VALAIKAPPU

Nous nous sommes pliés avec grâce au rituel de Valaikappu

Nous nous sommes pliés avec grâce au rituel de Valaikappu

Suresh avait insisté pour que nous venions participer à Valaikappu.Son épouse est enceinte de 7 mois de leur premier enfant et cette cérémonie est d’une importance capitale pour le jeune couple.

En effet, cette cérémonie est réputée porter chance à la femme enceinte ainsi qu’à son bébé.

Dès notre arrivée, le futur papa nous offre le petit-déjeuner à l’Indienne, puis tout le monde monte sur le toit terrasse. La future maman est assise sur une cathèdre  et tous l’entourent. On dépose à ses pieds des présents composés de corbeilles de fruits, de friandises ou de boissons. La cérémonie n’est menée que par des femmes. Celles-ci, chacune leur tour, vont imprimer sur le front de l’épouse le bindu de kum-kum, bénir d’un imposition des mains ou d’une aspersion de riz. Ensuite, elle passe à chacun des bras un bracelet de verre coloré. Ces bracelets vont tintinnabuler aux avants-bras jusqu’à accouchement à chaque geste de la mère. La coutume veut que cette musique cristalline éloigne les démons de la future mère et de son enfant. Cela permettra, aussi, à se dernier de percevoir in utero chaque mouvement de la femme qui le porte. Le papa de la future mère lui passe deux bracelets en or. Seule la bénédiction par le riz est permise aux quelques hommes présents: je ne m’en prive pas.

La cérémonie achevée, le repas de fête est servi à tous. Il est essentiellement composé de 9 riz différents ou plutôt de 9 préparations à base de riz aux épices variés déposés sur une feuille de bananier.

Chacun étant rassasié, la future maman fatiguée, son mari rassuré, tous, ayant reçu un cadeau, reprennent le cours de leurs activités habituelles.

Auroville, Matrimandir…

Auroville. 8h30 du matin. Le lieu n’est pas encore envahi par des touristes poussés par de simples curiosités. Combien sommes nous? 40 ou 80? Qu’importe! Les quelques rares conversations sont feutrées, inaudibles. Pas d’ordre ni de consignes. Un recueillement naturel nous pénètre. Il ira crescendo.

Nous pénétrons dans une salle de projection.

« Auroville n’appartient à personne en particulier, Auroville appartient à toute l’Humanité dans son ensemble. ». La voix grinçante de la Mère,  nonagénaire lors de l’enregistrement, griffe l’espace et fait taire les derniers chuchotements. Le film, le deuxième depuis hier, nous met en garde: on n’entre pas ici en curieux, en touriste, en paparazzi.

L’expérience nous prouvera que c’est le Matrimandir qui nous pénètre.

Un bus nous emmène à quelques centaines de mètres de notre objectif. Nous nous libérons de tout ce qui nous encombre, ce qui nous faisait encore ressembler à des touristes.

Un guide nous fait asseoir sous une frondaison. Sans élever la voix, il nous conte Auroville, nous introduit à ce que nous allons vivre dans l’heure qui suit.

Ensuite la procession s’aligne vers la boule aux mille facettes. Nous abandonnons nos chaussures sur une déclivité qui nous fait glisser vers une porte. Elle nous aspire dans l’inconnu. Nous pénétrons dans un monde tout entier de marbre blanc, de silence absolu, de recueillement. Nous gravissons une spirale en plan incliné. Lentement. Les murs s’enchevêtre de triangles et se colorent de rose. Nous voyons dans l’épaisseur des murs, de l’eau couler. Sans bruit. Étrange. L’épaisse moquette absorbe le bruit de nos pas.

Une porte. Petite porte qui nous permet de pénétrer dans le Saint-des-Saints, le centre de ce vaisseau « intercrocosmique ». Le microcosme et macrocosme doivent ici, plutôt que nulle part ailleurs, se fondre et se confondre.

Chacun prend place, qui en lotus, qui à genoux, qui en tailleur, qui simplement le menton sur les genoux. La porte se ferme;

Le silence. Ici, pour qui sait écouter, peut entendre son âme.

Un énorme cristal cristallise nos regards sur le centre de ce temple circulaire aux douze colonnes de marbre blanc. Ici de nouveau tout est blanc immaculé. Un seul rayon de soleil renvoyé de l’extérieur par la magie d’un héliostat, traverse et irise la sphère cristalline.

Concentration. Méditation.

Deux petits éclairs nous avertissent: c’est fini. Déjà. Hors du temps, le temps passe très vite. Nous reprenons cette fois la spirale descendante. Lentement, sans un mot. Nul n’a envie de parler.

Nous sortons par la base. Nouveau centre de méditation. Un lotus de marbre blanc aux pétales descendants, forme une fontaine d’eau pure ruisselante. En son centre un second cristal reçoit en son centre le même rayon solaire qui traverse la chambre du milieu.

Concentration. Méditation.

Un signe discret. Il nous faut laisser la place. D’autres pèlerins vont nous succéder. Nous pourrons revenir. Nous reviendrons.

La maison Tamoule

Pénétrer dans Pondichéry, c’est plonger dans le ventre d’une cité indienne populeuse, exubérante, colorée, bruyante et sale.

Puis, tout à coup, ayant franchi la double voie que forment Ambour salai et Gingee salai cernant à l’étrangler un canal aux eaux verdâtres et nauséeuses, Pondichéry, la blanche, la française, nous éblouit. Ici l’atmosphère s’est immobilisé depuis 1956 quand le comptoir français choisit dans la plus grande indifférence métropolitaine, d’intégrer la nation de Gandhi, le Mahatma, la Grande-Âme.

Ici on devrait parler français. C’est l’une de cinq langues officielles du territoire, mais les textes précisent que dans un soucis de compréhension la plus large, l’anglais sera utilisé. Il est de plus en plus difficile de trouver des francophones dans la ville. Les seules que nous rencontrons sont à genoux, priant et chantant, au pied d’ un ostensoir rayonnant dans l’église de Notre Dame des Anges.

L’atmosphère du quartier français a gardé quelques encrages dans le quartier Tamoul. Ainsi la rue Calve Subbraya Chetty aux curieux mélanges indo-français. Au milieu de la rue, une galerie d’art somnole. Un marchand de journaux français nous convainc que notre langue, ici, n’est pas tout à fait morte.  Et la maison Tamoule.

Cette dernière, engluée dans cette voie mi-terne mi-glauque mais paisible, s’est comme recroquevillée en elle-même et a laissé à la rue une triste façade.

Il suffit de franchir le porche. Bientôt tout s’éclaire. Ou presque, car ici tout est en demi-teinte et en demi-mesure. Celui qui cherche, en ce lieu, le luxe, le confort et les normes du XXIème siècle, ne peut que fuir. L’opulente maison s’est figée depuis le XIXème siècle. L’installation électrique est plus récente: les tableaux de bois et les interrupteurs de bakélite témoignent des années 40 et 50 du siècle dernier. Les exploitants ont cédé aux exigences de notre temps et fait installer « la clim » et « l’écran plat ». Trahison! Hérésie!

Un bon de deux siècles en arrière mérite, oblige à un abandon à des us, coutumes et confort qui ne sont plus les nôtres. Les exploitant ont voulu préserver un cadre hors du temps avec un mobilier qui ferait frémir plus d’un antiquaire. Ici la colonne Tamoule supporte tout par la résistance de ses bois précieux.

Au détour d’un couloir, j’ai cru discerner l’ombre d’un Kipling ressuscité, venu écrire ici quelques contes fantastiques, romans ou nouvelles à l’abri de l’enfer de la ville. Il doit se morfondre ou se désespérer, ne pouvant que constater que les fils de ses fils ne soient pas encore devenus des « Hommes ».

Ici les photos sont plus belles que la réalité, mais la réalité est à la hauteur de nos rêves, de nos nostalgies, de notre envie d’écrire, nous aussi, notre « Livre de la Jungle » ou « La plus belle histoire du monde ». Rudyard – nous pouvons l’appeler ainsi, nous sommes désormais si proche – s’est, peut-être penché sur ce même bureau de bois sombre où, audacieusement, j’ai osé poser mon livre et une bouteille d’eau! Ou, peut-être s’y est penché Gérard de Nerval venu ici, ayant, au combien dépassé saint Jean d’Acre pour poursuivre son « Voyage en Orient ».

Cette maison est faite pour que l’esprit vagabonde, que le rêve se transcende.

Ne nous en privons pas.

Fiat Lux: la lumière jaillit de l’obscurité

P1240537

Kanchipuram est l’une des 7 villes sacrées de l’Hindouisme.

Ancienne capitale de la dynastie des Pallava, entre le VIème et le VIIIème siècle, la ville conserva son titre et sa renommée sous les règnes des autres familles Dravidiennes: Chola, Pandya et Vijayanagar.

Si une lumière certaine jaillit des temples de pierres ou de sable, une autre plus mystérieuse, plus envoûtante, plus émouvante encore resplendit des ateliers des tisserands. Par la magie de doigts habiles héritiers de siècles de pratique et de transmission, sur des métiers antiques, surgit la sublimation d’œuvres commencées par la nature. La soie dompte la lumière dès sa sortie d’ateliers sombres et glauques. Dans les ventres obscures des masures, la gestation et le travail sont longs. L’artisan-magicien se penche sur son métier dix heures par jour de dix heures de travail à la seule lueur blafarde de néons poussiéreux. Ici, Sûrya ne pénètre pas. Il ne jouera avec les fils d’or et de soie qu’à l’achèvement de l’Oeuvre. Du chef-d’oeuvre. La soie parsemée d’or reçoit alors la lumière comme une eau baptismale qui l’offre à la vie. Qui l’offre à l’envie.

Mer meurtrière, mer nourricière…

La deuxième plage du monde... par la longueur, mais certainement la plus meurtrière.

La deuxième plage du monde… par la longueur, mais certainement la plus meurtrière.

Le titre de deuxième plage du monde après Copacabana peut faire rêver. mais la réalité est bien différente. Des dizaines de milliers de personnes y déferlent chaque jour attirées par la fraîcheur de l’eau et de la relative sensation de liberté qu’engendre les espaces marins.  Le sable cuit la plante des pieds. Sa température au mois de mai, le mois le plus chaud de l’année, dépasse les 50 degrés centigrades.

Alors l’attrait de l’eau est irrésistible, Mais c’est un leurre dangereux, parfois mortel. Un panneau, planté sur le front de mer, rappelle qu’en 2007, plus de 4 personnes par jour sont mortes en cédant aux chants des sirènes.

P1140743

La terrible sommation semble bien souvent ignorée par la jeunesse de Chennai.

Entrer dans l’eau, c’est déjà subir un énorme choc thermique. La pression culturelle, les traditions et la rigueur de la morale obligent à se baigner habillé. Les habits gorgés d’eau entraînent au large et par le fond.

Les habits gorgés d'eau deviennent un lest parfois mortel.

Les habits gorgés d’eau deviennent un lest parfois mortel.

Une partie du front de mer, à l’écart des résidences huppées et des bâtiments officiels, est occupée par la faune des pêcheurs tirant de maigres pitances d’un carnassier golfe du Bengale.  Ici, pas de pêche miraculeuse malgré la proximité de la tombe de l’apôtre Thomas. C’est en risquant leur vie qu’ils survivent au quotidien.

 

 

 

Religions…

Les admirateurs de Gandhi se font photographier près de son buste dans l'entrée de la maison.

Les admirateurs de Gandhi se font photographier près de son buste dans l’entrée de la maison.

Je citais dans un article précédent les paroles de Vivekananda sur l’acceptation de toutes les religions. Le Mahatma Gandhi va lui même encore plus loin dans ses propos tenus face à ses confrères des « International Fellowships of Reconciliation » en 1928.

§§§

« Après une longue étude et une longue expérience, je suis venu à la conclusion qu 

1°) toutes les religions sont vraies

2°) toutes les religions ont en elles quelque erreur

3°) […] Ma vénération pour d’autres fois est la même que pour ma propre foi. […] L’objet des Fellowships doit être d’aider un Hindou à devenir un meilleur Hindou, un Musulman de devenir un meilleur Musulman, un Chrétien de devenir un meilleur Chrétien. ».

Non seulement, les « grandes » religions. Interrogé sur l’animisme, il répondit:« […] je ne puis sentir qu’il me soit inférieur ». […]Une fourmi peut-elle désirer que sa propre connaissance et expérience soient accordées à l’éléphant? et vice et versa?… Priez plutôt que Dieu donne à votre ami la plus pleine lumière et connaissance, non pas nécessairement celles qu’Il vous a données.

§§§

Propos rapportés par Romain Rolland dans : « La vie de Vivekananda et l’évangile universel » – Stock –

Ci dessous : Maison où résida le Mahatma Gandhi de 1917 à 1934 à Bombay (actuelle Mumbai)

Société Théosophique: L’ombre d’une belle idée

La théosophie mérite mieux que le linceul de la poussière du temps.

La théosophie mérite mieux que le linceul de la poussière du temps.

1971. J’ai 20 ans. Je reviens d’une colonie de vacances. Sur le trajet, une perforation de l’estomac me vide de la moitié de mon sang et me cloue dans l’inactivité pendant un an. Dans ce laps de temps, j’accumule les lectures. Entre autres, je m’abonne, en pré-édition, à une collection de livres reliés: « Histoire des idées, des héros, des sociétés de la France secrète et de l’Occident.

Deux ouvrages vont, particulièrement, retenir mon attention: « La Franc-maçonnerie » et « La Théosophie ». J’ouvrirai le premier 14 ans plus tard. Le second, je le relis 42 ans après.

En effet, à l’occasion de la mission professionnelle de Béatrice en Inde, scrutant la carte de la région de Chennai, les noms de Madras et surtout Adyar me sautent aux yeux et réveillent en moi le souvenir d’une ancienne lecture.

L’auteur, Jacques Lantier, dans son préambule, m’interpelle par ses mots: « Qu’est-ce que la théosophie? La théosophie groupe l’ensemble des théories qui prétendent mener les hommes à la sagesse, en recherchant Dieu dans la vie intérieure, et la vérité éternelle dans l’enseignement commun à toutes les religions. ».

L’histoire se déploie ensuite sur près de trois cents pages. Malheureusement cette belle aventure s’étiole, rapidement après la mort de ses deux fondateurs, par des affrontements d’idées, d’ego, et toutes ces petits misères humaines qui ont miné les plus grandes civilisations.

Alors, de temps en temps, j’accompagne quelques amis pour flâner, rêver, méditer dans le grand jardin de la société théosophique. La faune et la flore y sont exceptionnelles. Les constructions résistent mal pour la plupart aux assauts du temps. Quand une porte d’ouvre, elle s’écarte sur les vestiges d’un autre siècle essayant, sans doute, de retenir quelques fantômes.

A Adyar, la société théosophique est une belle décrépite attendant le baiser d’un prince.

Qui réveillera ce jardin d’Eden en somnolence?

http://www.theosophie-adyar.com/

http://www.editionsadyar.com/

Je garderai mon coeur ouvert…

Vivekananda - 1863-1902

Vivekananda – 1863-1902

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je n’aime pas abuser des citations qui toujours sorties de leurs contextes, ne veulent plus dire grand chose sinon pour le « voleur de mots » dans le contexte de sa propre existence.

Mais « l’exception à la règle » me permet de retenir ce passage du Jnana-yoga » de Vivekananda (1863-1902).

§ § §

« Notre mot d’ordre sera donc d’admettre et non pas d’exclure. Non pas seulement tolérer, car la soi-disant tolérance est souvent un blasphème et je n’y crois pas. Je crois qu’il faut admettre le point de vue des autres. Pourquoi serais-je tolérant? Tolérer signifierait que je crois que vous êtes dans l’erreur et que je veux bien vous laisser vivre. N’est-ce pas blasphémer que de penser que vous et moi conférons à notre prochain le droit de vivre? J’accepte toutes les religions qui qui ont existé dans le passé et j’adore Dieu avec chacune d’elles, quelle que soit la forme sous laquelle elles L’adorent. 

J’irai à la mosquée du musulman; j’entrerai dans l’église du chrétien et je m’agenouillerai devant le crucifix; j’entrerai dans le temple bouddhique et j’y prendrai refuge dans Bouddha et dans sa loi. J’irai dans la forêt et m’assiérai pour méditer aux côtés de l’hindou, quand il cherche à voir la Lumière qui illumine tous les cœurs.

Non seulement, je ferai tout cela, mais encore je garderai mon coeur ouvert à toutes les religions qui pourront venir plus tard. ».

§ § §

 Je ne connais pas de mot qui caractérise cette vision de la vie, ou peut-être ne serait-elle pas la définition ultime du mot « Laïcité« ?

 

les 3 éléphants : Renoncer, recommencer… gagner la paix

Havre de paix loin de tous les tumultes

Havre de paix loin de tous les tumultes

En septembre 2006, un jeune couple de parisien décide de tourner une page de leur existence, ou plutôt d’écrire un nouveau tome à leurs mémoires de leur futur. Ils quittent Paris, parents, amis et plongent avec deux valises dans un insondable projet avec pour ambition de donner corps à un rêve fou comme le sont tous les rêves qui s’éteignent avec le crépuscule. Mais celui-là s’est incarné à la lumière du jour.

Échapper à la folie, trouver la paix.

Ils ont donc créé de toutes pièces, avec peu de moyens, un complexe écologique à 8 000 km de leurs racines, à Cherai-Beach, endroit sauvage près de Kochi dans le Kerala.

Lui se définit « artiste et philosophe »; elle est « anthropologue spécialisée dans les études de l’art de la performance »(?).

Le premier chapitre du tome II de leur existence à pris corps sous la forme d’un lieu où le temps, s’il ne s’arrête pas, ralentit à l’extrême et invite au repos et à la méditation. Nul ne passe ici par hasard. Ici nous sommes hors du temps.

A l’orée du Kerala, c’est un ponton dressé pour la découverte d’un pays de l’Inde qui a échappé à l’invasion bétonnière.

Ancré sur une langue de terre, adossé à la mer et regardant les backwaters, ce lieu de paix sauvage et l’accueil de ces fous heureux, bâtisseurs et chaleureux, « les 3 éléphants » est sans doute un avant goût du Paradis, si celui-ci existe.

S’il n’existe pas, il nous reste à le chercher, à le bâtir.

Parlement de la honte

P1210688

Pavé de 26 cm sur 16 paru dans « The Hindu » en page toutes éditions, politique internationale, le dimanche 16 février 2014. tirage quotidien: 2 800 000 exemplaires en Anglais.

Le premier réflexe est de commenter, lancer la pierre… le deuxième est de se taire et de rêver que l’on puisse ainsi « balayer devant sa porte ».

Traduction :

Cher Monsieur politicien,

pourquoi avez-vous transformé la Maison du Parlement en Maison de la Honte?

Plus de 150 million de jeunes Indiens sont en âge de voter en ce début de 2014 pour le scrutin Lok Sabha. Ayez les réponses qu’ils attendent.

Tiens-toi comme il faut, Inde.

Les jeunes regardent attentivement.

Le scrutin « Lok Sabha » qui va élire les députés et constituer l’Assemblée Nationale Indienne aura lieu entre la mi-avril et début mai en cinq ou six phases et impliquera environ 800 millions d’électeurs.

www.thehindu.com

facebook.com/thehindu