Fiat Lux: la lumière jaillit de l’obscurité

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Kanchipuram est l’une des 7 villes sacrées de l’Hindouisme.

Ancienne capitale de la dynastie des Pallava, entre le VIème et le VIIIème siècle, la ville conserva son titre et sa renommée sous les règnes des autres familles Dravidiennes: Chola, Pandya et Vijayanagar.

Si une lumière certaine jaillit des temples de pierres ou de sable, une autre plus mystérieuse, plus envoûtante, plus émouvante encore resplendit des ateliers des tisserands. Par la magie de doigts habiles héritiers de siècles de pratique et de transmission, sur des métiers antiques, surgit la sublimation d’œuvres commencées par la nature. La soie dompte la lumière dès sa sortie d’ateliers sombres et glauques. Dans les ventres obscures des masures, la gestation et le travail sont longs. L’artisan-magicien se penche sur son métier dix heures par jour de dix heures de travail à la seule lueur blafarde de néons poussiéreux. Ici, Sûrya ne pénètre pas. Il ne jouera avec les fils d’or et de soie qu’à l’achèvement de l’Oeuvre. Du chef-d’oeuvre. La soie parsemée d’or reçoit alors la lumière comme une eau baptismale qui l’offre à la vie. Qui l’offre à l’envie.

Mer meurtrière, mer nourricière…

La deuxième plage du monde... par la longueur, mais certainement la plus meurtrière.

La deuxième plage du monde… par la longueur, mais certainement la plus meurtrière.

Le titre de deuxième plage du monde après Copacabana peut faire rêver. mais la réalité est bien différente. Des dizaines de milliers de personnes y déferlent chaque jour attirées par la fraîcheur de l’eau et de la relative sensation de liberté qu’engendre les espaces marins.  Le sable cuit la plante des pieds. Sa température au mois de mai, le mois le plus chaud de l’année, dépasse les 50 degrés centigrades.

Alors l’attrait de l’eau est irrésistible, Mais c’est un leurre dangereux, parfois mortel. Un panneau, planté sur le front de mer, rappelle qu’en 2007, plus de 4 personnes par jour sont mortes en cédant aux chants des sirènes.

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La terrible sommation semble bien souvent ignorée par la jeunesse de Chennai.

Entrer dans l’eau, c’est déjà subir un énorme choc thermique. La pression culturelle, les traditions et la rigueur de la morale obligent à se baigner habillé. Les habits gorgés d’eau entraînent au large et par le fond.

Les habits gorgés d'eau deviennent un lest parfois mortel.

Les habits gorgés d’eau deviennent un lest parfois mortel.

Une partie du front de mer, à l’écart des résidences huppées et des bâtiments officiels, est occupée par la faune des pêcheurs tirant de maigres pitances d’un carnassier golfe du Bengale.  Ici, pas de pêche miraculeuse malgré la proximité de la tombe de l’apôtre Thomas. C’est en risquant leur vie qu’ils survivent au quotidien.

 

 

 

Religions…

Les admirateurs de Gandhi se font photographier près de son buste dans l'entrée de la maison.

Les admirateurs de Gandhi se font photographier près de son buste dans l’entrée de la maison.

Je citais dans un article précédent les paroles de Vivekananda sur l’acceptation de toutes les religions. Le Mahatma Gandhi va lui même encore plus loin dans ses propos tenus face à ses confrères des « International Fellowships of Reconciliation » en 1928.

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« Après une longue étude et une longue expérience, je suis venu à la conclusion qu 

1°) toutes les religions sont vraies

2°) toutes les religions ont en elles quelque erreur

3°) […] Ma vénération pour d’autres fois est la même que pour ma propre foi. […] L’objet des Fellowships doit être d’aider un Hindou à devenir un meilleur Hindou, un Musulman de devenir un meilleur Musulman, un Chrétien de devenir un meilleur Chrétien. ».

Non seulement, les « grandes » religions. Interrogé sur l’animisme, il répondit:« […] je ne puis sentir qu’il me soit inférieur ». […]Une fourmi peut-elle désirer que sa propre connaissance et expérience soient accordées à l’éléphant? et vice et versa?… Priez plutôt que Dieu donne à votre ami la plus pleine lumière et connaissance, non pas nécessairement celles qu’Il vous a données.

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Propos rapportés par Romain Rolland dans : « La vie de Vivekananda et l’évangile universel » – Stock –

Ci dessous : Maison où résida le Mahatma Gandhi de 1917 à 1934 à Bombay (actuelle Mumbai)

Société Théosophique: L’ombre d’une belle idée

La théosophie mérite mieux que le linceul de la poussière du temps.

La théosophie mérite mieux que le linceul de la poussière du temps.

1971. J’ai 20 ans. Je reviens d’une colonie de vacances. Sur le trajet, une perforation de l’estomac me vide de la moitié de mon sang et me cloue dans l’inactivité pendant un an. Dans ce laps de temps, j’accumule les lectures. Entre autres, je m’abonne, en pré-édition, à une collection de livres reliés: « Histoire des idées, des héros, des sociétés de la France secrète et de l’Occident.

Deux ouvrages vont, particulièrement, retenir mon attention: « La Franc-maçonnerie » et « La Théosophie ». J’ouvrirai le premier 14 ans plus tard. Le second, je le relis 42 ans après.

En effet, à l’occasion de la mission professionnelle de Béatrice en Inde, scrutant la carte de la région de Chennai, les noms de Madras et surtout Adyar me sautent aux yeux et réveillent en moi le souvenir d’une ancienne lecture.

L’auteur, Jacques Lantier, dans son préambule, m’interpelle par ses mots: « Qu’est-ce que la théosophie? La théosophie groupe l’ensemble des théories qui prétendent mener les hommes à la sagesse, en recherchant Dieu dans la vie intérieure, et la vérité éternelle dans l’enseignement commun à toutes les religions. ».

L’histoire se déploie ensuite sur près de trois cents pages. Malheureusement cette belle aventure s’étiole, rapidement après la mort de ses deux fondateurs, par des affrontements d’idées, d’ego, et toutes ces petits misères humaines qui ont miné les plus grandes civilisations.

Alors, de temps en temps, j’accompagne quelques amis pour flâner, rêver, méditer dans le grand jardin de la société théosophique. La faune et la flore y sont exceptionnelles. Les constructions résistent mal pour la plupart aux assauts du temps. Quand une porte d’ouvre, elle s’écarte sur les vestiges d’un autre siècle essayant, sans doute, de retenir quelques fantômes.

A Adyar, la société théosophique est une belle décrépite attendant le baiser d’un prince.

Qui réveillera ce jardin d’Eden en somnolence?

http://www.theosophie-adyar.com/

http://www.editionsadyar.com/

Je garderai mon coeur ouvert…

Vivekananda - 1863-1902

Vivekananda – 1863-1902

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je n’aime pas abuser des citations qui toujours sorties de leurs contextes, ne veulent plus dire grand chose sinon pour le « voleur de mots » dans le contexte de sa propre existence.

Mais « l’exception à la règle » me permet de retenir ce passage du Jnana-yoga » de Vivekananda (1863-1902).

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« Notre mot d’ordre sera donc d’admettre et non pas d’exclure. Non pas seulement tolérer, car la soi-disant tolérance est souvent un blasphème et je n’y crois pas. Je crois qu’il faut admettre le point de vue des autres. Pourquoi serais-je tolérant? Tolérer signifierait que je crois que vous êtes dans l’erreur et que je veux bien vous laisser vivre. N’est-ce pas blasphémer que de penser que vous et moi conférons à notre prochain le droit de vivre? J’accepte toutes les religions qui qui ont existé dans le passé et j’adore Dieu avec chacune d’elles, quelle que soit la forme sous laquelle elles L’adorent. 

J’irai à la mosquée du musulman; j’entrerai dans l’église du chrétien et je m’agenouillerai devant le crucifix; j’entrerai dans le temple bouddhique et j’y prendrai refuge dans Bouddha et dans sa loi. J’irai dans la forêt et m’assiérai pour méditer aux côtés de l’hindou, quand il cherche à voir la Lumière qui illumine tous les cœurs.

Non seulement, je ferai tout cela, mais encore je garderai mon coeur ouvert à toutes les religions qui pourront venir plus tard. ».

§ § §

 Je ne connais pas de mot qui caractérise cette vision de la vie, ou peut-être ne serait-elle pas la définition ultime du mot « Laïcité« ?

 

La Société Générale va créer un nouveau centre à Chennai en Inde au cours de l’été 2014.

La banque fait découvrir ses centres de back-office en Inde à ses syndicats.

La Société Générale emploie à Bangalore plus de 3.500 salariés répartis sur deux sites. - Photo DR

La Société Générale emploie à Bangalore plus de 3.500 salariés répartis sur deux sites. – Photo DR
Cap sur Bangalore. Conviées par la Société Générale pour visiter les installations délocalisées dans la « Silicon Valley indienne », la plupart des organisations syndicales ont répondu présentes : « La chose pourrait paraître incongrue, mais il vaut mieux aller voir sur place, savoir de quoi on parle plutôt que de boycotter la proposition », fait valoir un délégué syndical. Fin février, les représentants FO, CGT, SNB et CFTC se sont donc envolés pour Bangalore pour quatre jours d’observation sur le terrain. « C’était la première fois que des syndicats se déplaçaient, la direction a veillé à ce que tout soit réglé comme du papier à musique », sourit un autre représentant des salariés.

Visite guidée

Au menu, visite guidée du centre de back-office, Global Solution Center (SG GSC) de la Société Générale, qui fournit une gamme de prestations aux services du groupe à travers le monde. Et prise de contact avec les universités, qui viennent grossir les rangs des entreprises européennes implantées dans la région. Créés en 2000, les centres indiens de la banque de la Défense se sont peu à peu étoffés, faisant de la Société Générale la plus grosse banque française de la région aux côtés de BNP Paribas qui dispose aussi d’une filiale dédiée, BNP Paribas India Solutions. Désormais, la Société Générale emploie plus de 3.500 personnes réparties sur deux sites. Des salariés qui se cantonnent principalement aux services informatiques pour la zone Asie-Pacifique, les Etats-Unis et l’Europe.

L’objectif d’un tel voyage ? Pour la direction il s’agit avant tout de désamorcer les tensions à l’heure où un nouveau centre devrait être créé à Chennai au cours de l’été, pour accueillir 200 postes délocalisés. « Nous invitons nos partenaires sociaux à se rendre sur les sites, pour comprendre la réalité des différents métiers », fait valoir le groupe.

Vigilance

Signataires d’un accord avec le groupe qui encadre toute restructuration à venir, les représentants syndicaux restent vigilants. Engagée dans un plan de réduction de coûts, la Société Générale a supprimé près de 1.700 postes au cours des deux dernières années et un plan de 400 postes est encore en cours de négociation. Pour préserver les emplois en France, les organisations syndicales réalisent qu’il va falloir batailler ferme. « Contrairement au discours qui est tenu à Paris, à Bangalore on revendique une qualification élevée, du point de vue des Indiens, les prochaines années seront celles de leur développement dans leurs fonctions expertes », averti Michel Marchet, délégué syndical national CGT à la Société Générale, dans son carnet de voyage à l’attention des salariés.

Sharon Wajsbrot
Écrit par SHARON WAJSBROT
Jen savoir plus journal Les Echos 360http://www.lesechos360.fr/

Alstom livre au métro de Chennai, en Inde, les deux premières rames produites localement

Alstom vient de livrer à l’autorité des transports de Chennai, en Inde, les deux premières rames du futur système de métro de la ville. Elles sont les premières à avoir été produites sur place, dans la nouvelle usine de fabrication de matériel roulant d’Alstom à Sricity, dans l’état d’Andhra Pradesh. Au total, l’industriel livrera d’ici 2015 un total de 42 rames, dans le cadre d’un contrat de 243 millions d’euros.

Les trains, en acier inoxydable, sont composés de 4 rames chacun et dotés d’un système de climatisation et de portes coulissantes automatiques électriques. Ils sont aussi équipés d’un système de freinage à récupération d’énergie.

Information : Fortuneo Banque