Kerala 07 : Backwaters 02

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De lourdes barges de bois, d’osier tressé et de bambou transportaient depuis des siècles, voire des millénaires, les riz et épices, les thés et les cafés et tout ce que l’homme voulait déplacer dans ce pays où l’eau et la terre ne font qu’un.

Fi des cardamones, gingembres et cannelles, girofles et muscades, le touriste, désormais, apponte le Kettuvalam, transformé en résidence flottante. Les backwaters se visitent aussi en famille et entre amis.

Il suffit de se laisser glisser dans ce monde encore sauvage où, tel le plumage du cacatoès, la symphonie des verts se laisse éclabousser de scintillements multicolores. La méditation vient en navigant. L’imagination se laisse emporter sur les chemins aquatiques où glissèrent depuis 3 000 ans, Vénitiens et Chinois, Égyptiens et Romains, Phéniciens et Persans.

Si l’imagination ne suffit pas, ouvrons et relisons Agatha Christie ou Gérard de Nerval. Notre mémoire universelle se réveillera au seuil d’un palais hollandais, dans les parvis d’une église portugaise, dans les effluves des encens des temples hindous ou à l’ombre d’une synagogue.

Et si la plume nous en dit, gravons notre rêve au fil de l’eau.

voyage au Kerala proposé par Isabelle Koch pour Shanti Travel sur les barges de la société Evergreen – www.shantitravel.com –

Kerala 06 : Backwaters 01

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A l’aube frémissante, le pêcheur vous invite à le rejoindre dans sa pirogue

Qui n’a pas salué le soleil a son apparition sur les Backwaters, n’a pas connu la paix.

A l’aube frémissante, le pêcheur vous invite à le rejoindre dans sa pirogue. Il plonge doucement sa longue gaule et fait danser d’une valse lente son esquif qui caresse plus qu’il ne brise la surface des eaux saumâtres du lagon. Les filets chinois déchirent la lumière du jour encore balbutiante. Ils tissent dans le ciel des dentelles sombres de leurs toiles arachnéennes. Ici tout est paix. Tout est silence.

Bientôt, peu-à-peu, la vie animale ressuscite. Des berges verdissantes s’élèvent un concert où chacun choisit sa partition, son namaskar qu’il chante, pépie, gazouille, babille, ramage ou siffle. Une famille de canards nasille et croise notre imperceptible remous arrière. Quelques rares albatros piaulent cherchant les courants ascendants face au soleil incandescent qui incendie le sommet des cocotiers.

Les hommes arrivent. Les plus fortunés lancent leurs nasses. Les plus modestes, de l’eau jusqu’à la taille ou même jusqu’au cou, pêchent à la main. Les filets de pêche chinois commencent leurs révérences et plongent tour à tour sans abîmer le miroir des eaux.   Le passeur initie son va-et-vient qui ne s’achèvera qu’au crépuscule finissant.

Kerala 05 : Periyar Tiger Reserve

Le lac Periyar s'étend dur 26 km². Il est la conséquence de la construction en 1895 du barrage de Mullaperiyar.

Le lac Periyar s’étend sur 26 km². Il est la conséquence de la construction en 1895 du barrage de Mullaperiyar.

Si le mot « Tigre » apparaît dans son nom, nous n’en avons pas vu l’ombre d’un seul. D’ailleurs notre « croisière » sur le lac Pariyar s’étant déroulée à l’heure de la sieste animale, nous ne découvrîmes de la faune, toutes espèces confondues, que quelques  spécimens attardés sur la berge. Les meilleures heures pour l’observation de la vie animale seraient le levé ou le couché du soleil. L’accessibilité des barges est difficiles, tant se pressent de nombreux amateurs et il nous a fallu faire la queue pendant plus de deux heures dans une cohue humaine très indienne, pour obtenir les sésames d’embarquement.

N’empêche! Cette promenade aquatique dans un milieu préservé, est un moment de grâce.

Kerala 04 : Perdre la tête

Fort Kochi. Près de la synagogue.

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J’écarte quelques vieux journaux souillés. Un regard goguenard, mais noyé de tristesse me fixe. Qui a déposé contre la margelle de ce puits, sur ce parking sauvage, ce visage buriné et dans quelle intention. L’histoire de ce faciès doit être bien longue et les lèvres closes semblent avoir beaucoup à dire. Beaucoup à raconter. Raconter une histoire, raconter son histoire. Celle d’une pierre arrachée à la montagne et soumise au burin du tailleur de pierres. De cette pierre brute, l’artiste a tiré ce masque. Avait-il sous le maillet de sa naissance ce même regard désespéré qui semble nous dire, telle une épitaphe, semble nous répéter : « j’ai été ce que vous êtes, vous serez ce que je suis. ».

Mais je rêve que cette tête ennoblissait un bas-relief voué à la destruction et que la main qui levait l’outil sacrilège du démolisseur fut retenue par son maître vaincu par ce regard profond, ce regard d’humanité. Ce regard désespéré.

Kérala 01 : Héritage Chinois

– KERALA – FORT KOCHI –

Filet de pêche chinois utilisés ici depuis 1350

Filet de pêche chinois utilisés ici depuis 1350

En 1341, des conditions climatiques calamiteuses formèrent, par la force des eaux, un port naturel. Cela fit l’affaire des colons et des marchands venus du monde entier. Ils firent la fortune de Cochin. Au XVIème siècle, les Portugais édifièrent une forteresse. Fort Kochi fut ensuite occupé par les Hollandais, puis les Anglais. Tous y ont laissé des traces. A l’époque de Marco-Polo, l’amiral chinois Zeng He, sous l’autorité de l’empereur Kubilai Khan, y fit escale en 1350. Son passage y fut suffisamment marquant pour laisser aux autochtones une technique de pêche particulière. La pêche au carrelet y est toujours en activité, sans doute maintenue artificiellement pour son attrait touristique.

Il faut dire que le travail est harassant. Pour quelques roupies, les touristes peuvent jouer au « pêcheur ». L’effort de quelques minutes démontre, à peine, la pénibilité d’un travail peu productif. A chaque remontée, quelques petits poissons peu appétissants s’agitent dans le filet. La pêche, quand elle n’est pas motivée par l’attrait des visiteurs, se pratique essentiellement le nuit, au fanal, la vente se faisant, sur place, dès le petit-matin.

Heureuse Année 2014!!!

... tu connaitras l'univers et les dieux!

… tu connaîtras l’univers et les dieux!

Il y a bien longtemps, les grecs gravaient au fronton du temple de Delphes :

« Connais-toi, toi-même et tu connaîtras l’univers et les dieux ».

Les penseurs hindous des XIX et XXème siècles ne disaient pas autre chose.

Dans son enseignement du Jnâna-Yoga, Ramakrishna (1836-1886) commence par cette phrase : « Connaissez-vous vous-même et alors vous connaîtrez Dieu. ».

Ramana Maharshi (1879-1950), à toute personne qui l’interrogeait autant sur les mystères de l’univers que sur des questions les plus personnelles, enseignait que le chemin le plus facile pour obtenir la réponse à toutes nos questions et obtenir la délivrance, consiste à se demander, « Qui suis-je ? ».

Alors, pour cette année 2014, souhaitons nous de rechercher sans crainte, « qui nous sommes » et porter aux autres la considération et  le respect que mérite chaque être humain, sans jugement et sans haine malgré les différences qui nous séparent par la naissance, l’ éducation, la culture et la personnalité.

Au contraire, puisons dans cette différence, la chance de notre évolution. L’autre est le reflet de nos bonheurs et de nos angoisses inavouées.

Pour 2014, trouvons « nous » dans l’autre, trouvons dans l’autre, l’essence de notre bonheur, de notre équilibre et, résultante de cette quête, trouvons la santé de l’esprit, du coeur et du corps.

Nous vous embrassons bien affectueusement

Etienne & Béa

Mariage Indien, Mariage Hindou

Ce que nous appelons « Amour » entre peu dans la formation des couples Hindous. La caste, la religion, l’astrologie, le choix des parents sont déterminant dans les épousailles indiennes. De nombreux époux se sont connus le jour des noces. Se retrouver dans la couche de quelqu’un que l’on vient juste de vous présenter doit être assez traumatisant. Peu à peu, au contact des occidentaux et sous l’influence des médias, télévision et cinéma, les mentalités changent, mais surtout en milieu urbain.

Ce n’est pas le cas de Rakesh et Sangeetha qui travaillent dans la même société, Maersk-Line. De ce fait, nous avons ouvert une parenthèse dans nos vacances au Kerala pour participer à la cérémonie.

« La cérémonie du mariage se fait différemment par les Hindous vivant dans des régions différentes et parlant des langues différentes. Mais, si le rite le plus important qui fait parti de tout mariage hindou effectué dans n’importe quelle région est appelé Saptapadi, c’est-à-dire faire sept pas ensemble, avec Agni (le feu) comme témoin. La dite cérémonie contient des mantras qui signifient que les mariés prennent les sept pas ensemble pour la coopération mutuelle et sont ainsi déclarés « amis« . » (L’Hindouisme pour tous – Dr Ramachandrasekhar et T.S;Srinivasan – édition GIRI).

India’s Mars Odyssey Glory

l’Inde lance une mission à bas-coût vers Mars

http://www.lexpress.fr/


NEW DELHI

Par AFP, publié le 03/11/2013 à 08:33, mis à jour à 08:36

New Delhi – L’Inde a lancé dimanche le compte à rebours de son plus ambitieux projet spatial avec le départ pour Mars, prévu mardi, d’une sonde développée en quelque mois pour une poignée de dollars.

Planète Mars: l'Inde lance une mission "low cost"
L’Inde a lancé dimanche le compte à rebours de son plus ambitieux projet spatial avec le départ pour Mars, prévu mardi, d’une sonde développée en quelque mois pour une poignée de dollars.

Après l’échec en 2011 de la première mission martienne de la Chine, sa grande rivale, l’Inde ambitionne d’écrire l’histoire de l’exploration interplanétaire en devenant le premier pays d’Asie à atteindre la planète rouge, à plus de 200 millions de km de la Terre.

Un satellite de 1,3 tonne, le Mars Orbiter, doit être lancé à l’aide d’une fusée de 350 tonnes depuis la base de Sriharikota, dans le golfe du Bengale, à environ 80 kilomètres au nord-est de Chennai (Madras).

Le lancement aura lieu mardi à 14h38.

la suite: http://www.lexpress.fr/actualites/1/actualite/planete-mars-l-inde-lance-une-mission-low-cost_1296241.html

La ville des Paons

Au VII et VIIIème siècles, Chennai pas plus que Madras n’existaient. Mylapore qui désormais est un des quartiers les plus animés de la capitale du Tamil-Nadu, était une bourgade et un port maritime important de la dynastie des Pallava. Ceux-ci développèrent également le port de Mahabalipuram un peu plus au sud.

Mylapore est le nom moderne de Mayilapura qui signifie « la ville des paons ». Ce nom évoque la légende selon laquelle Parvati, l’épouse du dieu Shiva, se serait transformée en paonne pour l’adorer. Le temple actuel a été construit au XVIème siècle, après la destruction par les Portugais du lieu de culte originel.