d’une diversité d’espèces remarquables. Plus de 180 espèces de végétaux et la faune n’est pas en reste: 46 espèces d’oiseaux, 8 espèces d’amphibiens, 23 espèces de papillons, 7 espèces de libellules recensées à ce jours. Parmi les amphibiens, la salamandre tachetée. cet amphibien nocturne dort la journée sous un tas de feuilles ou dans le creux d’une souche. La salamandre va très rarement dans l’eau mais vit près des cours d’eau ou des mares peu profondes où elle va pondre.

J’aime savoir où je mets les pieds, où je pose les yeux, où j’inspire: ces panneaux sont indispensables pour s’imprégner différemment de ce petit paradis sylvestre. La réceptivité, la sensibilité de mes sens furent bien différentes sur le retour.

Le bois de La Louvière, le bois des Dames cours y vite! cours y vite! L’automne devrait de ces futaies et taillis faire jaillir des explosions de couleurs chaudes et nuancées. Ephémères! Cours y vite, elles vont filer!

Etienne Lallement le 11 septembre 2023

pour en savoir plus :

https://www.lavoixdunord.fr/644848/article/2019-10-06/bruay-la-buissiere-le-bois-des-dames-vestige-du-moyen-age

Paul Fort: https://www.poemes.co/le-bonheur-paul-fort.html

De ces livres qui font du bien…01

En mars 2018, je visitai par curiosité suscitée par l’ouï-dire, une boutique qui, elle-même, se surnomme « l’Oasis de la Connaissance » : Ananda. Dès notre arrivée en Martinique, je m’étais passionné pour certains des écrits de Patrick Chamoiseau. Au centre de la boutique trônait une pyramide de livre: « La matière de l’absence« .

A cette époque, le deuil ne faisait pas encore l’essentiel de mon quotidien. Le deuil nous frappe tous un jour ou l’autre. Si l’attaque peut torturer, anéantir… bientôt, le temps tire son voile analgésique. Peu à peu, nous faisant avec. Nous faisons sans. Heureusement.

Une lecture peut nous aider à passer le creux de la vague en suscitant des réflexions…nous préparer à la séparation.

Ici, il s’agit d’un dialogue de l’auteur et de sa sœur lors la disparition de « Man Ninotte ». Leur mère. La mère. « Mère universelle »!

L’auteur nous invite à l’exploration des coutumes et des rites qui accompagne le deuil dans les Antilles. Il nous entraîne sur la trace des relations complexes entre le monde des exploiteurs et et des exploités. La dichotomie entre le « Noir » et le « Blanc ». Il élargit son exploration à l’origine de l’Humanité.

Les seuls évènements humainement universels sont la naissance et la mort.

C’est en considérant ces deux extrêmes que l’Être Humain invente ses croyances et ses cultures.

Souhait sincère pour 2022:

Formule « provocatrice » ? Elle l’est.

Elle est aussi spontanée que provoquante. Tant pis pour les esprits chagrins!

A force de constater que, chaque année, les « bons vœux » peinent à faire de l’effet, nous nous sommes demandés, « à quoi bon persévérer dans ce vain rituel ? ». Au fil du temps, la formule s’est vidée de son sens et n’est plus qu’une simple formule « d’impolitesse » rabâchée pour faire « comme tout le monde » et ne pas se faire « mal voir ». Et puis d’abord, « on l’a toujours fait ».

Un chef-d’œuvre d’hypocrisie qui connait son heure de gloire avec les réseaux sociaux. En un clic, nous bénissons 500, 1000 et bien plus encore d’amis plus ou moins de pacotilles « urbi et orbi« . Nous en arrivons pour nos parents et amis – les vrais et les espérés vrais – à servir la même « soupe populaire », inodore, incolore et sans saveur. Sans effort de notre part!

Et pourtant, autour de nous, « des êtres » semblent s’en sortir mieux que d’autres et se disent « heureux ». Notre patenôtre votive serait-elle, à contrario, miraculeuse pour certains ? Nenni !

Ces « gens heureux » ont un secret au vu et au su de tous.

Quel est donc ce fossé qui sépare les uns des autres ?

La santé ? Certes son impact est essentiel dans notre quotidien. Mais alors, pourquoi donc, des malades – et nous en connaissons de très affectés – sont plus heureux que des êtres en bonne santé physique et intellectuelle ? Le bonheur ne serait donc pas le corollaire de la santé ?

Après avoir observé les personnes autour de nous, force nous est de constater que le bonheur a des « sources » qui sont « la prédisposition mentale » et « la volonté ». Alors, nous direz-vous, à quoi bon, si nous ne sommes pas nés avec une « cuillère en argent » dans notre psyché ?  Soit.

Mais reste « la volonté ».

« Aide toi et le ciel t’aidera ! » proclame la vox populi tournée vers des cieux incertains.

Il ne nous reste qu’une orientation : plonger en nous pour y découvrir « l’univers et les dieux ». L’appréhension, les peurs vaincues, il s’en faudra de très peu que le bonheur ne coule. Nous apprendrons à affronter notre univers intime et les dieux, les démons qui nous habitent et nous en ferons des alliées, des forces, des amis !

Nous seuls pouvons accomplir cette intrusion libératrice, mais c’est avec les autres que nous étaierons les galeries de notre exploration en partageons nos efforts.

En rayonnant !

Notre bonheur 2022 et au delà, est entre nos mains.

Donc « démerdez-vous », « démerdons-nous » …

 » Le temps s’en va, le temps s’en va, madame.

Las! Le temps, non, mais nous nous en allons…! »

Etienne et Béatrice Lallement – Saint Joseph La Martinique – le 27 décembre 2021

  • *Pierre de Ronsard – Sonnet à Marie –
  • Musique: Provided to YouTube by The state51 Conspiracy –  7 Chakras (Kundalini) · Coffret Bien-être Enyalie · Musique Libre de Droit

Religions…

Les admirateurs de Gandhi se font photographier près de son buste dans l'entrée de la maison.

Les admirateurs de Gandhi se font photographier près de son buste dans l’entrée de la maison.

Je citais dans un article précédent les paroles de Vivekananda sur l’acceptation de toutes les religions. Le Mahatma Gandhi va lui même encore plus loin dans ses propos tenus face à ses confrères des « International Fellowships of Reconciliation » en 1928.

§§§

« Après une longue étude et une longue expérience, je suis venu à la conclusion qu 

1°) toutes les religions sont vraies

2°) toutes les religions ont en elles quelque erreur

3°) […] Ma vénération pour d’autres fois est la même que pour ma propre foi. […] L’objet des Fellowships doit être d’aider un Hindou à devenir un meilleur Hindou, un Musulman de devenir un meilleur Musulman, un Chrétien de devenir un meilleur Chrétien. ».

Non seulement, les « grandes » religions. Interrogé sur l’animisme, il répondit:« […] je ne puis sentir qu’il me soit inférieur ». […]Une fourmi peut-elle désirer que sa propre connaissance et expérience soient accordées à l’éléphant? et vice et versa?… Priez plutôt que Dieu donne à votre ami la plus pleine lumière et connaissance, non pas nécessairement celles qu’Il vous a données.

§§§

Propos rapportés par Romain Rolland dans : « La vie de Vivekananda et l’évangile universel » – Stock –

Ci dessous : Maison où résida le Mahatma Gandhi de 1917 à 1934 à Bombay (actuelle Mumbai)