Birmanie : la détresse des Rohingyas

Birmanie : la détresse des Rohingyas.

Les medias nous bombardent, plus ou moins innocemment, d’informations sur les misères du Monde. Ils font des choix des misères publiées en fonction de critères souvent (?) économiques : il faut plaire au lectorat, il faut faire de l’audience! La misère est un produit de consommation à manipuler avec beaucoup de prudence face à un public aux « appétits » versatiles. Nous sommes face à cette « abomination » de notre civilisation (!) qui a su transformer la misère en source de profits!

Etienne Lallement

 

VALAIKAPPU

Nous nous sommes pliés avec grâce au rituel de Valaikappu

Nous nous sommes pliés avec grâce au rituel de Valaikappu

Suresh avait insisté pour que nous venions participer à Valaikappu.Son épouse est enceinte de 7 mois de leur premier enfant et cette cérémonie est d’une importance capitale pour le jeune couple.

En effet, cette cérémonie est réputée porter chance à la femme enceinte ainsi qu’à son bébé.

Dès notre arrivée, le futur papa nous offre le petit-déjeuner à l’Indienne, puis tout le monde monte sur le toit terrasse. La future maman est assise sur une cathèdre  et tous l’entourent. On dépose à ses pieds des présents composés de corbeilles de fruits, de friandises ou de boissons. La cérémonie n’est menée que par des femmes. Celles-ci, chacune leur tour, vont imprimer sur le front de l’épouse le bindu de kum-kum, bénir d’un imposition des mains ou d’une aspersion de riz. Ensuite, elle passe à chacun des bras un bracelet de verre coloré. Ces bracelets vont tintinnabuler aux avants-bras jusqu’à accouchement à chaque geste de la mère. La coutume veut que cette musique cristalline éloigne les démons de la future mère et de son enfant. Cela permettra, aussi, à se dernier de percevoir in utero chaque mouvement de la femme qui le porte. Le papa de la future mère lui passe deux bracelets en or. Seule la bénédiction par le riz est permise aux quelques hommes présents: je ne m’en prive pas.

La cérémonie achevée, le repas de fête est servi à tous. Il est essentiellement composé de 9 riz différents ou plutôt de 9 préparations à base de riz aux épices variés déposés sur une feuille de bananier.

Chacun étant rassasié, la future maman fatiguée, son mari rassuré, tous, ayant reçu un cadeau, reprennent le cours de leurs activités habituelles.

La maison Tamoule

Pénétrer dans Pondichéry, c’est plonger dans le ventre d’une cité indienne populeuse, exubérante, colorée, bruyante et sale.

Puis, tout à coup, ayant franchi la double voie que forment Ambour salai et Gingee salai cernant à l’étrangler un canal aux eaux verdâtres et nauséeuses, Pondichéry, la blanche, la française, nous éblouit. Ici l’atmosphère s’est immobilisé depuis 1956 quand le comptoir français choisit dans la plus grande indifférence métropolitaine, d’intégrer la nation de Gandhi, le Mahatma, la Grande-Âme.

Ici on devrait parler français. C’est l’une de cinq langues officielles du territoire, mais les textes précisent que dans un soucis de compréhension la plus large, l’anglais sera utilisé. Il est de plus en plus difficile de trouver des francophones dans la ville. Les seules que nous rencontrons sont à genoux, priant et chantant, au pied d’ un ostensoir rayonnant dans l’église de Notre Dame des Anges.

L’atmosphère du quartier français a gardé quelques encrages dans le quartier Tamoul. Ainsi la rue Calve Subbraya Chetty aux curieux mélanges indo-français. Au milieu de la rue, une galerie d’art somnole. Un marchand de journaux français nous convainc que notre langue, ici, n’est pas tout à fait morte.  Et la maison Tamoule.

Cette dernière, engluée dans cette voie mi-terne mi-glauque mais paisible, s’est comme recroquevillée en elle-même et a laissé à la rue une triste façade.

Il suffit de franchir le porche. Bientôt tout s’éclaire. Ou presque, car ici tout est en demi-teinte et en demi-mesure. Celui qui cherche, en ce lieu, le luxe, le confort et les normes du XXIème siècle, ne peut que fuir. L’opulente maison s’est figée depuis le XIXème siècle. L’installation électrique est plus récente: les tableaux de bois et les interrupteurs de bakélite témoignent des années 40 et 50 du siècle dernier. Les exploitants ont cédé aux exigences de notre temps et fait installer « la clim » et « l’écran plat ». Trahison! Hérésie!

Un bon de deux siècles en arrière mérite, oblige à un abandon à des us, coutumes et confort qui ne sont plus les nôtres. Les exploitant ont voulu préserver un cadre hors du temps avec un mobilier qui ferait frémir plus d’un antiquaire. Ici la colonne Tamoule supporte tout par la résistance de ses bois précieux.

Au détour d’un couloir, j’ai cru discerner l’ombre d’un Kipling ressuscité, venu écrire ici quelques contes fantastiques, romans ou nouvelles à l’abri de l’enfer de la ville. Il doit se morfondre ou se désespérer, ne pouvant que constater que les fils de ses fils ne soient pas encore devenus des « Hommes ».

Ici les photos sont plus belles que la réalité, mais la réalité est à la hauteur de nos rêves, de nos nostalgies, de notre envie d’écrire, nous aussi, notre « Livre de la Jungle » ou « La plus belle histoire du monde ». Rudyard – nous pouvons l’appeler ainsi, nous sommes désormais si proche – s’est, peut-être penché sur ce même bureau de bois sombre où, audacieusement, j’ai osé poser mon livre et une bouteille d’eau! Ou, peut-être s’y est penché Gérard de Nerval venu ici, ayant, au combien dépassé saint Jean d’Acre pour poursuivre son « Voyage en Orient ».

Cette maison est faite pour que l’esprit vagabonde, que le rêve se transcende.

Ne nous en privons pas.

brève 002 – lue dans un magasine

C'est la devanture du salon de coiffure message (premier étage). Qu'est ce que vous vouliez que je mette d'autre comme photo?

C’est la devanture du salon de coiffure massage (premier étage). Qu’est ce que vous vouliez que je mette d’autre comme photo?

lue chez le coiffeur, dans un magasine de mode, l’annonce suivante s’adressant aux futures mariées : « En vue de la préparation au mariage, l’hôpital XXX propose des réductions de diamètre de vagin ainsi que la réparation ou reconstruction de l’hymen.

PS: Je communiquerai l’adresse à toute celle qui m’en feront la demande. Discrétion assurée.   .